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parlementaire qui est d’autant plus rare qu'elle est plus vivement sollicitée.
Tout cela veut dire, s’il est possible de lui donner une signification intelligente, que les partis ont à considérer deux catégories de questions :
1. Les QUESTIONS que l’on appelle politiques, c’est-à-dire celles sur lesquelles les partis peuvent discuter à s’en lasser.
2. Les questions sur lesquelles les partis ne doivent pas se livrer à leurs luttes quotidiennes, parce qu’elles ne sont pas POLI- TIQUES.
À tout cela, je réponds, avec beaucoup de raison, je crois, que : —
1. Toutes les questions sur lesquelles la Chambre délibère sont des questions politiques.
2. Que plus une question est importante, plus elle est politique, en raison même de l'influence sérieuse qu’elle aura sur les inté-
rêts publics, suivant la solution, bonne ou mauvaise, qui lui sera donnée. Donc, plus elle mérite l’honneur de la discussion.
Quiconque touche au gouvernement du pays fait de la poririQue, Très BONNE, BONNE, INDIFFÉRENTE OÙ MAUVAISE. Mais il fait de la politique.
Pourquoi ?
Parce que, encore une fois, la POLITIQUE, C'EST L'ART DU GOUVERNEMENT DES PEUPLES.
Tous ceux qui pratiquent L'ART de la POLITIQUE, ne sont pas nécessairement de grands artistes politiques, de même que ceux qui manient le pinceau ne sont pas tous de grands peintres.
Tout de même, L'ART DE LA POLITIQUE a produit autant, si non plus, de maîtres que les autres arts. La liste que je pourrais en donner serait bien longue.
C’est dans cet ordre d'idées que Je dois maintenant expliquer que lexpérience du
fonctionnement du régime parlementaire, a démontré que si tous les députés, sur presque toutes les matières, avaient l'initiative législative, la pratique de tous les jours prouvait aussi qu'avec la responsabilité miüistérielle, il devenait de plus en plus nécessaire de la concentrer, par l’usage parlementaire, chez les ministres de la Couronne.
Avec la conception que l’on à maintenant du fonctionnement de la puissante machine législative, il est admis, Coxsrrru- TIONNELLEMENT, qu'aux ministres responsables de toute l’adruinistration des affaires du gouvernement, incombent aussi le devoir et la responsabilité de soumettre au Parlement toutes les mesures qu'ils croient de l’intérêt public. C’est ainsi qu'ils avisent la Couronne, qui approuve l'avis, et prrposent à l'adoption du Parlement la plupart des projets de loi d'intérêt général.
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Il ÿ aurait beaucoup à dire sur ce sujet mais je me limite aux considérations qu précèdent.
Le controle de l'administration publique par la Chambre représentative.
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Sous l’ancien régime les ministres chargés, par le Roi, de l'administration de tous les départements publics de l'Etat, n'étaient responsables qu’au Souverain.
Avec là ncuvelle constitution, le nouveau droit constitutionnel, les ministres sont responsables de tous leurs actes administratifs à la représentation nationale et à l'électorat.
La représentation nationale, c’est la Chambre des Communes, en Angleterre et au Canada ; l’Assemblée législative, dans la province de ‘luébec.
Quel contrôle la branche élue du Parle-
ment exerce-t-elle sur l'administration publique ?
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Réponse :—
Par le droit parlementaire, le droit constitutionnel, la Chambre peut s’enquérir de tous les actes administratifs des ministres qui lui sont responsables, les approuver ou les condamner, et, en conséquence, exprimer Son approbation ou sa censure.
Comment la Chambre est-elle renseignée sur l'administration des affaires publiques ?
ne La Chambre exerce son contrôle administratif de trois manières :— LS 1. En décrétant, par la loi, quels rapports devront lui être faits annuellement par les ministres sur l'administration de leurs départements respectifs.
PRE ES 2. Par l'exercice, par tout député, du droit de demander la production de tout docu-