CHAPITRE lY. - DESCRIPTION DES TYPES DE PONTS ER KAÇOMERIE
Les vides sont recouverts par des voûtes de remplissage dont la figure 5 donne l'intrados et la coupe, et ces voûtes sont aussi appareillées comme des voûtes droites.
Les voûtes de remplissage peuvent être très-légères; c'est un simple contreventement.
M. Tingénieur Ghastellier a construit, sur un bras de la Garonne, à Toulouse, une arche biaise de 45*, dans un système identique au précédent : cette arche est en arc de cercle de 24 mètres d'ouverture et de 4 mètres de flèche, supportée par des pieds-droits de 3^,46 au-dessus des banquettes de halage. Elle se compose de neuf arcs droits de i mètre de longueur de douelie, séparés par huit intervalles vides de 0*^,80. Les arcs de tête sont en pierre de taille; tes arcs intermèdiiires, oiiiBi que ïm ^tt«B mined» 4e reai)^lîs»age, sont an briques.
On reproche à ce système de donner trop de parement vu, et, par sui.e, d*ètre coûteux, mais il n'est pas besoin de traiter avec luxe le parement vu des arcs intermédiaires, et, d un autre cûté, la dépense supplémentaire est balancée par l'économie de maçonnerre.
Le système est surtout excellent, lorsqu'on dispose de briques à bon mavelié.
Il a même ét§ appliqué à de& ponts droits, qu'on a formé d'arcs rèunn par «lies Toutes minces, ou même par ées dall«s, comme nous Pavons indiqué sur le projet de petit pont en briques de 6 mètres d*0uventfre. Nous-mème, en ce moment, sous les ordres de M. l'ingénieur en chef Diegrai)d, oonsfruisons sur la Seine un pont formé de éeux arcs en maçonnerie de ciment, de chacun 2<",35 de hi^e, séparés par un vide de 1°»,75 qae reeouvre une petite voûte longitudinale; les arcs ont 35 mètres d'ouverture.
Nous signalerons encore une modification importante de Tapplication dm ares droits aux ponts triais; c'est celle qui a été adoptée par SM. 1^ ingénieurs Krantz, Partiot et Durai pour le pont biais de cinq arches construit sur la Vèzère, aux Eyzi* s (Twn).
a Le moyen le plus simple de construire une arche très-biaise, dit M. Partiot, celui qui s'offre le premier à l'esprit, consiste à faire une série d'arcs droits en pierre*, indépendants les uns dies autres et reliés entre eux par une maçonnerie de remplissage. Ces ares sont autant de petites voûtes droites qu'il est facile de comtruire. Us {onaent comme des poutres en pierre de taille, qui composent comme la partie essentielle du pont et qui en portent totite la structure. Ce genre âe yoûte a l'inconvénient de présenter une surface à redans, d'un aspect peu agréable à l'œil. Mais si Ton coupe les parties saillantes des ares en pierre de taille par la surface générale de la douelle d'intrados, on obtient une v<»ûte qui a les mêmes avantages, mais qui présente une forme continue. Les arcs paraissent ators sur l'intrados comme des chaînes ordinaires en pierre de taille et relient entre elles les différentes portions des maçonneries intermédiaires. C'est celte idée si shnple qui a été réalisée au pont des Êyziaa. »