‹ Manuel de l'ingénieur des Ponts et chaussées rédChapitre 105 sur 128 · CHAPITRE Y. - GËNÉRALITÉS SDR LES ËLËHENTS DES PONTS, ETC. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y. - GËNÉRALITÉS SDR LES ËLËHENTS DES PONTS, ETC. m

L'appareil, dit H. Dupuit dans la note à laquelle nous empruntons les dessins, se compose de deux vis à têtes carrées, reppsant sur des plaques légèrement entaillées ; ces vis pénètrent simultanément dans le même écrou, ou en sortent, suivant le sens de la rotation imprimée à cet écrou au moyen d*un levier. En changeant le sens d'une des vis et en lui donnant un pas légèrement différent, on pourrait augmenter indéfiniment la puissance de cet appareil ; mais, tel qu'il est, il est parfaitement suffisant pour décintrer les arches de la plus grande portée. Chaque verrin coûte 75 à 80 francs.

Voici, ajoute M. Dupuit, les avantages du procédé : c'est qu'on opère avec une précision mathématique, qu'on peut descendre le cintre d'une quantité déterminée, si petite qu'elle spit ; c'est qu'on peut aller aussi vite et aussi lentement qu'on veut, sans crainte de chute brusque ; c'est que l'opération, commencée trop tôt, peut être arrêtée, suspendue, ajournée indéfini- ; ment ; c'est qu'un tassement inégal peut être corrigé, le cintre trop descendu ' sur un point ou dans toute son étendue, peut être remonté et remis en place ; c'est que les verrins ne craignent pas l'eau, et qu'une fois placés on pourrait les manœuvrer facilement, même submergés par une crue, au moyen d'un levier coudé.

Pour toutes ces raisons, H. Dupuit trouvait les verrins supérieurs aux boites à sable ; M. Beaudemoulin prétendait, au contraire, que les boites à sable C . ient moins susceptibles de donner lieu à des accidents et à des ruptures. Nou \ pensons que les verrins sont au moins aussi bons ; aux Ponts-de-Gé ils ont permis de remonter une voûte qui suivait le cintre, de la remettre en place, de la consolider et de la décintrer ensuite.

Seulement, les verrins coûtent plus cher que les boîtes à sable, c'est sans doute la raison qui a fait préférer celles-ci.

Les figures 5 de la planche XXXVU représentent les verrins avec lesquels H. l'ingénieur Paul Regnauld a décintré les 17 arches du pont de Saint-Pierre de Gaubert, sur la Garonne.

« Lorsque, les voûtes terminées, on voulait, dit H. Regnauld, enlever les cintres, on plaçait, enire les coins, des verrins qu'on faisait reposer sur les semelles inférieures, et dont, à l'aide de clefs de manœuvre, on élevait les ëcrous jusqu'à ce qu'ils vinssent presser suffisamment contre les semelles supérieures. Puis, à coups de masse, on desserrait les coins, et les verrins supportaient seuls le cintre. Alors, imprimant à leurs écrous un mouvement de rotation inverse du précédent, on les faisait descendre, et le cintre entier s'abaissait lentement, parallèlement à lui-même.

Cette manœuvre exigeait beaucoup d'ensemble de la pcit des ouvriers ; car il était important que les écrous descendissent de la même quantité pour que la charge fût uniformément répartie. Ce décintrement s'opérait par des abaisse-^ ments successifs de 0'",01. Les coins étaient chassés, mais insensiblement, de telle sorte que, lorsqu'ils laissaient O^^yOl de vide, on abaissait le cintre à l'aide du verrin.

On chassait de nouveau les coins, comme précédemment, puis, avec les verrins, on faisait descendre le cintre, et ainsi de suite jusqu'au moment où le cintre ne supportait plus la voûte.

Ce moyen avait l'avantage de ne pas éloigner les coins et l'on pouvait facilement s'en servir, en cas de besoin, comme points d'appui.

Ce mode de décintrement présente sur ceux employés jusqu'à ce jour les avan« tages suivants :

Digiti

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POiXIS £.1 MA^QîiNBUK:

i*^ On €l>tîent vn abaiasennentde cintre »i£âsi lent eiaussàf pégulier qqe posstU», et i>n dimiûitti la fréquence des aixidenls ;

3* On peut, en relevant les ètrous, lamenet l&cintie dana sa poekioii pnnmtfve si qticique déloPHialion seonanifesig da»œ la Toûte.

ttcsl c rtain qne le» terrinsont ées avantages sur les boites àsable;; lac^donc qu'on en aura à sa dispoeitian, oui fera bisn d'y recoovir.

Api^ascii piuyeite. — M. tingènieur Pluyette s'est semi, peur le décinfvement du poiit-viaduc de Nogent-sur-^ame, d^un appareil kigénieux,. dérivé itùh w>kùïei cairè que repi^éseake ea élèYalion la figuiauiréessoie.

Getappatfnli n*a guèia été employé qv*è Jltogent, el bous ne le dèârinuBs que d'une manière sammaure. IL ae comprend^ du oeste, à k seule. kispeclian dn

Sùus^les pomfoas P des fermes des cântres règne une* semelle S» sous laquelle est fixée une vt^ipaudàie en fonle^ dont les jaiiea ôvidàessaoÉ ftffaTe]:aèes. par L'es^ msvL d une nMilttt4e«

Cette roulette repose au somm^ dune surface de vis àfiM earrè; celle surftee en Tonte nsl suppoiièc par des nervures en fonte et tcmunèe à sa base par unepia<)ue en fouie montée sur trois, galets^ de* sorte que Tappareil tmti entier est mobile mitour de bhl aae Ysclical. La ratakoo s^ebtitalr au Hnuyen de leviers passés dans- des trous ménagés ad bêCL

ta rotation de la viss&ùansiorintseittn aboûsnemenftdèjiasrQalatte^ elle rapih port du déplucernent angulaire horizontal au déplacement linéaire vertical dépend ihi pasr de b vis.

CÎiaqtt^ appareil pèse, teui compns, 171 kilognanmiea etia caèlé 9& fraauasi. Avec 50 nppai eils on a décintré 30 arches de l&aaètK«»et 4 «te 50 àaèlres.

lesysièwe esi facile à mettre eo placer eli à manoKOfvrct; mais ilMms. parait inférieur aux verrins, car tt est plus encombrant et plttsekio.

mtmmtri^m ta t qiM ■ > * <«■ YmM ^ttu — On eamf>rei«l teot Tisliaêl f ilia'altache à la mesure exacte du tassement des voûtes lors du décintremerU

Digiti

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