PRÉPARATOIRES AU DIACONAT
TABLE POUR UN TRIDUUM
La veille.
Le pbemieb joih.
Du Diaconat en général.
Le deuxième julk.
Lb tboisièue jolh.
Pag. 22J
•lre Mèd. Paroles du Pontifical. itt Partie. 23S 1 re Lect. Quelques cérémonies de l'Ordination du Diacre. 254 2«ne Mèd. Paroles du Pontifical. 2me Partie. 215 2">e Lect. De l'Etole et de la Dalmatique. 225 Sœe Mèd. Paroles du Pontifical. 5me Partie. 250
I" Mèd. Le diacre saint Etienne. 255 lre Lect. Qualités exigées du Diacre par saint
Paul. 229
2n>ejHfrf. La force, vertu du Diacre. 259
2me Lect. Actes de vertu héroïques. 26 }
5,ne Mèd. Duel de la chair et de l'esprit. 268
lre Mèd. Jésus se portant et se donnant luimême à la Cène , exerce l'office
de Diacre. 282
1" Lect. Modestie, autre vertu du Diacre. 272
1me Mèd. Jésus servant le repas à ses Apôtres sur le rivage , exerce l'office de
Diacre. 286
2œe Lect. Le ministère de la prédication confié au Diacre. 277
~'nc Mèd. Dévoticn au Saint-Esprit.
iO.
TABLE POUR UNE RETRAITE DE CINQ JOURS
LA VtlLLt!.
Du Diaconat en général.
Pag.
I \™ Mèd. Paroles du Pontifical, t" Partie.
Le PBBHIEK JO'JIt / Leet. Quelques cérémonies de l'Ordina-
tion du Diacre.
2n,e Mèd. Paroles du Pontifical. 2me Partie.
!' \*o Mèd. Paroles du Pontifical. 5»»e Partie. Lert. De l'Etole et de la Daluiatiquc. i'me Mèd. Le diacre saint Etienne.
i \te Mèd. La force, vertu du Diacre. Le T110ISIÈ31E IOUB. / Lecl. Actes de vertu héroïques.
( 2">e Mèd. Duel de la chair et de l'esprit.
Le quatrième joik.
ire Mèd. Modestie, autre vertu du Diacre.
Lecl. Qualités exigées du Diacre par saint Paul.
2mc Mèd. Jésus se portant et se donnant luimême à la Cène , exerce l'office de Diacre.
fre Mèd. Jésus servant le repas à ses Apôtres sur le rivage, exerce l'office de Diacre.
Lb cinquième jol-b. j Leet Le ministère de la prédication con-
fié au Diacre.
2">e Mèd. Dévotion au Saint-Esprit.
Du Diaconat en général.
1° Sa définition. « Diaconatus est Ordo quo confertur specialis potestas in solemni Missâ Presbytero immédiate assistendi, inter solemnia decantandi Evangelium, prsedicandi, et solemniter baptizandi, si justa Lamen interveniat causa » (Gury, de Ord.) ; necnon, expleto Sacrificio, populum dimittendi. » Le nom employé pour designer cet Ordre en fait connaître la nature, Diaconus dérivant du grec Stàxows, qui signifie ministre, serviteur.
2° Ses figures. « Ordo Diaconorum à tribu Levi sumpsit exordium. Unde Dominus ad Moysen locutus est, dicens : Applica tribum Levi, et fac stare in conspectu Aaron sacerdotis , et ministrent ei et excubent, et observent quidquid ad cultum pertinet multitudinis coram Tabernaculo testimonii, et eustodiant vasa Tabernaculi in ministerio servientes. » (JVum. m). « À vigintiquinqueannisetsuprà, jussi suntin Tabernaculo servire, adomnia |>ortandarobusti, qui possent arcam fœderis, mensam propositions et vasa Tabernaculi deportare. Hoc officium Christus exercuit, quando postcœnam sacramenta eonfectapropriis manibus dispensavit, et cùm dormientes excitavit Apostolos ad orandum. » (Inn. III, desacr. Alt. Mysi. c. 5.)
On donnait aux Lévites le nom de milice, « quia ordmatissimâ série instar militum excubabant, 4° ad cuslodiam Tabernaculi , 2° ad illud portandum et prolegendum, 3° ad subserviendum Sacerdotibus, ut sacrificia rite peragerentur , atque ad omnem sacrum famulatum Dei. » (Cornel. à Lap. in cap. iv Kum.)
Les Diacres sont les Lévites du nouveau Testament. Ils portent le nom de Lévites, parce que, selon la signification hébraïque, ils sont pris et choisis, assumpti, pour être adjoints aux Prêtres, et addiii.
3° Son origine. Si le conflit élevé entre les nouveaux chrétiens grecs et juifs, et le désir qu'avaient les Apôtres de donner plus de temps à la prière et à la prédication, furent l'occasion de l'institution des Diacres, la raison première et le but principal furent l'offrande du saint Sacrifice et la distribution du pain eucharistique ; car, à cette époque, la table sacrée et la table commune se confondaient : « Quamvis autem ab Apostolis fuerint septem primi Diaconi constiluti occasione murmuris Grœcorum adversùs Hebrrcos, eô quod despicerentur in minislerio quotidiano viduœ eorum, non tamen electisunt ut mensis tantùm communibus ministrarent, sed etiam sacris, ut evidenter Theologi concluduntex dotibus quas Apostoli in illis septem viris desideràrunt, ut nimirùm essent boni testimonii, pleni Spiritu sanctoet sapientiâ; et quôd illos manuum impositione consecrârunt, oratione pra> vià. Quorsùm enim tôt dotes, ac tam sacri ritus adhibiti ad constituendos ministros mensarum communium? Apostolus etiam, postquam dotes Episcopis necessarias describit, easdem penè postulat in Diaconis, ut videre est in illius Epist. Ià ad Tiinoth. » (Catalano, de Grd. Diac.)
Ceci est dit contre les Protestants qui, niant la présence réelle et ne regardant le sacrifice de la Messe que comme une cène ou un souper commémoratif, ont été forcément amenés à définir le Diaconat, un ministère extérieur et purement profane, qui se bornait à servir aux tables dans les agapes, à prendre soin des veuves et des pauvres , et à distribuer les aumônes. La seconde erreur était la suite naturelle de la première. En vain, pour déprécier le Diaconat, citent-ils un passage de saint Jérôme et un canon du Concile de Constantinople, dit In Trullo. Saint Jérôme fait en mille endroits le plus magnifique éloge du Diaconat ;, et s'il prouve, dans sa lettre à Evagrius, que !e
Sacerdoce lui est supérieur, c'est pour réprimer l'insolence de certains Diacres qui, investis de la plus haute confiance par les Evoques, en étaient venus, par un abus répréhensible, jusqu'à prendre le pas sur les Prêtres. Quant au canon du Concile cité, il n'a aucune autorité, vu que ce Concile était composé de seliismatiques qui semblaient prendre à tâche de décrier les plus respectables usages de l'Eglise latine.
4° Sa divine institution. « Etsi verô ab Apostolis primùm Diaconatûs Ordo collatus fuerit, nerao tamen addubilare potest quin sit institutionis divinœ, quatenùs scilicet nonnisi ex Christi auctoritate et mandato illum Ordinem Apostoli contulerint. Scitc enim docet Thomassinus , lib. i Disciplinée , c. v , Apostolos , accepta à Christo Sacerdotii plenitudine, ab eodein etiam et potestatem et mandatum accepisse, ut illud munus non solùm in successores transfunderent, sed et in varios ac multipliées distribuèrent gradus, prout Ecclesiae décor, ordo et gubernatio posluiarent. Hortatur S. Ignatius primos fidèles, ut ità Episcopo obtemperarent, sicut suo divino Patri Christus, Presbyteros colant tanquam Apostolos, Diaconosautem ut mandatorum Dei minislros. Sic enim ad Smyrnenses : « Episeopum sequimini, ut Christus Patrem-, Presbyterum ut Apostolos ', Diaconos ut Dei mandatum. » Postrema hœc verba fortassc innuunt, quôd accepêre Apostoli à Christo de inslituendis Diaconis mandatum. » (Catal.)
Quoique les Pères du Concile de Trente n'aient défini en termes exprès ni ce point ni le suivant, ils ont assez fait connaître leur sentiment par le canon qu'on va lire.
5° An Diaconatûs sit sacf.amentum ? « Piesp. afïîrm. juxta eommunem et certam sententiam, quia in eo reperiunturomnia ad sacramentum requisita, scilicet : 1° signum sensibile, per impositionem manuum ; 2° signum gratiœ,in verbis formée : Accipe Spiritum....
etc. ; 3° signum à Deoinslitutum, quia solus Deusinstituere potest signa practica gratine. Constat etiam ex Tridcntino, sess. xxm, ubisic dcfinitur : Si quis dixerit in Ecclesià catholicû non esse hierarchiam divinà Ordinatione institutam, qure constat ex Episcopis , Presbyteris et Ministris , anafchema sit. » (Gury, de Ord.). « Peut-on penser, concluent les Conférences d'Angers, que ceux qui composent cette hiérarchie, qui a Dieu pour auteur, aient été établis par les hommes? ou peut-on nier que les Diacres ne composent cette divine hiérarchie avec les Evoques et les Prêtres?» (Sur le sacr. de l'Ordre.)
G0 Sa matière et sa forme. « Materia duplex numeratur, impositio scilicet dexteree manûs Episcopi , et traditioîibri Evangeliorum. Harum an utraque ve! una necessaria sit, in controversiâ est. Theologorum alii solam manûs impositionem, alii solam libri traditionem, alii tandem utramque necessariô censent requiri. Ad praxim autem quod spectat, postrema hœe sententia, utpote tutior, tenenda est. Forma conscquenter etiam duplex habetur. Prior priori materia; adjecta hacc est: Accipe Spiritum sanctum ad robur, et ad resistendum diabolo cl tentationibusejus, in domine Domini. Poslcrior, qua; posteriorem materiam comitatur , cjusmodi est : Accipe potestatem legenu* Evangelium in Ecclesià Dei, tain pro vivis quàm pro defunctis, in nomine Domini. » (Gury, ibid.)
7° Ses fonctions. Outre les fonctions ordinaires et extraordinaires attachées à l'Ordre et renfermées dans la définition, la discipline antique donnait encore au Diacre d'autres attributions : maintenir la décence dans les assemhlées, garder la porte réservée aux hommes, renvoyer les pénitents et les catéchumènes avant la messe des fidèles, instruire ceux qui demandaient le baptême, distribuer le pain eucharistique et le porter aux malades, administrer les revenus de l'Eglise ;
2Î5 a\oir soin des pauvres, des vierges, des veuves, des étrangers., des confesseurs et des martyrs; conserver le dépôt des saintes reliques ; assister les Evêques dans leurs fonctions, les représenter dans les Conciles où ils discutaient les questions , sans toutefois siéger connue juges de la doctrine ; être légats du Siège apostolique; réconcilier, par la cérémonie de l'imposition des mains, les pécheurs soumis à la pénitence publique.
8? Conditions. « 1° ;Elas viginti trium annorum saltem inceptorum; 2° anni interstitium; 3° scientia sufficiens ad obeunda munia; 4° tempus à jure statulum. » Solus Episcopus est minister Diaconatûs.
S?e l'iïtole et «le Sa fiiaïmnlitjuc.
1° De l'Etole. Stola, dérivée du verbe vnXUa, vêtir, désignait chez les Romains une robe ouverte pardevant, à grandes manches , et qui descendait jusqu'aux pieds. Elle était ornée de bordures à larges bandes de soie brochées d'or, à partir du col jusqu'au bas, des deux côtés de l'ouverture. Cette ouverture et cet orfroi la distinguaient de la tunique. Portée d'abord par ies matrones, elle fit partie dans la suite du costume des personnages de haut rang, qui ^substituèrent, à la toge. îl en fut vraisemblablement de même chez les Egyptiens , puisque Pharaon , élevant Joseph à la dignité de premier ministre , le lit revêtir d'une robe d'honneur nommée stola byssina.
Les empereurs envoyaient la stola, comme un habit de distinction , à ceux qu'ils voulaient honorer. C'est ainsi que, au rapport de Théodoret, Constantin lit présent à Macaire , évèque de Jérusalem , d'une éiole sacrée tissue de fds d'or, pour qu'il s'en servît dans l'administration du Baptême. Quelquefois ils se con-
tentaient d'envoyer la bordure ou orfroi, orariumou aurarium, d'une étoffe plus précieuse, que chacun adaptait à une étole de son choix. Telle est l'origine sûre et inconstestable de l'étole ecclésiastique, laquelle se compose aujourd'hui de deux bandes qui rappellent parfaitement l'ancienne bordure des étoles ou robes mondaines.
L'étole, en tant que robe, futd'abord portée, comme vêtement plus capable d'inspirer le respect , par les Clercs de tous les Ordres. Mais le Concile de Laodicée, auivesiècle, l'interdit aux chantres, aux Lecteurs et aux Sous-Diacres, pour l'affecter exelusivementauxDiacres, aux Prêtres et aux Evêques. Ce n'était pas toutefois un ornement de cérémonie exclusivement réservé pour les fonctions ecclésiastiques, les Evêques et les Prêtres en étaient constamment revêtus. Les Diacres ne la prenaient que pour les exercices du ministère, et dans ce cas même ils la retroussaient sous le bras droit, pour qu'elle fût moins gênante. C'est vers cette époque que les Prêtres et les Evêques commencèrent de porter une étole uniquement destinée au culte divin, et qui différait de la première en ce qu'on y brodait trois croix : une derrière le col, et une sur chacune des bandes de devant. Les Diacres n'étaient autorisés à la revêtir que dans certains cas déterminés.
Plus tard, comme cette robe gênait les mouvements, on se contentait quelquefois de se passer autour du cou la bordure ou double bande, qui d'ailleurs n'était pas toujours attachée à la robe ; jusqu'à ce qu'enfin on rejeta définitivement la robe pour endosser en toute occasion la bordure, à qui l'on donna indistinctement les deux noms stola ou orarium.
Depuis deux siècles environ, la forme de l'étole est restée la même, avec cette différence que les deux extrémités, dans le principe, étaient plus amples et triangulaires. On y écrivait les évangiles que le peuple
2^7 5C faisait lire, et le Prêtre faisant cette lecture posait sur la tète de la personne agenouillée les deux bouts de l'étole. Le linge attaché à nos étoles est une simple précaution pour préserver de la sueur l'étoffe dont elles sont faites.
L'étole se porte de trois manières : la première , en laissant pendre sur le devant les deux extrémités : la seconde, en croisant les deux bandes sur la poitrine; la troisième, en la plaçant sur l'épaule gauche et en ramenant ses extrémités sous le bras droit. Les Evèques la portent, en toute circonstance, selon le premier mode. Les simples Prêtres, depuis le ive Concile de Brague, sont obligés en célébrant les saints Mystères de la croiser sur la poitrine, peut-être pour remplacer la croix qu'ils avaient portée jusque-là comme les Evèques. Les Diacres la portent selon le troisième mode, rappelant ainsi l'étole primitive qu'il fallait nécessairement rouler sous le bras droit, pour servir plus commodément le Prêtre à l'autel.
« Orarium ex muïtis sumitur ut prsedicanlium insigne, et hoc convenit solis Saccrdotibus, et Diaconis, quibus scilicet competit prredicare verbum divinum. Sic Alcuinus, Rabanus, Concilium ivum Toletanum quod sic habet: Unum orarium oportet Levitam gestare in sinistro humero, proptereà quod orat, id est, prœdieat. » (Du Saussay, Panopl.)
Quelle que soit la signification attachée à l'étole pastorale dans quelques églises particulières, on peut affirmer, liturgiquement parlant, qu'elle est moins le signe de la juridiction que celui du caractère.
Durand de Mende rend ainsi raison des différentes manières déporter l'étole : « Orarium jugum simul et onusesl; jugum Saccrdotibus, omis Diaconis : unde fit ut Saccrdotibus circa collum, Diaconis super sinistrumhumerum ponatur. Sicut enim jugum collo portatur, sic et humeris onera feruntur. Lcge in Levitico,
et videbis solos Levitas ferendisoneribusdestinafos. - (Ration, lib.ui, c.v). Siméon de Thcssalonique dit dans le même sens : « Episcopus verô illius numéro orarium adaptât, eô quôd Diaeonus minorisest adhuc et subjecti Ordinis, ministerque unius et solius operis, ad ministrandûm scilicetet serviendum tanlùm institutus. Cùm verô initiabitur in Presbyteratum, tune stolam in dexterum quoque humerum accipiet, velut tune et ministrandi et sacrificandi potestate donatus.» (De sacr. Ord. c. iv). Saint Thomas confirme l'opinion de l'un et de l'autre : « Sacerdotibus in utroque humero ponitur stola, ut ostendatur quôd ci plena potestas dispensandi sacramenta datur. » (Suppl. qu. 40, a. 7.)
Comme l'étole du Diacre représente plus particulièrement le travail, l'abjection et les croix de cette vie, ainsi celle du Prêtre rappelle le repos, la gloire et la puissance des élus dans le ciel. C'est donc au Prêtre qu'il appartient proprement dedireen prenantl'étole : « Redde mihi stolam immortalilatis... »
Au vie siècle , le Prêtre demeurait revêtu de son étole pendant les huit jours qui suivaient son ordination, le Diacre durant une année entière. Aujourd'hui le Pape la porte toute sa vie.
Nous voyons par l'histoire ecclésiastique qu'une vertu spéciale a été quelquefois attachée à l'étole, pour des guérisonset d'autres opérations miraculeuses.
2° De la Dalmatique. Chez les Dalmates , c'était l'habit commun, ample et long, avec des manches fort larges mais courtes. Chez les Romains, dès le ne siècle, c'était l'habit des empereurs et des courtisans, parsemé de petites roses de pourpre semblables à des tètes de clou. Le nom de dalmatique a une signification plus restreinte que celui de tunique. Toute tunique n'est pas une dalmatique, mais toute dalmatique est ur:c espèce de tunique. Dans les premiers siècles
de l'Eglise, la daîmatique, toujours blanche el tachetée de ces clous cîe pourpre ou ornée de bandes tantôt rouges, tantôt bleues, était le vêtement des sou- \ erains Pontifes, des Evèques et des Diacres. Plus tard, elle fut réservée aux souverains Pontifes qui en permirent l'usage d'abord aux Diacres de Rome, puis a :x Evoques et aux Diacres de quelques églises particulières. Aujourd'hui la daîmatique est l'apanage de tous les Evèques, qui la prennent sous la chasuble en officiant pontificaiement, et de tous les Diacres dans les messes solennelles. Avant d'obtenir sa forme actuelle, qui dirait les modifications qu'elle a subies?
Il est à désirer qu'une différence, au moins dans la forme, distingue la daîmatique du Diacre de la tunique du Sous-Diacre. Cette diiïerence existait autrefois, comme elle existe encore pour la tunique et la daîmatique del'Evèque.
La prière que fait le Pontife en revêtant le Diacre d« la daîmatique, la représente comme un habit de salut et de joie. Servir àl'auLel où s'immole la divine Victime, quel gage de salut ! Préluder aux fêtes du ciei , quel sujet de joie !
Qualités exigées «In Diacre par saisst £*nu2.
Déjà les Apôtres avaient dit : « Considerate ergà . fratres , viros ex vobis 1° boni testimonii, quibus scilicet popuîus prœbeat teslimonium prudentite, iidei et bonœ vitse ; 2° septem, ad instar septem Angelorum : sicut enim illi Dco quasi primarii ministri assistunt et ministrant, itàhi septem Diaconi assistebant et ministrabant sancto Jacobo ceeterisque Apostolis -, 3° plenos Spiritu sanclo ,tmn ad patienter ferendum ac sedandum oblocutiones et murmura viduarum et orphanorum, tum ad alia Diaconorum munia rite obeundum. »
(Corn, à Lap. inActaAp. c. vi). Maintenant saint Paul reprend la question en sous-œuvrCjCt fait un code complet des qualités du Diacre.
Fidelis sermo : Telle est la préface du discours où il traite de l'Episeopat et du Diaconat. Pour marquer la gravité du sujet, attirer l'attention et recommander la pratique des préceptes qu'il va donner, l'Apôtre déclare à Timolhée que ses paroles, toujours vraies, ont ici une autorité et méritent une créance spéciales.
Diaconos similiter pudicos : Il faut aussi , quoique à un degré inférieur à celui des Evêqucs, que la chasteté et l'honnêteté des Diacres soient reconnues ; que tout en eux, l'air du visage, le regard, la démarche, la manière de se vêtir, la conversation, l'ensemble de la conduite, annonce la pudeur et la modestie. « Diaconoruni oflicium erat 4° Episcopo sacrificanti astare, ministrare et quasi cooperari ; 2° calicem preliosissimi Sanguinis Domini populo communicare 5 3° eleemosynas oblatas recipere, custodirc et fidelibus distribuere ; 4° externa Ecclcsia; negotia pro Episcopi arbitratu gerere, et de eis ipsi rationem reddere. Hinc Diaconus erat Episcopo quasi oculus et manus. Maxime autem dccet pudicum esse eum qui sacris astat Altaribus et ministrat, quique pretiosissimi Sanguinis habet dispensa tionem. » (Piconio). Un Diacre à l'œil effronté , au geste désordonné, aux mœurs équivoques, ne serait-il pas une pierre d'achoppement sur les degrés de l'autel? Nous lisons dans le Pré spirituel : « Episcopus Rumeliœ celebrans coram Agapilo papa cùm sisteret, eè quôd de more non videret Spiritum sanctum in hostiam visibilitcr descendere, rogatus ab Agffpito morre causam , rcspondit : « Diaconum qui flabellum tenet, removete ab altari. » Eo remolo, solita signa npparuerunt, ipsequc Sacrificium pcrfccit. »
Non bilingues : On exclut ici les futiles et lesmen-
23i teurs : les futiles, qui se plaisent dans les propos vains, légers, inconsidérés : on les regarde comme des esprits peu sérieux, sans maturité et sans consistance : les menteurs, qui promettent et ne tiennent pas, pensent d'une façon et parlent de l'autre : on ne peut s'y fier : « Utrumque vitium in Ecclesise Ministris, quorum lingua débet esse organum Spiritùs sancti, turpissimum est, eorumque ministerium valdè dehonorat. » (Estius). Combien eaint doit être le langage du Diacre admis à recevoir si souvent le sacré Corps et à prêcher l'Evangile de Celui qui est la vérité, la pureté, la charité par essence ? N'est-ce pas spécialement h lui que s'adressent ces paroles : « Sicut eligis quoù vescaris, sic elige quod loquaris? » (S. August. Ps. li). «Religiosus sempcr cum Deo aut de Deo loquatur. » (S. Thom. Aq.)
Non mllto vrxo deditos : « Non dicit temulentos : hoc enim omninô indignum erat ; sed non bibaces, non multùm potantes. » (TheophyL). La pesanteur d'esprit, la somnolence, les paroles vives et indiscrètes, l'alimentation du feu de la concupiscence : telles sont les suites du vice signalé , suites scandaleuses et déshonorantes dans un Diacre , dont la vigilance , le zèle, la discrétion et la pureté doivent briller à tous les regards. « Hinc qui templum ingrcdiebanlur ministraturi, omninô abstinebant àvino et abomniquocî poterat inebriare.»Ieoft. x.(Picon.). Le Seigneuren donnait immédiatement la raison : « Ut habeatis scientiam discernendi inter sanctum et profanum, inter pollutum et mundum. » On lit encore dans les Proverbes : « Noli regibus dare vinum : quia nullum secretum est ubi régnât ebrietas. » (xxxi.)
Nox turpe lucrum sectantes : Les Diacres étaient consacrés à Dieu et chargés d'administrer les biens de l'Eglise, double motif de se tenir en garde contre l'avarice. Si Dieu, qu'ils ont pris pour leur partage, ne
leur suffit pas, à quelle idole prostitueront-ils leur cœur? S'ils se laissent prendre à la passion qui perdit Judas, ne finiront-ils pas comme lui? « Prohibet ergô Apostolus ne Diaconi turpe lucrum aut sectentur, aut cupiant, automninô accipiant. Nec dicit injustum, quale est usurarium lucrum, sed turpe, quale si quis ex re sordidà queestum faciat : quod quidem avaritiœ signum est, dùm quis, posthabitè dignitate, lucrum capit ex lâlibet. » (Estius). « Ilinc negotiatio Clericis proliibita. » (Picon.)
HABEXTES MYSTER1UM FIDEI IN COXSCIEXTÎA PURA : Ce
que saint Paul exige des Diacres, il vient de l'exiger de Timothée lui-même, ebap. 1er : « Habens (idem et bonam conscientiam, quam quidam repellentes circa fidem naufragaverunt. » Magnifique métapbore ! « Fi- <ies est quasi navis ad vitam œternam ducens; sancta s iia, seu bona conscientia, et ex eâ manans spes snteriue beatitudinis, est anchora navim in procellis sislens et roborans ; hàc projeclû, non mirum si navis ad scopulos inipacta confringaiur. Ilœresis nunquam primum est peccatum, sed ex malà conscientia oritur, nimiràm ex ambilione, avaritiâ, vel libidine. Justojudicio fit ut amittant fidem qui noluntexercerecbaritatem. » (Picon.)
' Et hi autem probentur pbimum, et sic mintstrent, nullum CRIMEW habentes. « Id est, fiât de illorum vitâ et moribus exploratio : si constantes in fide, si in vitâ irrépréhensibles. Post quam explorationem, si apparuerint inaccusabiles, seu nihil eis possit objici, ordinentur et. ad suum ministerium admitlantur. » 'Picon.). En d'autres termes, n'ordonnez pas un néophyte, c'est-à-dire, selon rétymqlogie du mot, un homme récemment greffé sur Jésus-Christ et qui n'auraii pas puisé dans cette divine tige assez de suc et de vie. Qui sait si, enflé d'orgueil, il ne tomberait pas oe Lucifer , ou si, devenu par son incapacité ou
son inconduite un objet de mépris, il ne se livrerait pas au désespoir , abandonnant ses sacrées fonctions, apostasiaut peut-être ?
Diacom sixt dnids uxoris viri : Les Pères et les Docteurs ont trouvé dans cette prescription 1° une raison morale : « Quia digamia argumentum est incontinentiœ : meritô autem à sacris ministeriis arcentur, quos incontinentiœ suspicio gravât 3 » 2° une raison mystique : « Christus enim unicam sibi sponsam copulavit per ïncarnationis mysteriura ; et similiter Ecclesia uni sponso copulata est. Cujus rei significatio in eo qui plures sibi cop\*lavit uxores, haud subsistit. » (Estius, Léo I, ïnnocentius I, S. Ambr. S. August.)
Qui filiis suis bexë pf^esixt, et suis-dojiibus. « Domus cbristiana est parva qusedam Ecclesia, sicut Ecclesia est velut magna quœdam domus, ut ait D. Chrys. ; ex regimine autem parvae domûs infertur judicium de aptitudine ad magnam regendàm, scilicct Ecclesiam. » (Picon.). « Etsanè prœsumitur nonbenè regere domum suam, qui fdios babet inobedientes et scandalosè viventes. » (Estius). «Quomodô alios castos faciet, » dit Théopbylacte, « qui propria viscera sinit impudicè vivere? » Quiconque est trop faible ou trop rigoureux, insouciant et inappliqué, ne saurait être apte à manier l'autorité.
Qlt esim bexé ministràverint, gradum bonum sibi acqlirext, et multam fidugiam ix fide qu.e est in Christo Jesu. « Sicut ex probatis christianis fiebant Diaconi, sic ex Diaconis benè suo officio perfunctis iiebantSacerdotes,etexoptimis Sacerdotibus Episcopi. Et si ex Diaconis fiant Sacerdotes aut Episcopi, liberiùs et majori cum fiduciâ juxta Christi fidem et Evangeiium caiteros docebunt, monebunt et corrigent. Fidelitas in ministerio, et irreprehensibilis vita ^linislri, iniram dant fiduciam , nova à Deo auxilia gràtioe pclendi , miramque libertatem hominibus tentâtes chrislianas prœdicandi. » (Picon.)
Saint Paul dit en terminant : « ILec tidi scribo... ut
SCIAS QUOHODÔ OPORTEATTE IXDOJÎO DEI CONVERSARI. »
(/. Tim. iu). « Ecclesia aula templumque Dci est, in quo colitur, et in quo vilam cœlestem et divinam se colentibus influit. Vos ergo Ecclesia} ministri , qui principales estis domeslici Dei, qui aulici, et ministri ejus visibiles estis, qui cœlestis et diviuœ vitœ estis dispensateurs, videte quàm sanetc, diligenter et piè, vestra, in ipsisDei oculis, obeatis munia. » (Picon.)
N'oubliez jamais qu'associés au ministère du Prêtre, debout près de lui à l'autel , vous unirez votre voix et votre oblation à la sienne : « Offerimus tibi , Domine, calicem salutaris. » (Miss. Rom.)
Qaelquea cérémonies de l'Ordination do Diacre.
Ordinandus amictu, albâ, cingulo et manipulo indutus se prosternit ad Litanias Sanctorum. Deinpost Epistolani vocatus, accedit tenens dalmaticam super brachium sinislrum, stolam manu sinistrà, et candelam dexterà. Genuflexo ipso ante Episcopum, Archidiaconus ad Episcopum dicit : « Reverendissime Pater, postulat... » Petit Episcopus : « Scis illum dignum. ..nTeslificanteArchidiacono esse diynum, Episcopus à clero et populo petit, si quid contra ipsum habeant. Nemine aliquid opponente, Episcopus illum admonet, et post aliquas preces ei imponit dexteram manum, dicens : « Accipe Spiritum... » Ampliùs ei imponit stolam transversam, dicens : « Accipe stolam...» et induit dalmaticà, sic aiens : « Induatte... » Insuper dat ei librum Ecangeliorum dexterà tanqendim, cum verbis : « Accipe potestatem... » Tandem pro ipso orat.
1° L'Archidiacre présente les Ordinands à VEvêquc. Cette fonction répond à celle qu'avait autrefois l'Ar-
chidiacre, en visitant le diocèse, de s'informer, auprès des curés et des hommes graves, de la conduite, des dispositions et du mérite des Clercs, et de désigner à l'Evêque, dans son rapport, ceux qui pouvaient être promus à un Ordre supérieur.
Du moment où le Clerc est devenu du for de l'Eglise, il est l'objet d'une surveillance incessante.
2° // les présente au nom de l'Eglise. Il ne dit pas : Je vous demande, ou, le Clergé vous prie , mais : La sainte Eglise notre Mère vous demande et vous prie d'ordonner ces Sous-Diacres : « Ut nimirùm discant Pontifices neminem ex humanâ gratià, vel ex quâlibet privatà prece ad Ordines recipere, sed Ecclesiae solùm flagitantis postulationibus acquiesçant; et quodsancta Tridentina Synodus, sess. xxm, de Reformatione, decrevit, nullum debere ordinari cogitent qui judiciosui Episcopi non sit utilis, aut necessarius suis Ecclesiis : mone antur verô Ordinandi, ne se ultrô ingérant, sed nec postulanti suam operam Ecclesia3 desint, utilitabus ejus serviant, voluntati obsecundent. » (Catal. citante Hallier.)
Cette cérémonie n'a lieu que pour les Ordres hiérarchiques, c'est-à-dire l'Episcopat, le Sacerdoce et le Diaconat : « Quia scilicet hos antiquitùs prœsertim à clero et populo electos, cœterorum autem graduum distributioni trium, veracium testimonium cum Episcopi approbatione suffecisse, ex Anacleto edocemur. » (Catal.)
3° L'Evêque adresse à l'Archidiacre cette question : « Scis illos dignos esse ? » Pour l'acquit de ma conscience et de la votre, dans l'intérêt spirituel et même temporel de ces aspirants, savez-vous s'ils sont dignes d'un honneur et d'un emploi plus élevés, dignes d'être promus au Diaconat ?Se sont-ils exercés dans les vertus et les devoirs de leur Ordre? Leur vie est-elle depuis longtemps édifiante, et peut-on se promettre qu'après leur ordination elle le sera plus encore?
La forme de cette question rappelle l'antique usage de consulter le peuple sur le choix des Diacres, des Prêtres et des Evoques. La présence des fidèles était jugée nécessaire, afin que tous, persuadés du mérite, de l'élu, lui obéissent plus volontiers. Si le sujet proposé était agréé, on répondait : « Dignus est, justus est. » Ce qui a suggéré à saint Ambroise ces paroles : « Nescii bomincs et indocti in eorum Ordinationibus clamant et dicunt : Dignus est, et justus est; et conscientia misera : Indignus est, et injustus est. » (DeDignit. Sacerd.)
4° L'Archidiacre répond : « Quantum humana fragilitas nosse sinit... » Pour porter un témoignage absolu, il faudrait lire 1° dans le cœur de Dieu, et connaître sa pensée et ses desseins sur les aspirants ; 2° dans le cœur des aspirants , et connaître leurs intentions et leurs dispositions intimes.
« Notandum denique ex laudato Halliero superest, bumanam fragilitatem Archidiaconum de dignitate praesentatoruminterrogatum praemittere tanquam excusationem, ne forte audax et temerarius videatur, si de retanti momenti ac ponderisjudicium ferre prsesumat; si testari audeat hominem aliquem huic muncri ferendo parem esse. Hinc ingens olim peritia, industria, fidelitasque necessaria fuit ArcJiidiacono , quippe qui oculus est et manus Episcopi, ejusque jurisdictionis administer. » (Catal.)
5° UEvèque dit à ceux qui auraient des charges contre les Ordinands de les produire. Encore que l'Evêque ait le pouvoir de conférer l'Ordre, et que le eboix ou le consentement des laïques ne soit pas nécessaire sous peine de nullité, il est néanmoins très-utile de s'assurer du mérite des Ordinands, de les produire dans l'assemblée la plus solennelle, d'écouter et de ■>eser les reproches qu'on pourraitleur faire. Cetaverlissement n'est plus qu'un souvenir de l'ancienne dis-
cipline, mais l'Evêque a pris d'avance ses mesures par les publications, les informations et les examens.
Les publications ont lieu à la messe paroissiale. Elles précèdent l'Ordination des Sous-Diacres , quoique , d'après le pape Anaclet , le Diaconat , la Prêtrise et l'Episcopat fussent seuls soumis à l'élection du clergé et du peuple. L'importance du Sous-Dmconat devenu Ordre sacré donne la raison de cette pratique.
« Illud autcm hic nefas est omittendum, eâ Episcopi admonilione ideô admoneri omnes ut in prodendo promovendorum crimina memores suit conditions* suce, ne scilicet vel tanquam invidi ac maledici audiant, si bonorum famam carpant -, vel imprudentia? atque injustitise nota inurantur, si ignota crimina pandant, et in probatione deficiant. » (Catal.). « Etenim, » dit Hallier, « ecclesiasticis legibus sub pœnâ etiam excommunicationis unusquisque deterretur, ne Clerici crimen objiciatquod probare non possit. Grave est enim si Clerici fama uniuscujuscumque convicio pateat, si Ordinationes turbcntur, si Clerico purgandi se nécessitas ad cujusque libitum imponatur. »
G0 La cérémonie de la prostration, renouvelée au Diaconat et à la Prêtrise, montre à l'Ordinand, par celte expression sublime de l'immolation la plus entière, combien profondément il doit s'humilier, pour mériter l'honneur du Sacerdoce et le diadème immortel qui en sera la récompense, et s'humilier encore et s'humilier toujours, à l'exemple du souverain Prêtre dont saint Grégoire pape a écrit ces belles paroles : « Veniendo quippe ad redemptionem nostram, quosdam, ut ità dicam, saltus dédit. Vultis, fratrescarissimi, ipsos ejus saltus agnoscere? De cœlo venit in ulerum, de utero venit in prœsepe, de prœsepe venit in crucem, de cruce venit in sepulcrum, de sepulcro rediit in cœlum. » (Hom. 29.)
7° L 'Oraison, qui, au lieu de suivre la collation de
l'Ordre, comme dans les quatre moindres, la précède pour le Diaconat et pour la Prêtrise, indique qu'il s'agit ici d'une consécration spéciale, et que, pour l'obtenir, les assistants ne sauraient trop ranimer leur foi et redoubler leurs prières. C'est par cette Oraison, et parla magnifique Préface à laquelle elle prépare, que l'Evèque arracbe pour ainsi dire tous les esprits à la terre et au temps, et les transporte à travers les cieux des cieux jusqu'au sein de la Divinité même : « Cogitatio omnis carnalis et saecularis abscedat , ideô et Sacerdos, Prœfatione prœmissà, parât fratrum mentes. » (S. Cyp. de Orat. Domin.)
8° L'Evèque étend sa main droite sur la tête de F Ordinand. L'imposition des mains signifie : 1° la protection de Dieu, pour deux raisons, dit Hallier : « Prima, quia, cùm manus sit operationis principium et instrumentum, caetera applicans instrumenta, rectè concursûs Dei, cooperationis, vocationis, et inspirationis symbolum esse potest. Altéra est, quia, cùm ad periculum capitis avertendum manus statim accurrat, ipsum tegendo et defendendo ; convenientissimè manus praesens subsidium Dei, et tegmen représentât. » — 2° La soumission à Dieu: « Utmoneantur,»[ditlemême auteur, « omnes ità sacris ministeriis incumbere, quasi aub Deo, et divinas capiti suo impositas manus semper babeant, ac sinimirùmDeo movente, dirigente et manibus veluti eos deducente, divina omnia munia aggrediantur, prosequantur, perficiant. » — 3° La communication de la grâce de Dieu : « Diaconus suscipil supra caput Episcopalem dexteram, quse demonstrat gratiae adumbrationem, et illius à Cbristo participationem, quandoquidem et ipse Apostolis manus imposuerit.Ipse etenim elevans manus, dixit : Bencdic eos, et Spiritus descendens capitibus eorum insedit ; ideô manuum impositione gratiam omnes accipiebant. Et sic ut manus Dei nos creaverunt, sic nunc manus dis-
ponit ad refornjf.tionem et recreationem hominum. » (Simeon. Thessal. de sacris Oi'd.)
C'est la droite qu'impose l'Evèque, « ut robastior, » dit Hallier, « rnotùs principium, felicitatem ac rectitudinem manifestans. »
9° Lui seul impose la main : « Quia non ad Sacerdotium, sed ad ministeriuui consecratur Diaconus, » dit le Pontifical après saint Grégoire et le ive Concile de Cartilage. Donc, en imposant les mains au Diacre, les Prêtres feraient un signe faux, puisque cette cérémonie est un signe de communion et de fraternité , une manière de partager avec les Ordinands la dignité et l'esprit du Sacerdoce. On ne peut rien conclure contre cette abstension de ce qui se fit à l'Ordination des sept premiers Diacres : « Cùm Diaconorum Ordinatio facta sit ab Apostolis simul congregatis, fequum erat ut omnes manus imponerent, quamvis id minime esset necessarium, cùm unicus Apostolus sufficere potuisset. » (Catal.)
Paroles du Pontifical.
ire PaeTIE.
AVIS. J Comme à la page 2-J.
Ordinandis in modum coronœ coram Pontifîce genuflexis, Archidiaconus offertns illos Ponlifici dicit :
Reverendissime Révérendissime Père , la sainte
Pater , postulat Eglise catholique notre Mère vous
sancta Mater Ec- demande d'élever au Diaconat ces
clesia catholica , Sous-Diacres, afin que, saints eux-
ut hos présentes mêmes et attachés à la vérité ca-
Subdiaconos ad tholique , ils puissent se dévouer à
onus Diaconii or- l'enseignement et à la sanctifica-
dinetis. tion de leurs frères.
Pontifex interrogat, dicens :
Scis illos dignos Savez-vous s'ils en sont dignes? esse? Pouvez-vous donner des garanties
de leur régularité et de leur capacité? L'Eglise aura-t-elle à s'applaudir de ce choix?
Respondet Archidiaconus :
Quantum hu- Autant que la faiblesse humaine mana fragilitas permet de le connaître, après avoir nossesinit, et scio pris toutes les précautions et tous et téstificor ipsos les renseignements, je sais d'une dignos esse ad hu- certitude morale , et j'atteste dejus onus officii. vantDieu et dans ma conscience, qu'ils sont dignes de cet office.
Et Pontifex dicil :
Deo gratias. Rendons grâces à Dieu qui va do-
ter son Eglise de dignes Ministres.
Pontifex cum mitrà sedens , Clero et Populo annuntiat , dicens :
Auxiliante Do- Avec le secours du Seigneur nomino Deo , et Sal- tre Dieu qui nous éclaire et nous vatore nostro Je- dirige dans celle œuvre importante, su Christo, eligi- et de notre Sauveur Jésus-Christ mus hos prœsen- qui n'a rien tant à cœur que l'exaltes Subdiaconos in tation de son Eglise, nous choi- OrdinemDiaconii. sissons, sur le témoignage qui Si guis habet ali- vient d'être rendu , ces Sous-Dia-
quid contra illos , cres pour l'Ordre du Diaconat. Si
pro Deo et prop- quelqu'un sait quelque chose dont.
ter Deum, cum fi- la révélation puisse modifier notre
duciâ exeat et di- jugement et arrêter notre main
cat; verumtamen déjà levée, au nom de Dieu à qui il
memor sit condi- doit la vérité, et pour Dieu dont la
lionis suœ. gloire est ici intéressée , qu'il se
présente avec confiance et qu'il
parle -, cependant qu'il n'oublie pas
sa condition, la responsabilité qu'il
assume , l'obligation où il est d'être
vrai et prudent, sans exagération
et sans passion.
El faclà aliquali morà, Poniifex couverions sermonern ad Ordinandos , admonet eos , dicens :
Provehendi, Fi- Très-chersFils, qui, par une grâce lii dilectissimi, ad spéciale, allez être élevés à l'Ordre Xeviticum Ordi- des Lévites, pensez mûrement à nem,cogitatemag- quelle éminente dignité vous aspinoperè ad quan- rez, dans l'Eglise où les moindres tu m gradum Ec- fonctions sont déjà si nobles; car clesiœ ascenditis. un Diacre est chargé de servir a Diaconum enim l'autel comme principal témoin et oportetministrare premier coopérateur du Sacrifice, ad altare , bapti- de baptiser solennellement en cas zare, et prœdiea- de nécessité , et de prêcher la pare. Sanc in veteri rôle de Dieu, quand le Prêtre ne le Lcge ex duodecim peut faire et que l'Evêque y autouna tribus Levi risc. Dans l'ancienne Loi, parmi les electa est , qu;c douze tribus, Dieu avait choisi speciali devotionc celle de Lévi , pour lui confier à Tabernaculo Dei, jamais la garde du Tabernacle , ejusque sacrificiis figure de nos sanctuaires, et le miiftu perpetuo de- nistère sacré de son culte , sym-
scrviret.Tantaque boîe de nos cérémonies et de nos ùignitas ipsi con- mystères; il Féleva à une dignité cessa est, quùd si grande, que nul, roi ou pronullus, nisiexejus plièle, ne pouvait remplir ces foncttirpe , ad divi- tions, s'il n'appartenait à cette trinum illum cultum bu; tellement que , par un insigne alcuc officium mi- privilège héréditaire qui l'honorait nistraturus assur- aux yeux des anges et des hommes, geret; adeô ut elle devint et fut appelée la tribu grandi quodam du Seigneur» C'est de cette tribu . privilegio heeredi- très-chers Fils, que vous prenez latis, et tribus Do- aujourd'hui le nom et les fonctions mini esse merere- sublimes; parce que vous avez été tur, et dici : quo- choisis entre mille pour l'office lérum hodiè , Filii vitique dans le service du Taberdilectissimi,etno- nacle véritable, l'Eglise de Dieu, men et officium qui, toujours sous les armes , diritenetis, quiainmi- gée par son Généralissime et les nisterium Taber- divers officiers de sa hiérarchie , naculi testimonii, combat sans cesse depuis dix-huit id est Ecclesiœ siècles contre ses ennemis; ce qui Dei, eligimini in a fait dire à l'Apôtre : « Nous n'alevitico officio , vons pas à combattre contre la chair quœ , semper in et le sang , comme les guerrier; procinctu posita, ordinaires, mais contre les princiincessabili pugnà pautés et les puissances, c'est-àcontra inimicos dire les démons, autrefois enrôlés dimicat ; unde ait dans la milice angélique ; contre Apostolus : « Non les princes du monde , de ce siècle est nobis coïlucta- de ténèbres , sur lequel le péché tio adversùs car- leur a donné l'empire, contre les nem et sangui- esprits malins répandus dans l'air, nem, sed adver- dont l'artifice consiste à aveugler sus principes et notre intelligence pour corrompre, potestates , adver- notre cœur. » Cette Eglise est sus mundi recto- comme le Tabernacle, qu'il fallait
res , tenebrarum porter d'un campement à l'autre et harum, contra spi- garder contre les légions ennemies: ritualia nequitice , soulevez-la par une prédication dii"n cœlestibus. » vine qui détache les cœurs de la Quam Ecclesiam terre, ornez-la et défendez-la par Dei, velutiTaber- desexemples de sainteté et de perfecnaculum , portare tion qui paralysent l'effet des scanet muniredebeiis dales. Lévi signifie ajouté ou choisi: ornatu sancto , et vous , très-chers Fils , héritiers prsedicatu divino, de ce nom , soyez élevés au-dessus exemplo perfecto. des désirs charnels et des concu- Levi quippe inter- piscences terrestres qui combatpretatur addilus , tent contre l'âme en la dégradant sive assumptus. Et et la souillant. Soyez purs dans vos vos , Filii dileetis- affections, chastes dans vos actions, simi, qui ab hae- sans souillure et sans tache, comme reditate paternâ il convient à des ministres de Jénomen accipitis , sus-Christ, à des anges terrestres , estote assumpti à à des dispensateurs des Mystères earnalibus dcside- de Dieu, afin que vous soyez dignes riis, à terrenis d'être comptés dans la hiérarchie concupiscentes , sacrée , dans l'héritage et la tribu quae militant ad- chérie qui forme le cortège et la versus animam : cour du Seigneur. Et comme vous estote nitidi,mun- coopérez directement à l'adminisdi , puri , casti , tration du Corps et du Sang du sicut decet minis- Seigneur, soyez en garde contre tros Christi et dis- tous les attraits de la chair , metpensatores Mys- tant une barrière entre la volupté îeriorum Dei ; ut et chacun de vos sens ; car l'Ecridigni addamini ad ture dit : « Soyez purs , vous qui numerum eccle- portez les vases du Seigneur. » siastici gradûs; ut Pensez à saint Etienne, que son hœreditas et tri- éminente chasteté fit choisir par bus amabilis Do- les Apôtres pour la même fonction-, mini esse merea- imitez celui à qui vous succédez.
mini. Etquiacom- Ayez soin de retracer dans vos acininistri et coope- tions , comme dans un tableau vira tores estis Cor- van t, l'Evangile que vous annoncez, poris etSanguinis afin qu'on dise de vous : « Bienheu- Domini, cslote ab reux les pieds de ceux qui annonomniillecebrâcar- cent la paix, qui annoncent les nis alieni , sic- vrais biens. » Ayez pour chaussure ut ait Scriptura : les exemples des Saints , soyez-en « Mundamini , qui précédés , accompagnés , suivis , fertis vasa Domi- afin de préparer les voies à l'Evanni. » Cogitate bea- gile de paix , et de montrer comtum Stepbanum, ment on peut et on doit le pratimerito prsecipuœ quer. Que le Seigneur vous l'ao castitatis ab Apo- corde par sa grâce, stolis ad officium istudelectum.Curate , ut quibus Evangelium ore annuntiatis , vivis operibus exponatis, ut de vobis dicatur : « Beati pedes evangelizantium pacem, evangelizantium bona. » Habete pedes vestros calceatos Sanctorum excmplis , in prseparatione Evangelii pacis. Quod vobis Dominus ^concédât pcr gratiam suam. #. Amen.
2io Paroles du Pontifical.
2me PABTIE.
AVIS, f Comme à la page 23.
Ordinandis genufexis , Pontifex sedens in fuhlistorio cura mitrà , Clerum et Populum alloquitur, dicens :
Commune vo- Sollicitons par nos prières faites tum communis o- en commun l'accomplissement de ratio prosequatur-, nos communs désirs, afin que, par ut hi, totius Eccle- les vœux réunis de toute l'Eglise, siée prece , qui ad ceux qui se préparent au ministère Diaconatùs minis- sublime du Diaconat reçoivent effiterium prœparan- cacement et abondamment la bétur, Leviticse be- nédiction de l'Ordre lévitique, qu'ils ne f dictionis Or- brillent de l'éclat d'une conversadine clarescant, tion et d'une vie spirituelle, et faset spirituali con- sent rejaillir autour d'eux la grâce versatione prœful- et la sainteté dont ils sont pleins, gentes , gratià Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, sanctificationis e- qui , étant Dieu , vit et règne avec luceant : prsestan- le Père et le Saint-Esprit dans les te Domino nostro siècles des siècles.
Jesu Christo, qui eum Pâtre et Spiritu sancto vivit et régnât Deus in seeeula saeculorum.
Deinde surgens cum mitrà Pontifex, stans versus ad Ordinandos dicit , altà voce legendo :
Oremus , Fra- Nos très-chers Frères, prions ires charissimi , tous ensemble Dieu le Père tout-
DeumPatrem ora- puissant de répandre, dans sa minipotentem , ut séricorde , ses bénédictions et ses super hos famulos gràecs les plus efficaces et les plus suos, quosad offi- abondantes sur ses serviteurs, qu'il eium Diaconatùs a daigné choisir, malgré leur indidignatur assume- gnilé et leur misère , pour l'office rc, benedictionis du Diaconat; de conserver en eux suœ gratiam cle- pleine et entière jusqu'au terme de menter effundat, leur carrière la grâce de leur concisque consecra- sécration, et d'exaucc .• nos prières tionisindultaepro- si conformes à ses désirs, dans sa pitius dona con- clémence toujours favorable aux servet , et preces supplications de son Eglise ; afin nostras clementer que sa grâce, effusion de sa bonté, exaudiat; ut quee accompagne et ratifie l'acte de nonostro gerenda tre ministère, et que sa bénédiction sunt ministerie , sanctifie et confirme dans l'esprit suo benignus pro- de leur vocation ceux que nous sequatur auxilio , croyons , d'après nos lumières et etquossacrisMys- les témoignages reçus, devoir conteriis exequendis sacrer au service des saints Autels : pro nostrâ intelli- Par son Fils unique Notre-Seigneur gentià credimus Jésus-Christ, qui, étant Dieu, vit et offerendos, suàbe- règne avec lui en l'unité du Saintne-j-dictionesanc- Esprit, tificet et confirment : Per unigenitum Filium suumDominumnostrum Jesum Christum , qui cum eo et Spiritu sancto vivit et régnât Deus.
Deinde , deposità mitrâ et extensis ante pectus manibus, dicit: Per omnia saecula sceculorum. iy. Amen. y. Dominus vobiscum, #. Et cum spirilu tuo. y. Sursùm corda, ç'. Habemus adDominum. y. Gratias agamus Domino Deo no&tro. r\ Dignum et justum est.
Verè dignum II est vraiment juste et raison-
et justum est , nable, il est équitable et salutaire,
œquum et saluta- c'est le cri de la nature et le be-
re, nos tibi sen*- soin du cœur, de vous rendre grâ-
per et ubique gra- ces en tout temps et en tous lieux,
tias agere , Do- sans interruption et sur tous les
mine sancte, Pa- points de l'espace, Seigneur saint.
ter omnipotens , Père tout-puissant, Dieu éternel,
œterne Deus , bo- qiu donnez tous les honneurs au
norum dator , or- ciel et sur la terre , qui distribuez
dinumque distri- selon votre bon plaisir toutes les
butor, atque offî- dignités, et qui dispensez confor-
ciorum dispositor, mément à vos éternels décrets tou-
qui in te manens tes les fonctions sublimes ou vul-
innovas omnia , et gaires; qui, immuable en vous-
cuncta disponis même , renouvelez toutes choses
per Verbum , vir- dans la nature et d'une façon plus
tutem , sapien- admirable encore dans la société
tiamque tuam, Je- chrétienne, et disposez tout dans
sum Christum Fi- le monde et spécialement dans la
lium tuum, Do- hiérarchie ecclésiastique par votre
niinum nostrum , Verbe, votre vertu toute-puissante,
sempiternâ provi- rotre sagesse infinie , Jésus-Christ
dentiâ préparas, votre Fils, notre Seigneur*, vous
et singuiisquibus- dont la providence éternelle pré-
que temporibus pare de loin et distribue à point
• ptanda dispen- nommé toutes choses suivant le
sas. CujusCorpus, besoin des temps et les circonstan-
Ecclcsiam vidcli- ces ; vous qui accordez à son Corps, cet tuam, cœles- c'est-à-dire à votre Eglise, ornée trum gratiarum par la variété des dons célestes varietate distinc- qu'énumère l'Apôtre, et ne formant tara, suorumque qu'un tout, par une loi admirable connexam distinc- qui réunit tous les membres , maltione membro- gré leur multitude, dans l'unité du rum, per legem même esprit, de la même foi , du mirabilem totius même baptême, de s'étendre et de compaginis uni- se développer incessamment pour tam , in augmen- agrandir le temple vivant où vous tum templi tui êtes adoré ; vous q«i, pour remplir crescere dilatari- les fonctions sacrées du sanctuaire que largiris ; sa- et combattre en votre nom et pour cri muneris servi- votre gloire, avez établi trois Ordres tutem trinis gra- d'officiers et de ministres , comme dibus Ministro- vous choisîtes autrefois les enfants rum nomini tuo deLévi, qui, par leur fidélité dans militare consti- des fonctions mystérieuses et figutuens 5 electis ab ratives exercées dans votre temple, initio Levi filiis , ont acquis pour eux et leur postéqui in mysticis rite l'héritage éternel d'une bénéoperationibus do- diction pleine de grâce et de granmûs tuœ fidelibus deur. Regardez aussi avec bonté excubiis perma- de l'œil de votre tendresse, nous nentes, hœredita- vous en conjurons, Seigneur, vos tem benedictionis serviteurs attirés par un merveilœternae sorte per- leux ensemble de grâces et un conpetuâpossiderent. cours providentiel de circonstances Super hos quoque dans votre sanctuaire , et que nos faniulostuos,quœ- mains humbles et suppliantes vous sumus , Domine , consacrent pour servir à l'autel placatus intende , dans l'office du Diaconat. Nous quos tuis sacris sommes hommes , sujets à l'igno- Altaribus servitu- rance et à mille faiblesses ; nous rosinofficiumDia- comprenons peu votre divine sa-
conatûs suppliei- gesse et votre souveraine raison inter dedieamus. Et Animent élevées au-dessus de nonos quidem , tan- tre raison et de notre sagesse; mais quam homines di- nous apprécions leur conduite auvinisensûsetsum- tant que nous le pouvons|;et, tels ma? rationis ig- que nous les connaissons, nous les nari , horum vi- jugeons propres à ce ministère, tam quantum pos- Vous, Seigneur, à qui rien n'ésumus , œstima- chappe de ce qui nous est caché , mus. Te autem , qui n'ignorez pas ce qui nous est Domine , qute no- inconnu , qui connaissez les secrets bis sunt ignota les plus profonds, et sondez les non transeunt, te cœurs les plus impénétrables, vous occulta non fal- pouvez, par votre jugement céleste lunt. Tu cognitor et toujours infaillible, examiner es secretorum ; tu leur vie , réparer en les pardonscrutator es cor- nant les fautes qu'ils auraient dium ; tu horum commises, et leur accorder ce qui vitam cœlesti po- leur manque pour s'acquitter de teris examinare leurs devoirs, judicio, quo semper prœvales, et admissa purgare, et ea quœ sunt agenda concedere.
Paroles du Pontifical.
5me Partie.
AVIS. J Comme à la page 25.
Hic solus Pontifex rnanum dexteram extendens , ponit super caput cuilibet Ordinando , dicens singulis :
AccipeSpirilum Recevez l'Esprit diamétralement sanctum ad robur, opposé par sa sainteté à l'esprit du et ad resistendum monde, afin que, fortifié et comme diabolo et tenta- divinement trempé , vous puissiez tionibus ejus. In résistera Satan jaloux de la gloire nominc Domini. que vous allez rendre à Dieu, et aux tentations de vanité , d'impureté , d'avarice , de colère , auxquelles vous serez exposé : au nom du Seigneur , par sa puissance et pour sa gloire.
Posteà prosequitur in primo tono, extensam tenens mon num dexteram usque in finem Prœfationis.
Emittc in cos , Répandez sur eux , nous vous en quaesumus, Do- prions, Seigneur, votre Espritsaint, mine , Spiritum pour que , rendus forts et invincisanctum , quo , in blés par la communication de ses opus ministeriitui sept dons, ils remplissent avec fidcfideliter exequen- lité, probité et édification, votre dijSepliformisgra- ministère. Que toutes les vertus, tisetuœmunerero- dans leur perfection et leur pléniborentur.Abundct tude, abondent et éclatent en eux: in eis totius forma une autorité sage , dont ils usent virtutis , auctori- sans vanité et sans violence ; une
tas modesta, pu- modestie exemplaire, qui les accomdor constans , in- pagne partout et toujours ; la punocentiœ puritas, reté inaltérable de l'innocence la et spiritualis ob- plus angélique •, une constante et servantia disci- universelle observation de la disciplinée. In mori- pline et de toutes les règles de l'Ebus eorum prœ- glise et de leur emploi. Que vos ceptatuafulgcant, préceptes brillent à tous les yeux ut siiae caslitatis dans leur conduite comme dans un exemplo imitatio- miroir; que le peuple , frappé de nemsanctamplebs leur intégrité , se sente saintement acquirat ; et bo- attiré à les imiter. Faites qu'ayant num conscientiee le témoignage d'une bonne contestimonium pra;- science , purs devant Dieu et irréferentes , in Chri- procbables devant les hommes , ils stofirmietstabiles demeurent fermes et stables au persévèrent , dig- service de Jésus-Christ , ne regarnisque successio- dant jamais en arrière, et que, s'acnibus de inferiori quittant bien des fonctions de leur gradu per gratiam degré, ils méritent par votre grâce tuam capere po- de monter à un degré supérieur, tiora mereantur.
Dein submissâ voce dicil : Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum , qui tecum vivit et régnât in unitate ejusdem Spiritûs sancti Deus, per omnia srccula sœculorum. r'. Amen. Post hœc , Pontifex sedens cum mitrà cuilibet Ordinando ante se genuflexo , stolam , quant singuli in manu habent, imponit successive super* humerum sinistrum , dicens singulis t
Accipe stolam f Recevez l'étole blanche , livrée
candidamdemanu de gloire et symbole de pureté : ce
Dei radimple mi- n'est pas un roi terrestre, c'est le
nislerium tuum ; Roi des rois qui vous la donne, Dieu
potens enim est au service duquel elle vous attache Deus, utaugeat ti- et dont vous devez imiter la sainbi gratiam suam. teté 5 accomplissez votre ministère Qui vivit et régnât avec zèle et innocence , conservant in saecula sceculo- votre ctole intacte et immaculée rum. $. Amen. jusqu'à ce qu'il vous la redemande. Que si les difficultés sont grandes , rassurez-vous dans la pensée que Dieu a le pouvoir d'augmenter incessamment en vous la grâce et la force, lui qui vit et règne...
Facicns super quemlibet corum signum crucis. Et Ministri reflectent capita stolœ , et alligabunt sub brachio dextro. Posthœe, Pontifex accipiens dalmaticam, induit eà quemlibet , singulis dicens :
Induat te Do- Que le Seigneur, vous donnant minus indumento son esprit , ses vertus, sa vie, vous salutis et vesti- revête d'un habit de salut, dans mento lœtitipe , et vos combats contre les démons et dalmaticà justitiœ les passions ; qu'il vous, couvre à circumdet te sem- jamais tout entier d'un vêtement per. In nomine de joie , en vous faisant participer Domini. #. Amen, à ses humiliations et à ses souffrances, source de consolations ineffables; qu'il vous enveloppe de la dalmatique de justice , en vous animant à la pratique de tous vos devoirs envers Dieu , le prochain et vous-même : au nom du Seigneur. #. Ainsi soit-il.
Postremb Pontifex accipil ettradit omnibus librum Evaihgeliorum quem manu dexterà tangunt , dicens :
Accipe potesta- Recevez le pouvoir de lire sotem legendi Evan- lennellement l'Evangile , cette letgelium in Eccle- tre venue du ciel , dans l'Eglise de siâ Dei, tam pro Dieu, tant pour les vivants à qui le vivis quàm pro Sacrifice mérite de nouvelles grâdefunctis. In no- ces, que [pour les défunts dont il mine Domini. acquitte les dettes : au nom du Sei-
#. Amen. gneur. #. Ainsi soit-il.
Quo facto, Pontifex stans sine mitrâ, ad altare conversus, dicit : Oremus. Et Ministri : Flcctamus genua. b?. Levate. Et vertens se ad Ordinatos , dicit :
Exaudi , Domi- Exaucez nos prières , Seigneur , ne , preces nos- et du haut de votre trône envovez tras, et super hos sur vos serviteurs l'Esprit qui comfamulos tuos Spi- munique les bénédictions et les ritum tuae bene f- grâces 5 afin qu'enrichis des dons dictionis emitte ; célestes , ils puissent par leur sainut cœlesti munere teté plaire à votre Majesté, et par ditati , et tua? Ma- Téclat de leurs exemples présenter jestatis gratiam à tous les fidèles un modèle de verpossint acquirere, tus. Par Notre - Seigneur Jésusct benè vivendi Christ votre Fils...
aliis exemplum prœbere. Per Dominum nostrum Jesum Christum, Filium tuum , qui tecum vivit et régnât in-unitate ejusdem Spiritûs sanc-