CHAPITRE V. — G£Nf:RAUTÊ6 6» CES ËLfM^TS DES PONTS, ETC
trottoiips, ri n'y ail en aueun point de diangement brusque 4e(UrocArk)n^ les cban^ geofients doi's'ent se faipe d*uhe manière insensible.
Tous les raccordements qui se font à angle dr&it so«t ti^ôsHMtuvais ; U disposition de la figure i, planche XXXfH, est délestaUe ; les voittxres risquent de rencontrer normalement la bordure (mn) et Tanj^le (m) ne tarde pas à être écoi^né.
Il est, du reste, à remarquer que cSst^e disposition, qu'on reticottire bien «souvent sur des ponts de petite ouv^ture est absokiinent irratiQnneUe : on s'impose Inexécution d'un parement vu sur tout le poorUnir {haei)y tandiis qu'en reportant b tète de {aé) en (M), on supprinierak les parements latéraux en augneutafii la Rouelle de la voûte, sans augmenter seReiblefoewt la dépense.
Les raccordements par quarts de cercle, que représente la figure 2, sont aussi peu acceptables puisqu'ils offrent un ou deux angles Aroits à la du*ectiioa des voilures.
Ce qu'il y a de mieux à l'aire dans oe^^s, c*6St de raccorder ^ar un pan cou^ {ef)y et mieux, ])ar une sinusoïde (abc) formée de deu« aresde cencle^
Lorsque le pont dessert, non-seulement une rue qui lui fait face, mais, enoulre des quais, ou raccorde les trottoirs par des quarts de rond (fig. 4), en a^Oiiit soin de ne rétrécir la largeur des trottoirs en aucun point.
Mais on arrive à ^e bien meilleurs résultats en donnant au^c «voilures plus de longueur pour opérateur conversion à angle droit, et, dans ce sens, Tusage cU's voussures, comme aux ponts de Tours et de Grenoble que nous avons cités, ou des pans coupés, comme an Pont-^Boyal, e» face les Tuileries, est excellente. Am Pont-Royal, on a une sorte d'entonnoir dont le goulot commence à l'aplomë 4le la clef de la dernière arche, et le flot des voitures s'épanche en éventail figure 5; seulement, il est bon d'arrondir les angles m, n, ;i, 9, si l'on ne veut que les voitunes fassent e^Hes-mèHoes ce travail. Les voussures sur plan circulaire, figure %^ sont encore préférables.
Dans le cas où Ton aurait des culées avec murs en ailes, une disposition aaa, logue à celle de la figure 8 semble devoir satisfaire à toutes les uécessitQfi delà circulation.
Nous n'avons pas besoin de signaler rinconvénient des angles rentrants, tels que (a) et (&), qui semblent inviter les passants à déposer des ordures; il fa«it les supprimer ou les garnir de banos.
Les extrémités des ponts doivent presque toujours être rèimiesau chemin de balage par des escaliers dont chacun comprendra la disposition ; l'entrée de ct« escaliers doit être placée de telle sorte que, pendant la nuit, le piéton cfui veut traverser le pont ne s<nt pas exposé à s'engager daas l'eaealier;
DES GUSTRES.
On appelle cintres les motfles en «charpentes sur lesquels on exécute les voétec de toutes nature, depuis le petit aqueduc et la fenêtre cintrée, jusqu'aux arches delà plus grande ouverture.
Cintres en terre. — Lorsqu'ou a à éti^Ur ufle voûto à l'emplacement d'une tranchée, d'un canal, d'une dérivation, ou même d'une cave, le plus simf)le est de construire ^entièrement cette voûte avant de déblayer la cavité qu'elle est destinée à recouvrir. On exécute les fouilles et on en dresse la surface suivant le
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profil de la voûte, puis on maçonne sur la surface obtenue que Ton peut, si c est nécessaire, ré^rulariser par un platelage ou un voligeage. Pour décintrer, on n*a plus qu'à refouiller le massif en usant de quelques précautions.
Ce procédé ne s'applique évidemment qu'à des terrains d'une certaine consistance.
cintres en efanrpente. — Mais, l'usage des cintres en terre est forcément trés-limité, et, généralement, on a recours à des cintres en charpente.
Un cintre est quelque chose d'analogue à un comble ou à un pont en charpente; il se compose de fermes verticales, placées suivant la section droite du pont, plus ou moins espacées suivant leur force, et réunies entre elles par des moises longitudinales et par des croix de Saint-André : la liaison des fermes est très-importante, afin qu*elles se prêtent un mutuel appui et qu'on n'ait pas à craindre qu'une ferme isolée vienne à se renverser sous Taction d'un vent violent, d'un porte»à-faux ou d'un effort oblique.
On distingue deux espèces de cintres :
l*Les cintres retroussés, ou mieux cintres flexibles, dont les pièces ne sont pas absolument invariables de position les unes par rapport aux autres; les cintres retroussés sont des arcs en charpente, de même ouverture que la voûte à construire, leurs retombées s*appuient sur les piles ou sur le massif de fondation, mais il n'y a point de support intermédiaire entre les piles.
2* Les cintres fixes, au contraire, sont formés de fermes soutenues entre les piles par un nombre de supports assez considérable pour obtenir autant que possible l'invariabilité du système.
Les cintres retroussés sont plus commodes dans certains cas que les cintres fixes; ils réservent au passage des bateaux toute l'ouverture de l'arche, et ils dispensent des supports intermédiaires, qui souvent seraient fort coûteux, par exemple, lorsqu'il s'agit de traverser un ravin profond.
Néanmoins, la préférence générale est, aujourd'hui, accordée aux cintres fixes, à ce point que nous avons vu, pour la construction du pont de Saint- Sauveur, l'ingénieur aller chercher un point d'appui dans un ravin profond et élever une véritable pyramide en charpente pour constituer son support intermédiaire.
On a donc recours, le moins souvent possible, aux cintres retroussés et encore leur donne-t-on le plus de rigidité possible, tandis qu'autrefois on jugeait utile de leur conserver de la flexibilité.
Principe de la triangulation. — Le premier et, pour ainsi dire, le seul principe à observer dans l'art de la charpente, c'est le principe de la triangulation.
Le triangle est la seule figure, formée avec des côtés de longueur déterminée qui reste invariable, car le problème de construire un triangle dont on donne les trois côtés, ne comporte qu'une solution.
Au contraire, le problème de construire un quadrilatère ou un polygone quelconque, dont on donne seulement la grandeur des côtés, comporte une infinité de solutions, et la figure obtenue est toujours déformable.
Donc, les pièces assemblées en charpente doivent, autant que possible, être triangulces, si l'on veut que la déformation se borne à celle qui résulte de It compression des fibres et du jeu des assemblages.
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COâPITRB ?. — GÉNÉRAUTÊS SUR LES ËLÛIENTS DES PONTS, ETC. i05