ROUTES DU CAP ROXO AUX ILES DE LOS
Entre Grav^ford et Tamara, le flot est généralement dirigé Yers le N. E., le jasant vers le S. O.
Entre File Factory et FUe Tumbo, le flot porte N. N. E. et le jusant S. S. O. à peu près, suivant les contours de la côte Est de Factory.
Dans le S. des lies, les courants reprennent la direction N. E. et N. N. E. avec flot, S. 0. et S. S. O. avec jasant.
Au N. de Factory et de la pointe Tumbo, à l'entrée du Rio- Sangareab, le courant de flot porte E. et E. N. E., le jusant O. et O. S. O.
On doit donc se déGer beaucoup des courants autour du groupe des îles de Los.
Ces îles paraissent être aussi un produit volcanique comme celles des Bissagos : toutes présentent à leurs côtes des masses de roches ferrugineuses et basaltiques, qui les protègent et en rendent parfois Taccès difficile; une riche végétation les recouvre, et le sol en est très-fertiie ; on y remarque quelques bao* babs de grandes dimensions.
Les Iles passent pour saines.
Les gens du pays n'acceptent en échange de leurs denrées que de l'argent. Ils appartiennent à la tribu des Soozees, peuplades répandues depuis le Rio-Pongo jusqu'à la rivière Morebiah, où commencent celles des Mandingues. Les Soozees habitent plusieurs grands villages dans les environs du mont Kakulimah.
Les saisons aux îles de Los sont, ainsi que les venls, les mêmes que celles de la côie du Rio-Pongo.
Nous avons, en parcourant la côte depuis le cap Roxo, décrit les routes qui conduisaient aux îles de Los, en traversant uux ties de'^r^s. les canaux de l'archipel des Bissagos; nous allons terminer en donnant quelques indications sur les routes à faire pour s'y rendre, en contournant les accores extérieures de cet archipel, et compléter les observations générales sur ces parages.
Lorsqu'on part du parallèle du cap Roxo à 20 milles à l'O. de ce cap, la route, pour se rendre dans le S., sera le S. S. 0. jusqu'au parallèle de 1 1'' 0' de latitude N. Cette route fera passer à 10 milles dans l'O. des brisants de l'O., de l'embouchure du Rio-Géba, e( mettra au large de tous les dangers.
R tûtes da r.ip Roxo
108 LES BISSAGOS.
Du parallèle de 11"" de latitude N. , on mettra le cap nu S. 26^ E. jusqu^à ce qu on atteigne celui de 10^ 40' ou du plus Sud des brisants du S. E. des Bissagos dont on passera ainsi à 14 milles dans le S.
On gouvernera alors au S. 49<* 30' E. à peu près sur le& iles de Los, en les maintenant un peu dans le S. Fonds. Dans ce trajet* on ne devra pas trouver des fonds au-dessous
de 15 ou 13 mètres, et ces fonds ne se rencontreront qu'en face du canal du Rio-Géba un peu au N., et près des Iles de Los, sur leur méridien. Dans toute la route, on les trouvera plus grands. Les plus considérables seront de 71 mètres, et ou les aura entre le parallèle de 11*' et celui de IO040' ; dans TO. de rarchipel des Bissagos et partout ailleurs, ils permettront de mouiller au besoin.
Les fonds seront v;ise jusqu'à ce qu'on ait atteint le parallèle des brisants de TO. du Rio-Géba. Dès qu'on passera au S. de ce point, les fonds se dégageront de plus en plus de la vase, et peu après ils n'en présenteront que de légères traces.
Leur nature deviendra bieniAt sable gris, sable blanc fin, sable gravier ou coquilles, jusqu'au parallèle de 10<> 40' de latitude N.
A la route indiquée depuis ce dernier parallèle, on trouvera les mêmes espèces de fonds jusqu'aux iles de Los, près desquelles seulement les fonds de vase reparaîtront à 12 ou
15 milles de la côte ; on trouve aussi parfois dans leurs para^ ges des fonds de sable rouge, comme à la hauteur du Rio- Pongo.
On observera encore qu'entre les méridiens des Alcatras et du Conflict-Reef, la nature dominante du fond est sable blanc pur ou légèrement mêlé de coquilles brisées ; c'est une remarque sûre pour reconnaître l'approche de ces dangereux plateaux. La route indiquée précédemment fait passer à 13 milles des dangers le plus au S. du Conflict-Reef.
Aux accoresde l'archipel des Bissagos dans TO., les fonds, depuis 65 mètres, diminuent assez graduellement jusqu'à
16 mètres; on fera prudemment de ne pas s'approcher de cette accore par moins de 18 mètres, car, sur quelques points, les fonds sautent brusquement de 16 mètres à 6<" 5 et 4°* 9.
ROUTES DU CAP ROXO AUX ILES DE LOS. lOÔ
bans le S. de Tarchipel des fiissagos, les fonds ne suivent aucune règle d'augmentation ou de diminution, ils ne sont ja^^ niais au-dessous de 19 mètres» sauf aux approches des bancs* Mais, à la route indiquée, on remarquera des variations brusques de 19 à 32 et 49 mètres, et réciproquement. Elle coupe en effet des plateaux qui, partant de remboucbure du canal Oriental, rayonneraient mt divers points entre le S. 0. et le S. E., plateaux séparés par des fosses de profondeur inégale, creusées sans doute par le mouvement des eaux de ce canal. On ne pourrait comparer mieux le fond de la mer, dans cette partie, qu'à un champ divisé par des sillons.
Quand on s'écarte du Rio^Géba où les marées sont régulières, couraou. comme nous Tavons indiqué, pour se rendre dans le N. ou dans le S., les marées perdent bientôt cette régularité» et les courants n'ont plus rien de périodique, si ce n'est à une petite distance de la côte de Sénégambie, au N. du cap Roxo.
Au large de cette môme côte, les coiu^ants n'ont rien de fixe, bien que le mouv^nent le plus général des eaux soit vers le S. avec une vitesse variable de 12 à 15 et 20 milles en 24 heures.
Mais si l'on passe dans le S., le fait est encore bien plus sensible, car on ne trouve plus de marée aux accores de l'archipel des Bissagos, dès qu'on est au S. du parallèle des brisants de 1*0.
Aucun courant bien déterminé ne les remplace; seulement, par de nombreuses observations, j'ai reconnu que, comme sur la côte de Sénégambie, les différences Sud sont le plus généralement de 10, 15 ou 20 milles en vingt-quatre heures, et quelquefois plus ; puis les eaux, après avoir longé l'accore Ouest de l'archipel, se dirigent à peu près vers le S. E. lorsqu'elles en atteignent la partie Sud, jusqu'à l'ouvert du canal Oriental dans le voisinage duquel on retrouve les marées régulières, ainsi que nous l'avons dit précédemment, comme le long de la côte de Verga, du Rio-Pongo et aux îles de Los.
Mais, malgré la régularité des marées, on observe encore que, depuis l'accore Sud de l'archipel des Bissagos jusqu'aux îles de Los, il y a un mouvement général des eaux vers le S., qui, bien que peu sensible, est néanmoins très-appréciable.
Il faudra donc, dans les calculs de la route, faire entrer les considérations qui précèdent.
LES BISSÀGOS.
Canaux intérieur»
des Biseagos.
Premier canal intérieur.
Ile Lna.
Iles Coofthe, Kaniobe, Da-Punta.
Deuxième canal intérieur.
Le meilleur point de reconnaissance, pour atterrir aux îles de Los, est le mont Kakulimah.
Pour remonter des îles de Los à la côte de Sénégambie, soit par Tintérieur de Tarchipel des Bissagos, soit par l'extérieur, il sufBra de grouper les observations que nous avons données dans chaque localité, sur les vents et les courants qui régnent le plus généralement lors des diverses saisons.
Mous avons déjà dit qu'il existait plusieurs canaux intérieurs par lesquels on pouvait pénétrer dans le centre même des Bissagos; un aperçu rapide de ces canaux complétera la description précédente que nous avons faite de Tarchipel.
Le premier canal intérieur ou le plus Nord conduit du Rio- Géba au mouillage , près de la côte Ouest de File Da-Punta et de Casegut, où Ton fait un peu de commerce.
Ce canal a deux entrées sur le-Rio-Géba : la première à TO. de rUe Carashe, en prenant, pour en longer la côte, Talignement des brisants de Warang à Tlle Una la plus Ouest. On naviguera ensuite dans un canal dirigé de TO. à TE., formé au N. par la côte Sud de Tlle Carashe et de l'ile Corbelle ; au S., par la côte Nord des deux îles Una et les bancs qui les prolongent vers le N., la petite île Cooshe, la côte Nord de Kaniobe, la côte Ouest de Tile Da»Punta, Casegut et Formosa, et les bancs qui les garnissent.
Quand on aura contourné à bonne distance, dans TO., l'He Carashe, la route, jusque sur le méridien de File Corbelle, sera à peu près TE. lO'^S., puis du méridien de cette î^l'E.lô^'N. jusqu'au mouillage. Dans ces routes, les fonds varieront depuis 21 mètres jusqu'à 9" 7. On jette l'ancre près de la côte Ouest des îles Da-Punta et de Casegut ou an N. de File Kaniobe.
Dans la seconde passe d'entrée on mettra, l'une par l'aun^e, la pointe Ouest de Kaniobe et la pointe Ouest de la petite île Cooshe, située au S. O. de la première. Sur le plateau de Co^ belle , le moindre fond sera de 1"^ 6 ; ce plateau a 4 milles d'étendue du N. au S.; puis on tombera dans les fonds de 15 à 16 mètres, qui sont ceux du canal; cette passe est entre File Corbelle à FO. et les bancs de Casegut à l'Est. Les courants suivent à peu près la direction des rives.
Le deuxième canal intérieur conduit du Rio-Géba au mouil-
ILE ORAKAN. lit
hge, sur la côte Ouest de Tile Formosa ati S. du groupe des Iles des Perroquets et du plateau de ce nom.
Son entrée sur le Rio-Géba est la même que celle du précédent, dans rO. de l'Ile Garashe.
Fonné au N. par la côte Sud de Garashe et de Gorbelle » les îles Una et le plateau qui les entoure, puis la côte Nord de rUe Oiiia, au S., ce canal se dirige entre cette dernière Ile et Tile ne ouia. Cooshe dont on rasera de près la pointe S. E., se défiant du banc qui l'entoure et la prolonge vers TO. N. 0., et la laissant sor Mbord en entrant; sur tribord, on aura Tile Orakan. i^ orakmi.
On passera ensuite entre l'île Kaniobe au N.» les îles Orakan etEgoba au S., et continuant sa route, on laissera sur bâbord les bancs de la côte Sud des Iles Da-Punta et Formosa, dont on longera Taccore ; sur tribord, ceux dont la petite Ile Denna, n« Deana. au N. E. de l'Ile Egoba, trace la limite Nord ; et enfin, du même côté, ceux de l'Ile Obiouga, Tune des Iles des Porcs.
Dans ce second canal, le plus grand fond sera de 21 mètres, le plus petit de B'^ô. Il est très-étroit, principalement entre les bancs de l'Ile Oula et l'Ile Goosbe qu'il contourne dans le S., et là il faut ranger de près cette Ile de préférence.
Le second canal communique avec le premier, entre l'ile Corbelle au N., et l'Ile Oula au S., et pourrait être considéré comme un embranchement de ce canal.
11 s'embranche encore avec le troisième que nous allons décrire entre Tile Denna, les bancs qui la prolongent dans l'E., et nie Chiouga. On peut donc en réalité, par ces trois canaux, parcourir à peu près tout l'intérienr de l'archipel, et en visiter la plupart des Iles.
Le troisième canal a deux entrées, l'une sur l'Océan, l'autre Troisième canai insur le canal Oriental. ^^
Il conduit également au mouillage sur la côte Est de l'Ile Formoso; la première entrée est une coupure assez large dans l'accore Ouest des Bissagos, entre la pointe S. O. de l'Ile Harang, et les bancs et les brisants qui prolongent, dans le S. O., fiied'Oula. Elle offre des fonds variables de 18 à 11 mètres, et près de la pointe S. 0. de l'Ile Harang, on en trouve même de 28 mètres. Pour donner dans cette passe, on se mettra par la latitude de 11'' 0', et on fera route sur ce parallèle jusqu'à ce
us LES DISSAGOS.
qu'on soit à 5 ou 6 milles de l'ile Harang. On remontera ensuite vers le N. en contournant cette île dan» FO. à peu près à la même distance, et on donnera dans le canal formé au N., par la côte Sud de File Oula» entourée de bancs qui rejoignent vers TE. File Orakan. Au S. de cello-ci, s'étendent de grands bancs qui assèchent à mi-marée et sont, à leur accore Sud, signalés par un petit ilôt boisé nommé Coxcombe, et quelques lie coxoombc rochcs plus à TE. ; on les laissera sur bâbord et on les longera à petite distance, ainsi que Faccore des grands bancs qui prolongent vers TE. les îles Orakan et Egoba, et limitent au N. le canal dont nous parlons.
Aussi, dans cette partie, faudra-i-il rallier de très-près Tile Chiouga, qui limite le canal au S., et près de laquelle on a des fonds de 8™ 1 à 4°^ 9 de basse mer; on ralliera ensuite la côte Ouest de Formosa, si on veut y prendre mouillage.
La limite Sud de ce canal est formée par la côte Nord de File Uarang ; cette île est réunie à celle de Chiouga par un plateau dont Taccore continue, entre les deux îles, la limite du canal, et ne permet pas, de ce côté, de s*appix)cher de File Babag.
Les fonds, dans le canal, sont partout considérables et pas au-dessous de 8°^ 1, sauf près de Chiouga où, comme nous Favons dit, on trouvera 4** 9 ; mais il s'y trouve plusieurs petits bancs isolés et des hauts-fonds dangereux parce qu'ils ne sont pas signalés dans leur approche par la diminution de la sonde ; plusieurs sont au milieu du canal, sur le parallèle à peu près de File Coxcombe qu'il faudra rallier de préférence, se défiant toutefois du banc qui l'entoure.
La seconde entrée du troisième canal est située à la partie Sud du canal Oriental sur le parallèle de l'île Polon, en contournant les récifs du cap Jaune ou Caméléon, et en passant au N. du rocher de FEtna, des brisants de la Bayadère et des brisants du S. E. des Bissagos. On longera de là la côte Sud de l'ile Harang et les récifs qui la garnissent à 3 milles de distance ; on contournera ensuite la pointe S. O. de cette île, pour remonter le canal que nous avons décrit précédemment. Les fonds ne seront pas au-dessous de 7 mètres dans cette seconde passe, jusqu'à la pointe S. 0. de File Harang.
ILE ORAKAN. 113
Le quatrième canal inlérieur est celui qui mène au milieu du Quatrième caneUn.
^ teneur,
groupe des îles des Porcs.
II donne dans le canal Oriental, au S. de File Cagnabac, qui forme sa limite Est avec les plateaux qui la prolongent dans le N., et qa'on vient contourner dans cette partie, pour prendre la ligne qui joint l'île Cavale â la pointe S. E. de l'île Baba(;. On gouvernera alors siir cette pointe et, quand à celte route on mettra l'une par l'autre la pointe Nord de Rioubane et la i^oiifte S. O. de la petite lie boisée qui est près d'elle un peu à TE., on gouvernera sur la pointe Nord de Rioubane en l'ouvraùt de quelques degrés avec la jointe Ouest de la petite lie.
Les fonds dans ces deux routes variei'ont de 31 à 1 1 mètres ; ce dernier fond est le plus petit qu'on rencontrera.
Dans ce canal , il eiiste quelques hauts-fôndà dangereux , sur le parallèle d'uti rocher situé près de la côte Ouest de Cagnabac ; ce rocher couvre et découvre et est à 1 mille Va de la côte de cette île.
II en existe encore un autre un peu au S. de la petite île tiCuée à l'E. de là pointe Nord de Rioubane.
Ce défr nier canal communicjue avec le précédent par un passage étroit entre l'île Harang et l'île Bâbag, canal qui présente entre ces deux lies de très-petits fonds de 1™ 6 à 3™ 3. Il est de plus divisé en deux par un îlot boisé qu'il faut laisser dans 1*0. en }>assant, longeant ainsi le banc qui contourne l'île Babàg et qui assèche à basse mer.
Nous ne donnerons pas plus de détails Sur' les canaux intériem*sdesBissagos, qui sont rarement fréquentés, et, par suite, incomplètement explorés ; mais nous avons cru utile d'en indiquer l'existence et d'en tracer les limites, car ces canaux, si difficiles à atteindre pour de grands bâtiihents et d'une navigation si dangereuse, sont facilement accessibles aux caboteurs qui, à la mi-marée, trouvent sur la plupart des bancs qui les forment ou les encombf^ent suffisamihent de profondeur pour y passer sans danger. Surtout avec là connaissance des localités.
C'est ainsi qu'ils peuvent franchir les bancs et les plateaux des Perroquets, ceux au N. et au S. de l'île Gallinas, leà plateaux
MilNUEt. — T. H. 8
qui joignent File Corbelle à File Csiaegut, poiu* y pénétrer ci visiter les Iles groupées dans Tintérieur de l'archipel, où parfois ils vont traiter.
TpTsw«r«oxo Nous avons déjà parlé plusieurs fois du plateau des sondes Lo^ "''* "^'^ '^*' sur diverses fractions de la côte que nous venons de décrire. Nous avons indiqué sa nature variable.
Vase noire et pure à la hauteur du cap Roxo , le fond don^inant est sable gri^ ou bl^nc, e^ sable vasai^d par le travers de la limite Ouest de Tarcbipel, ainsi que nous Tavons dit, et se mélange de coquilles dans le Sud. Pans cette partie, les fonds sont inégau?^ et disposés par zones courant du S. 0. au S. ^. En s*approchant de la côte du Rio-Pungo, on trouve, par les fonds de 16 à 18 mètres, la vase brune, à 8 ou 10 niilles au large. Au delà, le sable est gris fin pu sable roux, quelquefois piqué de rouge. Nous avons fait encore d'autres reroarcpies qu'il est inutile de reproduire ici ; nous le^ compléterons en indiquant les limites du plateau.
Par le travers du cap Roxo et sur son parallèle^ les fonds de ICO mètres se trouvent à 42 milles au large. Us tombent rapidement à 50 mètres, qu'on trouve à 35 milles ; puis à ceux de 20, qu'on rencontre à 18 milles; mais depuis ce fond jusqu'au cap Roxo, la diminution est lente, et l'on a 9 mètres à 3 milles Vs ^u cap.
Par le travers du Rio-Géb£^, les petitSi fond^ se prolongeât fort loin au large sur le parallèle de l'île de Cayo; ceux de 18 mètres sont à plus de 43 milles de cette île.
Hais au S. de son parallèle, les fonda augmentent à la même distance, et l'on a ceux de 32 mètres à 40 milles. Leur diminur tion est graduelle à mesure qu'on s'approche du plateau des Bissagos, et qu'on s'avance vers le canal de Rio«<jéba.
Sur le parallèle des brisants de l'O. des Bissagos, la limite des fonds de 180 mètres ne s'en trouve qu'à 24 milles, et cette ligne suit à peu près parallèlement Taccore Ouest de l'archipel jusque par la latitude des brisants de la Bayadère. Depuis les fonds de 60 mètres qu'on trouve à 19 milles de l'archipel, V la diminution des fonds jusqu'à 18 mètres est assez graduelle pour faire pressentir l'approche des dangers.
Depuis le brisant de la Bayadère jusqu'au Rio-Nunez, les
bancs et les Ilots des Bissagos courent, sur une ligne E.S.E., Fia(eiiudcssond«Ht. environ jusqu'au cap Yerga. La côte ensuite prend, à ce cap, la direction du S. E. et forme ainsi un enfoncement profond que nous avons décrit, soumis à l'effet des marées et aux brises «alternatives de terre et de mer comme la côte du Rio-Pungo.
Ce vaste enfoncement présente, ainsi que nous l'avons dit, dans une certaine partie, en face du Rio-Nunez, du Rio- Grande et dans le S. de ces deux fleuves, des plateaux rayonnant entre le S. E. et le S. O., de sorte que le fond ressemble a un champ couvert de sillons.
Les sondes sont donc fort variables quand on les coupe de TE. à rO., et vice versa, suivant qu'on se trouve sur ces plateaux ou dans les fosses qui les séparent. Il est donc ici presque impossible de donner des distances de la côte ou de l'accore Sud de l'archipel des Bissagos, qu'indiqueraient les sondes en raison même de ces variations subites.
Il n'est pas prudent, néanmoins, de s'approcher des Bissagos dans cette partie par des fonds de 18 mètres.
Quant à la côte, depuis le Rio-Nunez jusqu'aux Iles de Los, on trouvera que la diminution est graduelle depuis les fonds de 12 à 10 mètres qu'on rencontre à 10 milles de la terre jusqu'à ceux de 4°* 9, qui sont ceux du plateau qui la prolonge au large d'une manière inégale. Ainsi, ce plateau de petits fonds variables s'avance bien plus à l'O. entre le cap Verga et le Rio- Pungo, où sa largeur est de 5 à 7 milles, qu'entre le Rio-Pungo et les îles de Los.
Le plateau des fonds s'étend considérablement à l'O. de cette côte entre le parallèle du cap Verga et celui des îles de Los.
Sur le parallèle du brisant de la Bayadère , les fonds de 180 mètres se trouvent à 45 milles au large. De ce point, la limite du plateau court au S. 30° E. Il en résulte que sur le parallèle de l'île Gonzalez, elle se trouve à 130 milles et à 100 milles du Conflict-Reef.
Sur celui du cap Verga, on la rencontre à 130 milles et à la même distance sur le parallèle dos îles de Los, car elle suit à peu près parallèlement la côte du Rio-Pungo depuis la latitude N. de 10« 30'.
U6 LK& BfSSAGOS.
Mais au S. du parallèle des Iles de Los, la liniiie du plateau où Ton trouve 160 mètres se dirige vers le S. 56° E., el la largeur du plateau tarde peu à diminuer considérablement.
COTE DE SIERRA-LEONE. HT