‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'AfriqueChapitre 31 sur 143 · RIVIÈRE DE LUISA-LOANGO · texte numérisé non relu

RIVIÈRE DE LUISA-LOANGO

diqué pour les grands navires à la distance de i mille Vs- Le commandant anglais de la frégate VJri$ avait fait mettre une balise pour le signaler.

On peut se procurer dans cette baie des volailles, des cochons, des chèvres, des légumes et quelques fruits, le tout pour des marchandises ou pour des dollars.

Cette baie est un actif foyer de traite d'esclaves.

De la pointe Noire, la côte court au S. 36^ SO' £. l'espace de 18 milles jusqu'à la rivière de Luisa-Loango, limite Nord du territoire de Kacongo.

La côte, à partir de la pointe Noire, est médiocrement élevée, boisée, présente une plage de sable blanc et forme quelques ondulations assezprononcées; elle est saine et assez accore. A 3 milles on trouve de 13 à 16 mètres, fond de vase molle, les terrains bas et boisés se terminent à la rivière de Luisa- Loango. Quelques brisants signalent la pointe Nord d'embou*chure de cette rivière, qui a un cours assez considérable et coule, dit-on, vers TE. d'abord, puis vers le S. E. Sur sa rive gauche , on trouve la ville d'N'Singa située à 40 milles de l'embouchure, puis à ô8 milles sur sa rive droite la grande ville de Kinghélé. Nous n avons aucun renseignement sur la navigation de cette rivière intéressante.

A 9 milles dans le S. 36<» E. de cette rivière se trouve celle de Kacongo. Les deux rivières de Luisa-Loango et de Kacongo se jettent dans une baie qu'on a, nous ne savons pourquoi, nommée baie de Kilongo et que nous appellerons baie de Kacongo pour éviter la confusion avec celle de ce nom qui se trouve au S. de la pointe Banda et au N. de la baie de Loango. De la rive gauche de la rivière de Luisa-Loango, les terres s'élèvent rapidement à mesure qu'on s'approche de la baie de Kacongo. Les hauteurs se rapprochent du bord de la mer qui baigne leur pied, dans les environs et au N. de la rivière de Kacongo. •

Ces montagnes aux sommets arrondis, présentant des pentes douces et de continuelles ondulations de terrain, sont couvertes, par endroits, d'une végétation foncée qui tranche très-nettement sur le fond gris verdâtre des herbes qui couvrent le sol dans les parties privées d'arbres. Celte première chaîne de

Ressources.

Kivièrc de Luisa- Loango.

Ville d'N'Singn.

Ville de Kingtiùlt';.

hauteurs modérément élevées s'arrête à la rive droite de la ri* vière de Racongo. Là les terres s'afTaissent pendant l'espace de 2 ou 3 milles; puis, à la rive gauche de cette rivière, la côte se relève, atteint à peu près la même hauteur que précédemment, et présente jusqu'à Malemba des montagnes offrant le même aspect que celles au N. de la rive droite. Seulement elles sont plus abruptes du côté de la mer qui baigne leur pied et sont sillonnées çàet là par des ravins qui descendent jusqu'au rivage. Ces montagnes présentent également des taclies rougeâtres en plusieurs endroits.

Baie de Kacongoet La baîc dc Kacougo, qui ne mérite pas cette désignation, est un simple enfoncement de la côte formé en grande partie par l'embouchure de la rivière du même nom qui paraît être un cours d'eau considérable. On rencontre devant elle les eaux fortement colorées à une assez grande distance par des fonds de 34 et de 31 mètres, vase, qu'on trouve devant son entrée à 7 milles au large. Sur la rive droite de la rivière de Kacongo qui semble courir vers TE. S. E. et le S. E., se trouve la ville de

villes de Kaya et Kaya, situéc à 30 mMles de son embouchure, et un peu plus de Boonia. j^jj^ ^ g mîlles cclle dc Boonia. Nous n'avons aucun renseignement sur l'entrée et la navigation de ce grand cours d'eau.

A la pointe Sud d'embouchure de la rivière de Kacongo, la côte prend la direction du S. 13° £. l'espace de 10 milles jusqu'à la pointe Malemba,- pointe S. O. de la baie de ce nom.

Deux cours d'eau paraissent couper la côte dans cet intervalle : le premier est à 3 milles au S. de la rivière de Kacongo, le second à 6 milles.

Pointe Malemba. La pointc Halcmba est la pointe S. 0. de la baie de ce nom.

lîn^E^J^ii^o'''. Les terres des environs de Malemba sont élevées comme celles que nous venons de décrire ; seulement les saillies en sont plus prononcées, les coupures plus tranchées, et les versants du côté de la mer qui baigne leur pied sont tellement abrupts, que, si ce n'était leur nature et la végétation qui les recouvre, on pourrait les appeler des falaises. La baie de Malemba est terminée au S. 0. par la pointe de ce nom qui est une saillie provenant de ces terrains déchirés. Suivant la manière dont la lumière éclaire ces terrains, elle produit les effets les plus singuliers.

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