CHAPITRE lY. — DESGRlPTiûll IIE& TEPES Dfi PONTS EN MAÇONNliiRIE. i
aalHn fruit de (Xy04 e&qui présente an m¥eau du $Qk uaeretraiU de QF'.ll^ sui
tout le pourtour; au-dessus \ient le fut de la pile. La base de fondation est ceœprise dans un rectangle de liB^yOl sur b^^^Q, Chaque pile se compose d'un corps reetangalaire flanqué de deux contre-forts
formant avant et arriére-bec.
Le corps pectafl^uLoire a ponr section uarecHangk der 6'»,65 sur 4 métrés;
verticalement, il comprend:
1* Un soubassement avec son cordon.. • • • • ^»80'
Sp Ls tût piùieipai. i8"»IO
3* Le couronnement, ooinppenant un banriftan
de 0",80 et une imposte de O'-.GO, en tout. . . • l",4a
Desorle que k henteur totale au-dessus an pk» des laissanee» est de 27'",60.
Lès contre-forts montent depuis les naissances jusqu'à la plinthe ; ils sont limités à deux plana, lertieaus et ont uae épaisseur uniforne de 1 métrés.; latéralement, ik. sont inclinés a^ee un fruit de 0"',034par mètre^ de aorte que leur saillie,, de l^^lù aux iiaksancea de la pile est réduite à 0"*,50 sous la plinthe.
On a*a pas repredaii sur les contre-forts tautes ka mookires qxù décorent k pile propremeni dite.
C'est du reste un principe général de ne pas mnltipiier les lignes horizontale» SUIT des viaducs ékvéa ; Tabsence de ces ligne» et k prédominance des lignes verticales donnuil à l'édifice l'aspect élancé que Faa remarque daaa ks eathédrdes gothiques.
Les culées oat quatre métrés d'épaisseur ; kur hauteur D*est que de 8 et de 9 métrés et leur largeur de Q'^^bb comme celle des piles. Elles se pralongent par des murs eni retour qioe rejoint une voûte en plein: cintre.
Cette disposition die culées évidées est genérak dans les viaducs ; avec les murs en retour, on augmente la résistance sans augmenter sensiblement le cube des maçonnecies.
Les voûtes sont, avons nous dit en plein cintre de 14 mètres de diamètre; les bandeaux des têtes sont extradossés parallèlement et l'^aisseur à k clef est de i mètre. Mais, dans le corps de voûte, l'extrados est un arcde eerelede 15 mètres de rayon, embrassant un angk au centre de 76°, et aboutissant par ses extré* mités à une plate-forme horizontale par laquelk la maçonnerie des reins est ara* sée à ô°',SO a»-desaus des naissances, figure 5.
Le couronnement et k vok sont supportés par deux galeries longitudinales contiguês, régnant sans interruption entre ks culées,, profilées suivant un plein cintre de l^ylO de diamètre; ces deux voûtes sont séparées par on fued-droit comme on le voit nettement sur k figure4, et encore ce pied-droit estrilpercé d'une petite voûte dans l'axe de ehaqœpile.
Cette disposition, dit M. Fessard, a eu le double résultat de permettre de don« Jier aux parties supérieures du viaduc un aspect et des dimensions monumentaies sans augmenter la charge ni k volume des maçonneries, et et finirnir la facilité de visiter, d'entretenir et de réparer à- toute époque les chapes des grandes voûtes, protégées d'ailleurs par celles des galeries longitudinales.
Le couronnement entre le sommet de la clef et celui du parapet a une hauteur totale de 4^,20 qui se subdivise comme il suit :
¥ Cne assise de O'^ySS au-dessus delà clef;
d» Des consoles de 1",10 de hauteur, 0*^,40 d'épaisseur, espacées de 0",58t
entre leurs faces voisines, saillantes de 0»,50 sur le nu des tympans, et engagée» de 1 mètre dans la maçonnerie;
3» Une plinthe formée d*un larmier de 0",40 de hauteur faisant saillie deO«,10 sur les consoles et une cimaise de.0°>,26 de hauteur, faisant saillie de 0",iO sur le larmier et dont la face supérieure forme trottoir;
4<» Vn parapet de 1 mètre de hauteur sur 0"»,30 d'épaisseur, terminé par une face plane dont les arêtes sont abattues en chanfrein.
Les eaux pluviales sont recueillies non par des caniveaux, mais par des gar-* gouilles sous trottoirs.
L'encorbellement porte à 7"», 05 la largeur de voie disponible, bien que la lar*geur entre les tympans ne soit que de ô^jÔS.
Le profil en travers comprend une chaussée de 5"»,05 encadrée par deux trottoirs de 1 mètre.
\jk chaussée est en empierrement, mais il vaudrait mieux qu'elle fût en asphalte.
a Cet ouvrage réunit d'une manière complète Tapparence delà force, l'harmonieuse grandeur de Tensemble et l'élégance des détails. Tout d'ailleurs concourt à donner au tableau une beauté singulièrement pittoresque : une vallée dans laquelle la Rance dessine ses contours, et où la mer amène presque sous les arches du viaduc les navires à voiles et à vapeur ; des coteaux où les rochers granitiques se mêlent à la plus riche végétation ; des constructions disséminées çà et là comme pour donner la mesure de la grandeur du monument ; au sommet, des fortifications crénelées qui semblent mettre en présence l'esprit des siècles guerriers et les œuvres pacifiques de notre époque industrielle; la ville assise sur le plateau est comme recueillie dans réternelle contemplation du paysage qui se déroule à ses pieds. »
On disposait à pied d*œuvre pour ainsi dire, d'excellents matériaux granitiques : tous les parements vus sont en moellon piqué, et les parties ornées, la plinthe, les consoles sont en pierre de taille.
Un a eu soin de ne pas placer de pierres de taille aux angles des piles, afin d'obtenir partout une égale compression. L'intérieur des piles, depuis leur base jusqu'au sommet est composé de pierres régulièrement taillées dans leurs deux lits, soumises à un parallélisme exact, de hauteurs d'assises égales à celles des pierres de parement, mais sans formes ni dimensions régulières en plan et s'as semblant entre elles à joints incertains.
Dans ces conditions, le mortier n'est plus qu'un remplissage et on aurait pu se contenter pour ainsi dire d'une construction à pierres sèches.
La maçonnerie a été bourdée avec du mortier de chaux hydraulique ; c'était de la chaux de Doué (Maine-et-Loire) et surtout de la chaux artificielle à double cuisson de Saint-Malo ; cette dernière est très-hydraulique.
Le viaduc avec les deux portions de route qui y accèdent a coûté 1,050,000 fr. environ.
La pression par centimètre carré sur le rocher est au maximum de. • . 8^,80
— — la base des piles au niveau du sol. . . 9*,50
— — l'assise des naissances des voûtes.. . . 6^50
Le granit ne s'écrasant que sous une pression de 700 kilogrammes, on voit qu'on n'a pas fait travailler les pierres à la compression à plus de i^ de leur charge de rupture. Il eût donc été possible, eu égard aux soins pris pour la con-
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