SAISONS. — BRUMES. W
ou au S. y mais il s'en faut beaucoup que cette règle soit absolue, et pour les points rapprochés de Téquateur, ce qu'on peut appeler la saison sèche est celle où les pluies ne sont pas continuelles et abondantes, ou bien encore celle durant laquelle on ressent des orages ou des tornades, avec des intervalles de beau temps.
Dans la partie Nord de la côte de Loango, voici comment on pourrait diviser les saisons, au lieu de les appeler saisons sèches et saisons pluvieuses.
Les grandes pluies durent pendant septembre, octobre, novembre, et le commencement de décembre.
Les grandes chaleurs, pendant la fin de décembre, janvier et février.
Les tornades ou les orages ont lieu en mars, avril, mai et au commencement de juin ; on en a aussi en septembre et en octobre.
La saison sèche se compose de la fin de juin, de juillet et d'août.
Mais, sur la partie Sud 'de la côte de Loango et aux environs du Congo,
La saison des grandes pluies (Massanga) commence en octobre et finit en janvier ;
La saison des grandes chaleurs (Neasu) lui succède, et dure jusqu'en mars ou en avril ;
La saison des orages ou des tornades (Quitomba) a lieu pendant les mois de mai et de juin ; on en a également en septembre et en octobre.
Elle est suivie par la saison sèche (Quibiso), qui dure jusqu'à septembre ; c'est dans ce dernier mois que commence la crue des fleuves de ce littoral*.
C'est dans les mois de la saison sèche qu'en trouve sur la Brumes. côte des brumes excessivement épaisses.
Mars et avril passent pour les mois les plus malsains ; il arrive aussi quelquefois que sur la côte Sud du Loango les pluies retardent beaucoup et qu'elles ne commencent que dans le mois de novembre ou même de décembre.
1 Le lieutenant Bold, de la marine royale d'Ang^leterre.
LE LOAI!IGO.
Ras de marée.
Vents et courants.
Tornndps.
L'époq«e des r«s de tnanée sur celle fraotion de câie parait soumise à »ne loi assez régulière : ^esib saisma dans laquelle ils s&ûi le plus fréquents, ou pour mieux dire f^resque oo«riijoiuels, dure depuis le mois d'octobre ju84|n'a« mois d'avril; mn Taptpelle la cakma.
Les vents généraux, depuis le mois de septembre ijusqti'au mots de mars, sont du S. à rO.;eB décembre et ee janvier, il y a des graias violents de TO. au S. O. A .cette époque le conraot général porte-avec force vers le N. «ou le N. -N- O., et il est d'autautphis viole&t qu'on est phisfirèfideia lierre; à60«d|]es au large, il est peu sesAsible et prettd sa dipeelâoB vers l'O.
De mars à acti^N^, et plus particulièrement en mars, ^avril et mai, les vents généraux sont du S. S. E., et à cette t^ogÊB on rencontre souvent le couraiN; «près de la *o6te pertanl au S. O.; sa durée «st ea général de 98 heurtes.
Dans la nuit e{ dans la matinée, on a d'ordinaire du calme ou des brises de terre pkis «ou «mus fraiobes, suivant la saison. La brise du large ou de mer commence à peu près mers midi et dure jusqu'au soir.
La navigation le long de cette côte quand on veitt se j>endi)e du N. au S. est faoileà déduire des tsbseryatiojis précédentes.
Ainsi, sauf le oas où Le couraAt perteraitt m $. *0., on devra invariablement se tenir au large en dehors du fort idaa io«iiran(, •et ne s'approiïher de la côite que .pour profiler des fanses de ierve qui soufflent vers le lever du scJeil ou qudiqwes beunes avant. On fera en un mot une navigation à peu .près identique à <oelle de \à. «6te de la Sénégambie, <{uaiid ou la remonte vers •le N. «dans la b^e saisoa.
Les brises de terre sont en général peu feaicbes, et elles ne s'élendent (pas au ilarge de la eôte à iplas de âO ou de 25 «ailles.
Les tornades sur la cète de Loango 'Seot déjà iaoins violentes que 'dans le golfe ^e Biaffra^ou dans ia mer de Guinée. Ce sont le {dus souvent de violents orages (durant lesquels les veuts soufflent de «rE., du S. £., etvtont en s'affaîblissant reprendre la direction duS.'O. en fiassanC parle Sud. Néanmoins, par exception, on a des tornades de l'E. ^ du S. E. çissez violentes et qui foroe»t àserr«er toiUies les voiles; en t©u^
BARRE DE BdUSAiNTS.
cas ces grains ^ w^ lorag^s se formem as^ez ieutJdmml: dans TE» et le S* £., pour que Toa puisse se pT'ép^er à I^ recevoir.
€'est à peu prés à la bsuitem* du hio-Omg/n qiie ces grai4i^ cessent de se faire sentir.
On voit d'après cela que la navigation sur la côte du Loango n'est pas dangereuse, et qu'elle est très-facile quand on remonte du S. vers le Nord. Seulement, on devra toujours, en donnant dans les baies qui s'y trouvent, se défiâr des pointes S. O. de ces baies, qui presque toutes sont prolongées par des bancs de roches noires, tandis que les pointes elles-mêmes paraissent formées par du sable ; il est probable que celui-ci n'est qu'une couche superficielle.
Sur toute la côte que nous venons de décrire, excepté dans les baies où l'on peut en général débarquer assez facilement, les communications sont rendues fort difficiles, ^ souvent trèsdangereuses ou impossibles pour des canots, par la barre de brisants qui règne au rivage. Il est donc très-utile d'avoir pour cette côte, comme pour celle au N. de l'équateur, des pirogues destinées à franchir ces brisants, avec des noirs habitués à les conduire.
Sur la côte du Loango, ainsi que nous l'avons dit, les brises alternatives de terre et de mer ne paraissent bien'régulièrement établies que pendant les mois de mai, juin, juillet, août et septembre. Dans les autres mois, la brise dominante de l'O. au S. varie fort peu de ces directions.
Il en résulte que, pour venir du N. et du cap Palmas chercher un point de la côte de Loango , on devra , suivant l'époque de l'année, adopter ce que l'on appelle la Petite-Route ou la Grande-Route * : la première est surtout avantageuse depuis le mois de mai jusqu'au mois de septembre; la Grande- Route, au contraire, paraît préférable dans les autres mois de l'année.
Dans la saison des ras de marée, on devra, surtout vers l'époque des syzygies, éviter de mouiller sur les petits fonds, et dans ce cas être prêt à s'écarter de la côte au premier indice.
Barre de brisant».
Remarques.
4 Tome I", chapitre il, pagres 68 et (
Les ras de marée s'annoncent par des réfractions considérables;* les pointes . des baies commencent à briser avant qu'on ressente la houle dans l'intérieur, et de la mâture on voit venir du large les grandes ondes qu'ils occasionnent et qui ressemblent à des rides sur la surface de la mer.