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CHAPITRE PREMIER. — QUESTIONS PRÉLlMliNAlRES

Nouine disons point qu'il faille adopter toujours ces dimensions réduites.

Mais, ce que Ton doit éviter par-dessus tout, c'est de donner une portion de largeur inutile :

Ainsi, il ne faut pas faire une chaussée trop large pour une voiture, et trop étroite pour deux, ou trop large pour deux voitures et trop étroite pour trois, ou un trottoir trop large pour une personne, et trop étroit pour deux, etc.

De même, toutes les fois qu'on ne doit point s'attacher à l'effet produit, il faut supprimer les parapets à grande largeur, et adopter des garde-corps métalliques, simples et solides, qui, il est vrai, sont en général d'un médiocre aspect sur les ponts de pierre, mais qui économisent la largeur, et par suite la dépense.

Dans les grands travaux, il est permis de samfier quelque peu à l'effet architectural et à la décoration ; dans les travaux courants, il convient de rechercher la simplicité et l'économie.

Fondations. — Dans le traité de l'exécution des travaux, nous avons étudié en détail les divers genres de fondations, applicables aux ouvrages de toute nature. Nous ne reviendrons point sur ce sujet, et nous ne nous occuperons ici que de la superstructure des ponts, c'est-à dire de toute la partie située au-dessus (le l'étiage.

«HÀNTRE II

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Pieds-droitSy les murs qui s'élèvent jusqu'à la naissance de la ToAleet «[ni ia soutiennenl;

Imposte^ la dernière assise des pieds-droits; dans la pratique, on donne ce nom à la moulure qui généralement indique la dernière assise;

Naissance^ la ligne de séparation des pieds-droits et de la voûte ;

IntradoSy la surface vue à Tintérieur de la voûte ;

Extrados, la surface extérieure cachée (rextrados n*est généralement que dégrossi et recouvert d'un enduit, tandis que l'intrados est taillé avec le plus grand soin) ;

Reins, les parties latérales de la voûte;

Voussoirs, les pierres de la voûte formant comme une série de coins ju^t^• posés ;

Douellej la face courbe de chaque voussoir qui se trouve sur Tintrados ;

Clef, le voussoir du milieu; il y a toujours un nombre impair de voussoirs, ci la clef est le voussoir qui ferme la voûte, c'est celui que Ton place le dernier ;

Ouverture, la dimension horizontale de la voûte aux naissances;

Flèche ou montée, la dimension verticale maxima, mesurée au milieu de l'ouverture, et comptée à partir de la ligne horizontale des naissances;

Surbaissement ou surhaussement ^ le rapport de la montée à l'ouverture : une voûte surbaissée au ^^ est telle que sa flèche est la dixième partie de Touverturt^ une voûte surbaissée au \ est en plein cintre ; à vrai dire, le plein cintre est la limite qui sépare le surbaissement du surhaussernent. Quand la flèche ou montée dépasse la moitié de l'ouverture, on a des voûtes surhaussées; elles ne sont guère usitées que sous la forme ogivale.

Une voûte est caractérisée par la forme de la section droite de son intrados. On dislingue dans les ponts, les voûtes en plein cintre, en arc de cercle, en anse de panier, en ogive.

Plein cintre. — Une voûte est en plein cintre lorsqu'elle a pour section droite un demi-cercle; l'ouverture est le double de la montée.

Le plein cintre est d'un tracé simple et facile ; grâce à sa courbure uniforme, il produit toujours un bon effet; c'est la courbe la plus ancienne, et pour ainsi dire la seule usitée autrefois; il faut la conserver toutes les fois que cela est possible,.

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