‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'AfriqueChapitre 111 sur 143 · COURANT DU BANC DES AIGUILLES · texte numérisé non relu

COURANT DU BANC DES AIGUILLES

eaux décolorées par la latitude S. de 39^ 9', et par2lo 4' de longitude £. La PallaSj navire américain, signala, en 1807, avoir vu des eaux décolorées par la latitude S. de 38<» 5' et par la longitude E. de 20<> 38'.

Le brick le Macédonien^ en 1816, indiqua également un écueil par la latitude S. de 38^ et la longitude Ë. de 20'' 34'. Ce danger, d'après le rapport du capitaine, était formé de plusieurs pâtés de brisants, dont un principalement était considérable ; des sondes de 162 à 72 mètres furent, dit-on, obtenues dans leur voisinage.

Tous ces faits motivèrent, en 1821, une recherche sérieuse de ces prétendus dangers ; le capitaine Hanmer, du navire de guerre le Héron^ en fut chargé par ordre du gouvernement anglais. Cette exploration, faite avec beaucoup de soin, démontra la non-existence de tous ces dangers.

D'autres ont été signalés dans l'E. du banc des Aiguilles ; nous n'en parlerons pas, nous sortirions du cadre que nous nous sommes tracé dans cet ouvrage.

Du Cap, le courant remonte le long de la côte d'Afrique, et forme le courant Atlantique du S., dont nous avons parlé dans le premier volume du Manuel; sa vitesse le long de la côte est d'environ 1 mille ou de Va mille à l'heure.

11 arrive cependant par exception que très-près de la côte, ce qui a lieu au reste dans toute son étendue, depuis le Cap jusqu'à réquateur, on trouve le courant dirigé vers le S., et cela avec une vitesse de 1 mille et plus à l'heure. Ces anomalies ne sont jamais de longue durée. Cependant, dans quelques circonstances, entre autres dans des traversées d'Angra-Pequena au Cap, on a eu jusqu'à 40 milles de différence au S. en vingtquatre heures, mais il faut, pour celaj louvoyer fort près de la terre et ne pas s'en écarter â plus de 20 ou de 30 milles dans les bords du large. Ces faits, au reste, ne sont, comme nous l'avons dit, qu'accidentels.

Nous avons déjà parlé, dans le premier volume du Manuel,. du courant du banc des Aiguilles; nous n'ajouterons à ce que nous avons indiqué que quelques observations.

Le courant du banc des Aiguilles a été, pour la première fois.

Courants.

Coarnnt du bnne (It^-^ Aiguilles.

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étudié complètement par le savant major Rennel, qui a publié une carte du banc ^

On a remarqué que, durant les mois d^hiver, la vitesse du courant est en général plus considérable. Il arrive, cependant, que, dans les autres mois, on lui trouve quelquefois une vitesse égale.

Bien que le courant du banc des Aiguilles soit généralement dirigé vers TO.» en suivant les contours du banc de ce nom, et cela, pendant tout Tannée, il est souvent contrarié par différentes causes, et principalement par les forts vents de TO. et du S. 0. Lorsque ces vents soufflent avec persistance, le courant est, quelquefois et pour peu de temps, complètement annulé par eux, puis, il reparaît avec une vitesse d'autant plus grande, dès que ces vents viennent à cesser.

D'autres fois, il continue à se faire sentir avec une vitesse considérable, contre les vents les plus forts ; il occasionne dans ce cas une mer très-grosse. En dedans de la limite du banc des Aiguilles et dans les environs de la côte, là où le courant est généralement beaucoup plus faible qu'à laccore extérieure du plateau des sondes, la mer est toujours plus belle et les vents moins violents.

Comme nous venons de l'indiquer, sa plus grande vitesse existe près de la limite extérieure du banc, et sa direction parait être celle de cette limite, dont il suit les diverses inflexions.

Il sera donc avantageux, quand on viendra de TE., de se

tenir aux environs de l'accore extérieure du banc des Aiguilles,

Courants. gj^pg jj dépasscr trop dans le S. cependant, parce qu'on est

exposé à rencontrer alors des coups de vent violents, surtout

dans Thiver, et de plus a sortir du courant lui-même.

Quand on viendra de FO., au contraire, il y aura avantage pour entrer dans la mer des Indes, et suivant la route que Ton voudra faire, ou le point où Ton devra se rendre, à naviguer sur le banc même et près de la côte, ou bien plus au S. dans

< Atlas des courants du major Rennel, Londres, 1832. Voyez aussi YIndia Directorf/y volume l^^, page 96, 4^ édition de Londres, pour plus de détails. Nous nous bornons ici à résumer les renseignements les plus utiles.

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