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CHAPITRE lY. — DESCRIPTION DES TYPES DE PONTS EN MAÇONNERIE

Le rapport du vide au pldn est de 1 ^60 pour le viaduc de la Feige.

Le raqpport du^ide au plein est de 1,56 pour cehii des Sapins.

11 faut tenir compte de ce que le rapport du vide an plein augmente avec la hauteur» ce qui explique en partie pourquoi ce rapport atteint 2'»,06 dans le viaduc de Dinan.

La pression par centimètre carré est

Ail sommet des piïes. . . 4>,51 ponr 1» viidoe d«la Feige et 4^,70 pour leiîadacdes Sapiw»( A la base des piles. . . . ^M — ^.20 —

Surie SDl de fondatiao. . 4^,1^ -. 5^,70 ~

Les deux viaducs ont été eiécutés en deux campagnes.

Les fondations ont été hourdées avec du : jortier de chaux très-hyitraiîliquedè toze (Puy-de-Dôme). Puis on a substitué un mortier de chaux moyennement hydraulique de Cussef , de pouzzolane d'Auvergne et de sable ; enfm on reconnut que les porphyres décomposés qu'on trouvait dans les fondations jotmieirt le rôle des arènes de Bretagne et se conduisaient comme des pouzzolanes.

Viaduc de laFure. — Le vîaduc de la Fure, construit par M. Toni-Fontenay, sur k chemin de Saint-Rambert â Grenoble, a beaucoup d'analogie avec le viaduc des Sapins que nous venons de décrire. H comprend i6 arches en ptein cintre de 14 mètres d'ouverture ; les piles ont S'^.dO anx naissances des Yoùtesei b mètres â la base.

La hauteur de ces piles est de 29",50, et la hauteur des rails au-dessus des eaux de la Fure est de 4!",40.

L'épaisseur des voûtes à la clef est de 0",8ff.

La largeur entre les parapets est de 8 mètres et de 8*,92 entre les tynïpans.

Les piles sont en maçonnerie ordinaire avec parements en moetfon piqaè et chaîaes de pierres de taille aux angles.

Les tympans et la douelle des voûtes sont en briques, ainsi que le parapet.

Le remplissage des reins s'est fait en béton maigre, et les eaux sont amenées par une ehape à des gargouilles ménagées dans le sommet des voûtes.

Le travail a été exécuté à forfait pour un million; le prix de revient du mètre carré d*élévation est donc de 115 fr. M.

4. Tiadmea de BaroirtiB et dm Malaonay. — Les vfaducs de Barentin et Malaunay» sur la ligne de Rouen au Havre, ont été construits sous les ordres d'un ingénieur anglais, 1. Locke. Hs ne présentait rien de particulièrement re^ marquable, si ce'u*est leur légèreté et sont surtout intéressants par les accidents dont ils ont eu à souffrir.

Le viaduc de Halaunay, représenté par les fgnres4^5» 8 delà planche XXVIl, comprend huit arches de 15 mètres d'ouverture; sa longueur totale est de 145 maires, et sa plus grande hauteur de 25 mètres. ^

Les piles ont 2'^,70 de largeur au sommet et S^,?0 à leur base prés du socle.

L'épaisseur des voûtes à la def est de (!1",75 ; cette épaisseur est uniforme sur tout le développement des intrados ; les reins sont rempKs en maçonnerie et le massif de remplissage est arasé horizontalement à peu prés â la hauteur du joint de ruptiu*e.

Les tympans sont élégis au moyen de quatre petites voûtes longihidînales en plein cintre de 1">,30 de diamètre ; de même le fût de la pile est évidé par quatre petites voûtes en plein ciiKtre de ^°^fi^ (f ouverture, dont les pieds-droits régnent sur toute la hauteur de la pile» comme ou le voit sur les coupes transversale et longiludinale,.

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igO PONTS EN MAÇONNERIE.

Sur les petits côtés, les piles ont un fruit courbe ; ce fruit courbe est adopté sur tous les ouvrages construits par les Anglais dans les lignes de Normandie.

Le socle seul des piles est en pierre ; le reste de la construction est en briques.

Le viaduc de Barenfin, dont nous allons parler tout à Theure, était construit sur le même modèle que celui de Malaunay ; il s'écroula et sa chute inspira les plus sérieuses inquiétudes pour son similaire. L'administration ordonna alors que le viaduc de Malaunay serait soumis à une série d'épreuves très-fortes; en particulier on lui imposa une surcharge prolongée de 3,000 kilogr. par mètre carré.

Cette surcharge ayant déterminé des mouvements à la base des piles dans le sodé, on décida que celui-ci serait consolidé par des boucliers en fonte, appliqués sur les faces opposées, et réunis par de forts tirants en fer.

Le viaduc de 5Ialaunay a coûté 660,000 francs ; le prix de revient est de 180 fr. par mètre carré de l'élévalion totale, et de 78 fr. par mètre cube de maçonnerie.

Le viaduc deBarentin est représenté par les figures 1,2, 3 de la plancheXXYII, tel qu'il a été reconstruit après sa chute. 11 est en rampe de 0>",016 et en courbe de 800 mètres de rayon, ce qui, on le conçoit, n'est guère favorable à la stabilité ; exécuté d'abord sur le même type que^celui de Malaunay, il s'écroula, et le conseil des ponts et chaussées exigea les modifications que représente le dessin. La reconstruction fut enlevée en six mois.

L'ouvrage comprend 27 arches de 15 mètres d'ouverture et la plus grande hauteur des rails au-dessus du fond de la vallée est de 33 mètres.

Le prix de revient a été de 123 francs par mètre carré de rélévation totale.

La pression maxima par centimètre carré, dans le viaduc de Barentin, est de 3^,95 à la retombée des voûtes, 5^,47 au milieu de la hauteur du fût, 4^,20 au sonmiet du socle et 3^,52 sur le béton de fondation.

5. ¥ladac de l'Aulne. — C'est à M. Ârnoux, ingénieur des ponts et chaussées que l'on doit la construction du magnifique viaduc de Port-Launay, sur l'Aulne, (ligne de Nantes à Brestj. Lui-même a décrit son œuvre dans une notice spéciale à la quelle nous empruntons les dessins de la planche XXYIII.

Nous ne parlerons point des fondations, dont nous avons donné le détail dans notre traité de l'exécution des travaux, et nous emprunterons au compte rendu de l'Exposition universelle de 1867, la description suivante :

« Le viaduc se compose de douze arches de 22 mètres d'ouverture et présente une longueur totale de 357 mètres. Sa hauteur est de 48"»,40 par rapport au terrain des prairies de la vallée, de 52",50 par rapport aii niveau moyen de la mer et enfin de 54'°,70 par rapport au sol de fondation des piles en rivière. Sa superficie en élévation est 14,310 mètres, parapet non compris, et le volume total de maçonnerie s'élève à 49,065 mètres cubes.

Pour les viaducs dont la hauteur dépasse 40 à 45 mètres, il a été jusqu'à présent d'usage d'établir deux étages d'arches superposées, ou tout au moins de contre-buter les piles par des voûtes intermédiaires de plus faible largeur, ainsi qu'on Ta fait, par exemple, au viaduc de Chaumont. Mais dans le cas actuel, la nécessité de conserver un passage facile pour les navires qui fréquentent les ports de Châteaulin et de Port-Launay, aurait obligé à donner à l'étage inférieur 30 mètres sous clef, et par suite l'étage supérieur se serait trouvé beaucoup moins élevé que l'étage inférieur, contrairement aux dispositions habituellement suivies. L'effet n'en aurait pas été heureux; et l'on a préféré renoncer à tout contre-butement intermédiaire en n'établissant qu'un seul rang d'arches.

En raison de la hauteur exceptionnelle ainsi donnée aux arches, il convenait d'augmenter pour elles l'ouverture ordinaire, afin de les maintenir dans de justes

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