DU
NT
EN
Traduction :—
‘ L’'HONORABLE MEMBRE DOIT RETIRER CETTE EXPRESSION QUI S'ADRESSE AUX HONO- RABLES MEMBRES DE CETTE CHAMBRE ”’.
Je pourrais citer bien d’autres précédents qu'au prix d’un travail opiniâtre de toute une longue année, j’ai réunis dans deux forts volumes clavigraphiés, à un très grand nombre des décisions des Orateurs de la Chambre des Communes anglaise sur les questions d'ordre de toutes sortes, de 1884 à 19083.
Mais les citations qui précèdent suffisent pour l’objet que je me suis proposé en rédigeant ce Manuel. D'ailleurs les deux volumes clavigraphiés que je viens de mentionner sont à l'entière disposition de Monsieur l’Orateur.
Il en a un exemplaire dans la bibliothèque de son bureau.
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mo
Interruption d’un député qui a la parole
Quand un député adresse la parole, la “ RÈGLE ” défend toute interruption, excepté si celui qui la fait, ou désire la faire, en demande, en premier lieu, la permission. Au cours de ma longue expérience parlementaire, j'ai bien souvent constaté que cette partie du ‘“ RÈGLEMENT ” est bien mal observée.
Quant aux interruptions, il faut distinguer. Il est formellement et strictement défendu qu’un député se permette de déranger son collègue qui a la parole, en lui jetant, à travers le parquet de l’enceinte parlementaire, ces interruptions inconvenantes, indignes d’une assemblée composée de gentilshommes.
Mais il y a des interruptions permises, lorsqu’elles sont faites suivant les ‘ RÈGLES ”. Pour qu’un député puisse interrompre celui qui parle, il faut d’abord, comme je l’ai déjà
dit, que celui-ci y consente. Alors, comment obtenir ce consentement, et de quelle manière la demande doit-elle en être faite ?
Le député qui désire faire une interruption n'a pas le droit de s'adresser directement au député qui parle. 1] doit, au contraire, se lever deson siège et s'adresser à l'ORATEUR dans les térmes suivants :—