CHAPITRE y. * GËNÊRÂUTËS SDR LES ÉLËMEISTS DES PONTS, ETC
dies sont uniquement soumises à des charges verticales, on peut toujours en calculer la section de telle sorte que la pression par unité de surface ne dépasse pas une limite donnée.
Une considération importante est celle de la forme qu^il convient d*adopter en plan pour les avant et arriére-becs.
Ces appendices doivent être profilés de manière à contrarier le moins possible le cours des eaux ; ils jouent le même rôle que la proue et la poupe des navires, et retardent d'autant moins l'écoulement qu*ils sont plus effilés.
Les seules expériences que Ton connaisse surTinfluence qu'exerce la forme des piles sont celles de Gauthey, que représentent les figures de la planche XXXI.
II a placé dans un canal, parcouru par une eau d'une vitesse supérieure à 5 mètres, de petites piles de section variable et il a relevé les profils en travers que le courant affectait sur les diverses faces de la pile.
Si Ton termine Tavant-bec par une face verticale dans le plan des têtes du pont, il se forme sur cet avant-bec un bourrelet circulaire saillant, d'où résulte un courant vertical affouillant la face amont de la pile ; sur les faces latérales se formaient des ondulations et des remous d'eau tranquille, et la surface d'écoulement se trouvait sensiblement réduite.
Avec un avant-bec formé de deux arcs circulaires concaves les courants latéraux s'accusent davantage encore, bien que le bourrelet saillant le long de l'avantbec perde de son intensité ; cette forme est détestable.
Avec un avant bec formé de deux arcs convexes, les eaux se relèvent en panache sur la face amont, et les courants latéraux existent toujours, mais au lieu de diverger comme dans le premier cas, ils tendent à se mettre parallèles.
L'avant-bec demi-circulaire produit un effet analogue avec une tendance à la divergence pour les courants latéraux.
Si l'on termine la pile par un angle droit, les eaux se relèvent en panache le long de Pavant-bec, et les courants latéraux occupent un large espace.
Le triangle équilatéral donne un effet analogue réduit.
La forme de pile en fuseau est de beaucoup préférable.
Lorsque les naissances des voûtes sont noyées, le courant rencontre sur une certaine hauteur la face plane des têtes et se trouve rejeté, ce qui rétrécit la section d'écoulement.
En somme, aujourd'hui la question de la forme des piles a bien moins d'importance qu'autrefois, car on a augmenté l'ouverture des arches en réduisant considérablement la largeur des piles, et la section d'écoulement est toujours rétrécie d'une faible quantité.
La forme de l'arriére-bec a moins d'importance ; il y a toujours une certaine zone triangulaire où les eaux restent tournoyantes derrière la pile ; elles offrent en cet endroit un remous plus ou moins accusé.
L^habitude générale aujourd'hui est d'adopter pour les avant et arrière-becs la forme demi-circulaire.
Cependant nous pensons qu'on a abandonné à tort les formes triangulaires ou plutôt ogivales, qui sont plus élégantes que le demi cercle et plus rationnelles ; rien ne s'oppose à ce qu'on les fasse revivre. La planche XXXI en représente deux types qui ne sont pas d'un mauvais effet.
Lorsqu'on a à craindre l'accumulation des glaces ou le passage de corps flottants, il faut éviter de donner à i'avant^bec un angle trop aigu ou le remplacer par un pan coupé.
Nous avons vu que Ton transformait quelquefois les avant et arrière-becs en
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véritables toiirb ; .c est ce (|u*#n a bit m ^onl Ao la.CoimrdB ^»0 fmt da ia M* ddssoa, dans uu but purjeiBeiUdécoriiUi!.
Au pont Louis-Philippe« à Paris, M. Féline Rnmany a appliqué m proÉljd'avaal* bec, repré.set)ié par laiigurreliie J0 platidi»' XÎSJI; 9» lien d'airair un tronc de cône, on a une suriace de révolution engondrée parla notalion d'jin pro&l coacave, renflé vrrs le ba:>, de luaniére à iiuitet' Jm tirone d'arbre. GâHe disitosilkon aurait [.ourciiél de dottoer plus de vi^'iiie«ir.à k tCO-RstructioB.» si« la plupsat du temps, les p.iriies ba^ib^ea it'éls^eiHt noyées par les eaus^ ei, camffîe la oomcAAèm peu acauscéc (daos ies parties JbaMtjes^ eUe pasae inaperçne. Ni^us pensoctaqueeette i'orMàc lu3àu use ol coûteuse n*est paaà imiter dmi& h'$ cas ondiâairea.
Kous en dirons autaut de U pile du peut de Wellesley à LiMerick, ^ue rapréseute la figure 3 delà pJaacJ»e.XXXtll:; les faces de cette pile sont courbes et sajat le prolongement tangentiel deiL<i idouelle 4e la «voAbe qui (est appaneillôe an far»e dentonnoir, c*««it-jhdire wee iioe (cMxne ivaaée dput ia Sjoatiou tnimiua test au ncûlieu de la voAAe.
Les paremenla doa pilas doJiKept ^tr^e lisaea de inamère kim pointfaire obstacle à i'écAulewwt; i\» dôiiK€«»t en ««libre létre 4(gaez solide» ip«ur réaietef ai» ehoes accidentels. Aussi les fait-on souvent en pierres de tailie ; jokhis il suffît, awfanl nous, d^ rectturir auxiu«elk)ns pi^pés^
&éoéiîaJLftnaftttit ies vvouasioirs des tébos ae n^teutneRt sur les a'«ant4>eG8 de manière à rendre ceux-ci bien soUdiûrjes d^ts^^ûtes. CepeadaMi, naits pensons que Ton peut évÂle^ .cette sujétictfi^et faice un )a»nt .ooiitiQU à Aa ire»cpiitr,e des aArantbec3<et dos tôtesdiu pont, pourvu qu*;on établisse la liaison à la bas» ipar un^aele, en haut par le cauroiiiiQK»eQl.iBt .à .t'intérieur par é» fiws fiioeBoiis f»08és 09 ]»autiaaea. LWjoaplai des looctleiis de ciment rend cette ys<ikiliiaD tcès^dÛe.
Le couronnement se pose généralement au oi^ieau des iplus JEiauAes eaïus wi^ gables.; >CH^p.eAdaiit il ^ry a pas de r.étgle £xe àtee .w^ei ; il eat conyoïaiable .d*arnêter Textrados à une dftsftfHncij^les lignes du caurotiMiieixieiit et die «tracer <cet($£> dos en conséquence.
On ne doit pas s'astreizidfle à «voir sur Jtei avani-becs des haateiurs d'afiéses ahsQluiuent égales; lil .suffit que la yariatieB nefioit pas trop fiarted'iHie assise ;à l'autre, Tégaiité est du re^ impassible à ojitenir toisqw le» voussairs desktui' deaux se retournent sur les av.ml-becs.
ije.couroo,ueKient des piles doit iêtre traité ai^ee mguenr; f»t6sque toujours, dans la décoration des ponts^ cVst par la mc'iigreur fue l'on pèche. Il laftit donc, noubas jyauJitiplLer les maulurces, u^is les accises éttengiqMematt jeu liiauteur et«a saillie.
Qtielqiues ingéniôiiFs reprodui&eo^t sur les piles lie ivmid de la conoiobe «u pUatbe» eu <y .metlainiauâBie les consoiles ou madiUMa Jiarsqdi^ii eu exaelesimsii plinthe ; ce système n'a pas prévalu Uyeu qu'il pukae oouduire à un bon eSTet dteoratÎL
L'habitude est de terminer les piles par un cône renversé i arêtes peu JÙacliDéas sur riMiMri2aD;<ci[QpeudafH« laraqu'oiB prcAciB^^lies piiiea jusqu'isu semoiet du p«»t, on aocuseu&ieux l'essature pour le speodateur qui rcg^de le pawtde loinoomaie pour Gâlui quiie jpareouAt* et lOn peut twer beoi parti die cette mamère de faine pour disposer latéralement à la chaussée tdiesrerugea, des,baiikca, des oiatirs d'arnement^des Iwcs de gaz. Mais il eed évident que c'*estlà nue.cau^e de d{|peMse supplèuM^Udise, qfi'iJ ae faut adoiettre que daus des cifiQ!0«^ta«eessipée«ak&»
Dans les exemples que nous avons donnés, on trouvera des profite d^ cûuirowoi' méats de {nUas; la Cguve 2 de lafAancbe JUUUilrâpràSfante le «surmuHuoeat «das
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