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Les exercices grammaticaux et les exercices préparatoires de style sont d'une grande importance. Ils ont pour but de compléter les connaissances grammaticales des élèves, d'enrichir leur vocabulaire, d'étendre le cercle de leurs idées, de les habituer à s'exprimer correctement. Voici, pris au hasard, quelques exemples de devoirs appartenant à cette catégorie :
Traduire un texte du masculin au fémi 1, du singulier au pluriel. Chercher les noms, les adjectifs, les verbes, les sujets, les compléments directs, ete., dans ja leçon de lecture. Ajouter des adjectifs ou des verbes à des noms donnés. Chercher ou distinguer des no:ns d'animaux, de plantes, d'oiseaux, d'insectes, de poissons, d'objets que l’on trouve dans une maison, dans une église, dans une école, dans une épicerie, ete., ete. Devoirs sur les contraires, les synouymes, les paronymes. Exercices sur les dérivés. Familles de mots. Compléter des phrases. Faire des phrases avec des mots donnés. Traduire des vers en prose.
ARITHMÉTIQUE. — Avec les commencçants, on doit se servir de menus objets où d’un boulier-compteur pour leur donner une connaissance exacte des nombres. En général, il faut éviter de se servir de nombre abstraits.
Le calcul mental est d'une grande utilité et il doit être enseigné régulièrement à tous les élèves.
Une étude complète de la numération est trop difficile pour les commencçants. Ilest préférable de leur enseigner intuitivement et pratiquement les quatre opérations sur les nombres d’un et de deux chiffres, et de leur apprendre à énoncer eë à écrire ies nombres à mesure qu'ils doivent s'en servir.
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NoTEs PÉDAGOGIQUES. PER
Les problèmes doivent être empruntés à la vie réelle et avoir trait à des questions usuelles et utiles. L'inatituteur doit, autant que possible, dicter les problèmes avant de les écrire sur le tableau noir.
Ecrirure, — [l est important de tracer sous les yeux des commençants les éléments des lettres, puis les lettres faciles comme ji, u, m, n, etc., et enfin les autres lettres ; d'accompagner chaque leçon d'écriture d'explications sur le tableau noir et de bien surveiller la tenue de la plume, la position du cahier et celle du-corps. Les élèves doivent avoir des cahiers avec modèles, Le jour de l'examen ‘public, on doit produire les cahiers des élèves et non pas «des échantillons préparés quelques jours avant l'examen.
Dressix. — Le dessin industriel, qui se borne à tracer ‘le contour des objets, est- d’une application fréquente . «ans tous les états de ia vie. Les élèves ont besoin «d être ‘bien suivis pendant cette classe. Pour obtenir des ré- -sultats Satisfaisants, il faut commencer par enseigner le . dessin aux petits enfants d’une école et non pas se borner
à enseigner cette matière, comme cela arrive trop sou- ‘vent, à la classe la plus avancée.
LECONS DE CHOSES. — Conversations instructives entre :l'instituteur et ses élèves sur les choses qui les entourent. : Prendre un objet quelconque, en indiquer la couleur, la forme, l'état, l'usage, l'utilité, IR matière, la provenance, . es propriétés, voilà une leçon de choses. C’est un excel-
lent moyen.de développer chez l'enfant l'esprit. d'obser- :vation et d'examen, de l'exercer à parler correctement, .. de lui communiquer des connaissances’utiles sur l’agri- “culture, l’industrie, le commerce, l'hygiène, etc. Les leçons de choses doivent se donner sinultanément à tous -les élèves. placés sous la direction du mâe maître.
AGRICULTURE. — Notre population étant surtout agricole, ce serait rendre un service éminent au pays que d’inspirer aux enfants de la campagne l'estime et le goût de l’état de leurs pères, et de leur faire sentir combien il est honorable et heureux. L’instituteurs'attachera donc à faire aimer l’agriculture et la vie des champs, à combattre la routine et à faire naître le désir d'étudier les bonnes méthodes de cuiture. Dans les centres industriels et commerciaux, il devra s'appliquer surtout à faire connaître aux enfants ce qui se rapporte à l’industrie et au commerce.
Histoire Du CANADA. — Dans les écoles élémentaires, on peut se contenter d'enseigner les principaux faits, et l'instituteur doit s’efforcer d’intéresserses élèves en leur faisant, de temps à autre, des récits ou des entretiens familiers sur les principaux personnages et sur les événe. ments les plus remarquables. Cet enseignement doit être accompagné de celui de la géographie.
GÉoarapnie. — Les mots pôles, équateur, méridiens, zônes, longitude, latitude, ete., comportent des explications qui ne sont guère à la portée des comunençants. Mieux vaut commencer cette science par l'étule de l'endroit qu'ils habitent. ïa méthode par décomposition convient très bien quand les élèves sont plus avancés.
Les élèves qui étudient la géographie doivent se servir continuellement d’un atlas ou, ce qui est de beaucoup préférable, de cartes murales. L'instituteur doit les habituer à montrer correctement les lieux, les bornes des pays, le cours des rivières, etc.
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TRAVAIL A LA MAISON. — Les devoirs faits en dehors des heures de classe, lorsqu'ils sont compris judicieusement sont d’une utilité incontestable.
Toutes les hranches du programme peuvent fournir matière à ce genre de devoirs. Ils doivent être rendus attrayants et avoir toujours pour but de pousser l'élève au travail personnel.
Le travail préparatoire doit préciser la tâche imposée.
L'étendue d'un devoir doit être en rapport avec la force des élèves.
Les enfants assez avancés doivent avoir des cahiers de devoirs journaliers dans lesquels ils entrent tous leurs devoirs écrits.
JOURNAL DE CLAS3E.— Le maître doit préparer son cours d'enseignement avec beaucoup de scin et il est très désirable qu'il tienne un journal de classe dans lequel il enregistre chaque jour le: lecons qu'il donne aux élèves. I] doit aussi tenir soizgneise.neunt note des présences et des absences, ainsi que des BONs POoINrs mérités par les élèves. Ces bons points pourraient avoir une valeur fictive qui correspondrait aux valeurs monétaires, avoir, par oxemple, les points de 5, 10, 20, 25, 50 centins et d’une piastre. Les enfants s’accoutumeraient 7ansi à compter de l’argent.
TABLEAU NOIR. On à dit avec raison qu’un tableau noir vaut un assistant. On ne saurait trop recommander aux instituteurs l’usage de cet auxiliaire indispensable. C'est le moyen par excellence de rendre intuitif l’en-
seignement de la calligraphie, du dessin, du calcul, de lagrammaire, de toutes les branches en général.
CLASSEMENT DES ÉLÈVES. — Il ne faut pas multiplier es divisions dans les écoles, car un instituteur qui fractionne trop ses classes divise son temps et 8es forces, et ‘rend le inaintien de l’ordre très difficile, sinon impossible. On remarque cependant que les écoles dirigées par un seul maître comprennent généralement trop de catégories d'élèves.
Quatre années ou divisions pour les écoles élémen- ‘taires du second degré, et trois pour celles du premier “degré, sont tout à fait suffisantes. Dans le cours modèle, ‘on n'aura jamais plus de deux divisions et il en sera ainsi pour le.cours académique.
Lorsqu'il ya deux titulaires dans une école élémentaire, le principal ou premier maître doit surveiller activement l’enseignement qui se donne à tous les élèves, mais il s'occupera surtout de la troisième et de la quatrième année, et son assistant aura les deux premières -années. S'il n’y a qu'une division dans le cours modèle, le maître de cette classe enseignera en même temps aux élèves de la quatrième année, c'est-à-dire à ceux du cours
-élémentaire du deuxième degré.
Une année pourrait suffire à la rigueur pour l'étude des matières obligatoires de chaque division ou année avec des élèves d'un talent et d’un zèle ordinaires ; dans bien des cas cependant, surtout dans les écoles éléinentaires de la campagne où l'assistance laisse à désirer et où l’instituteur doit diriger plusieurs classes à la fois, .on doit faire doubler la même année à ceux qui sont trop faibles pour passer dans une aütre classe.
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L'instituteur tâchera de faire profiter le plus grand nombre d'élèves possible de ses explications. Quand il le pourra, il fera participer deux, quelquefois trois classes à son enseignement.
Dans les écoles tenues par un seul titulaire, les élèves les plus avancés peuvent être appelés à rendre quelques services, mais leur tâche doit se borner à faire lire les enfants, à entendre la récitation des leçons ou à donner la dictée. C'est toujours le maître qui enseigne successivement aux différents groupes. Les élèves moniteurs ne sont jatnais chargés de montrer du nouveau.
Pendant les heures de classe, les élèves ne doivent jamais être oisifs, et toute lecon doit donner lieu, de la part de l'élève, à un travail personnel qui le tient occupé pendant que le maître passe à un autre groupe. S'il s’agit, par exemple, de la leçon de catéchisme, l'instituteur enseigne de vive voix les prières aux coimmençauts; ceux-ci les répètent distincteinent après lui, pendant que les élèves avancés repassent la leçon du jour. Il fait ensuite réciter individuelle.nent les prières sous la direction d’un moniteur et passe aux élèves plus avancés, et ceux-ci font ensuite par écrit l'analyse de la leçon.
Le procédé spécifié ci-dessus doit être employé pour la lecture. L’instituteur s'occupe d'abord des petits ; pendant ce temps les plus avancés préparent leurs leçons, puis, pendant que les commençants font la lecture, la copie ou la dictée de la leçon apprise, avec l'assistance d’un élève plus capable, l’instituteur enseigne à la classe suivante. Ensuite cette classe fait un devoir écrit en rapport ayec la leçon qui a été lue et expliquée, On procède d'une mauière semblable, quelles que soient les
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De
branches enseignées. Il serait dificile de donner sur ce point des règles absolues,
Les récitations de vive voix doivent être tantôt simultanées, tantôt individuelles, soit que les élèves lisent, soit qu’ils calculent ou qu'ils récitent leurs leçons. Dans certains cas les moniteurs peuvent être chargés des récitations individuelles,
RÉCAPITULATIONS. — Nous engageons fortement les instituteurs à faire de fréquentes récapitulations : ce n'est que par ce moyen qu'ils réussiront à graver dans l'esprit de leurs élèves les différentes matières qu'ils doivent leur enseigner. — En préparant leur tableau de l'emploi du $emps (*). ils devront penser à consacrer le vendredi, ou æn autre jour, à la répétition des leçons apprises pendant à sexaine, etils devraient aussi faire une revue plus générale à la fin de chaque mois.
tEMARQUE GÉNÉRALE. — Ce programme laisse une large part à l'initiative personnelle de l'instituteur quant à la manière dont chaque branche du cours d’études doit être enseignée ; mais il ne pourrait y apporter certaines modifications exigées par les circonstances qu'avec le consentement de l’autorité compétente.
(*) In'est pas donné de table: de l'emploi du temps dans ces règlements, vu l'impossibilité absolue qu'il y a d’en préparer an qui conviendrait à toutes les écoles. Chaque maître doit cependant en préparer un pour son école qu’il devrait soumettre à l'appréciation de l'inspecteur.
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