‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'Afrique (volume 2)Chapitre 29 sur 136 · CANAL DE LA GRANDE-SGARGIE · texte numérisé non relu

CANAL DE LA GRANDE-SGARGIE

^ rivière Pahboyeah, en la tenant bien ouverte de la pointe •^^ £. de rile et en conservant les mêmes fonds. Lorsqu'on relè- ^era au N. 10° E. la pointe Ouest de l'île YcUaboi, on courra *t>it sur cette pointe, en côtoyant Taccore Ouest du banc de ^3»o cjui prolonge son côté Sud et qui se réunit au grand banc ^- O. de nie Gorteemo dans cette partie» formant une sorte de *>arfsfc^e sur lequel on ne trouve que 4" 5. Lorsqu'on sera à /t nr^ S. Ile de la côte Sud de l'île, si la marée est favorable, on P^******sj longer cette côte, franchir le barrage indiqué et venir ®<>niHer fort près de la pointe S. E. par des fonds de 8 mètres ^ ^^^^^ trouve à */io de mille de cette pointe. Si l'on s'écartait plus ^:Je la pointe vei-s le S. E., on trouverait tout à coup 2 mètres ^^ Taccore du plateau de Gorteemo, qui remonte jusqu'à la di&c^ ^^ce de Vio de mille de la pointe S. E. de l'île Yellaboi dans cetz^^ direction. Il faudra donc ranger de très-près cette pointe ^'^^^^^^t accore et jeter l'ancre dans l'E. à */io de mille. ^^^^ l'on ne voulait pas s'avancer autant dans l'E., il sufBrait ^^ 3^ ter l'ancre par 9 mètres à basse mer, dès qu'à la route ^^^^^irée on relèverait au N. la pointe Ouest de l'île Yellaboi. ^^î^isi, dans la route jusqu'au mouillage précédemment indi- ^^^^» on ne trouvera de fonds de 6™ 4 que lorsqu'on courra sur w^ Yellaboi et le long du banc de vase qui la garnit ei qui assè- *^^ usa partie du S.

^* établissement est 7 heures 10 minutes; la mer marne de * mètres lors des syzygies.

I>e ce mouillage, pour se rendre dans la Grande-Scarcie, le ^Wnal est très-étroit, très-tortueux, et, si l'on veut s'y engager, il ^ra prudent de faire précéder le navire d'un canot. Le fond, en tout cas, est vase molle noire, la mer est belle, et un échouage ne compromettrait le navire que s'il avait lieu à la haute mer. Voici quelques indications pour chenaler. £n partant du mouillage près de la pointe S. E. de l'île Yellaboi, on viendra relever au N. 72° 0. la pointe et l'on fera route au S. 72° E., la tenant à ce relèvement jusqu'à ce qu'on mette au S. la pointe N. E. de l'île Gorteemo. Les fonds seront iJo 0°^ 8 à 7 mètres à cette route. On courra alors droit sur la pointe N. E. de Gorteemo, la tenant au S., et on passera par dos fonds de 5"* 4 dans un canal très-étroit entre deux bancs.

COTE DE SIERRA-LEONE

Petilc-Scarcie.

Ressac.

Tointo Bnl'.o.

Dès qu'en courant sur la pointe les fonds diminueront^ on mettra le cap entre Tile Corteemo et la petite Ile Yellabgoombah, droit au milieu du passage qu elles forment. Dès qu'ojo s'approchera de la pointe Sud de cette dernière }le, qui est accore dans cette partie, on la longera par des fonds de 5°* 4 et Ton coupera directement vers la rive droite de la Grande-Scarcie» où Ton mouillera au N. de la petite ile Kakongkah par 6 à 7 mètres d'eau à basse mer. Un village s'élève sur la pointe Ouest de cette ile, qui est prolongée par un brisant assez étendu. Dans le S., il n'y a que de petits fonds de 1"* 8 à 2 mètres. Une factorerie existe dans le village.

L'embouchure de la Petite-Scarcie est obstruée par un grand banc de vase sur lequel paraissent plusieurs ilôts boisés à son accore de l'Est. C'est celui qu'il faut ranger ainsi que la rive droite pour suivre le chenal d'entrée ; on n'y trouve que 0™ 4 de fond a basse mer.

Sur cette c6te, le ressac est très-violent ; les brisants s'élèvent parfois par les fonds de 9 mètres et déferlent par ceux de 6 et même 7 mètres. Cet état de la mer a lieu généralement à la fin de la saison des pluies, vers septembre et vers le commencement d'octobre. A cette époque» les navires doivent éviter de mouiller par de petits fonds dans les endroits inabrilés et surtout dans le voisinage d'une grande rivière, parce quç le danger est encore augmenté par le jusaot.

Dans les Scarcies, les navires vicnaent d'ordinaire charger des bois» et ils peuvent attendre, au mouillage de l'Ile Yellaboi, qu'on les leur expédie en drome» dans la belle saison. Mais, dans la mauvaise saison, de mai à la mi-septembre, les vents d'O., fort violents parfois, rendent la mer extrêmement grosse, et il y aurait danger à avoir des sabords de charge ouverts dans ce cas. A cette époque, les navires devront se rendre au mouillage de l'Ile Kakongkah, comme nous l'avons dit.

A partir de la pointe Sud d'embouchure de la rivière Scarcie, la côte court au S.O., l'espace de 4 milles, jusqu'à la poinie Ballo. Là elle se coude brusquement et court au S. quelques degrés E. jusqu'à la crique Shalkapullo, et un peu plus S. jusqu'à la petite Ile du Léopard, l'espace d^ ^ millçs Vio- A partir de ce point jusqu'à l'embouchure du flpuve de Sierra-Leoue, elle prend une

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