ROUTES POUR TRAVERSER LE COURANT DU RIO-CONGO
du S., qui depuis le cap de Bonne-£spérance remonte le long de la côce ; maïs ce dernier n'ayant qu'une vitesse de 24 ou de 26 milles en 24 heures, il est possible que le courant da Rio- Congo soit sensible à une fort grande distance.
La seconde route pour traverser le Rio-Congo en venant Deuuème route. du N.» celle adoptée le plus généralement, consiste à louvoyer le long de la côte entre Gabenda et la pointe Rouge sans quitter le plateau des sondes. Quand on aura atteint la pointe Rouge, on mouillerait si Ton s'apercevait qu'on ne gagnât pas. Hais si la brise du large est favorable, il faudra calculer sa route de telle façon qu'on traverse dans la durée de cette brise toute la largeur du lit du courant, et qu'on arrive sur la rive gauche du Rio-Gongo, avant qu'elle cesse. Ainsi, dans le cas même oii Ton aurait atteint la pointe Rouge, si l'on n'était pas sàr d'avoir assez de temps pour traverser le lit du fleuve, il serait préférable d'attendre au mouillage, dans les environs de cette pointe, la brise du large du lendemain et d'appareiller dès qu'elle serait bien établie. Là brise du large se lève d'ordinaire à 9 ou 10 heuresdu matin, et souffle du S. O. ou de l'O.S.O. jusqu'au soir. ^
Si Ton ne veut que descendre la côte vers le S. sans entrer dans le fleuve après qu'on aura traversé le lit du courant, on continuera sa route tant qu'on aura la brise fraîche du large, et dans le cas où elle serait près de finir après qu'on aurait traversé, on viendrait mouiller de préférence dans le S. 0. du cap Padrâo à 3 ou 4 milles de la côte, suivant qu'on aura traversé plus ou moins loin de l'embouchure du fleuve, et l'on attendra la brise du large du lendemain pour continuer à descendre au S. de long de la côte.
Dans cette route, on gouvernera à peu près de la manière suivante : en partant du parallèle de la pointe Rouge à la distance de 9 milles de cette pointe, on mettra le cap sur la pointe Sharkou sur le cap Padrao, jusqu'à ce que Ion atteigne le parallèle de la crique des pirates. Dans cette partie les courants portent au N. N. 0. environ, et il suffit de prolonger la côte à peu près à la dislance de 9 milles pour longer le plateau de Mona-Muzea par des fonds de 19 ou de 20 mètres, par lesquels on devra se maintenir ; la route sera à peu près le S* 33^ £.
Koute pour traverser le lit du courant du Rio-Congo en venant du S.
Dès qu'on sera sar le parallèle de la crique des Pirales et même avant d'y arriver, suivant qu'on remarquera plus ou moins de force au courant, et une tendance de ce courant à porter vers rO, N. 0. et TO., on laissera porter comme si Ton voulait donner dans le fleuve, gouvernant à peu près droit sur le milieu de Fespacequi sépare la pointe Boolambemba de la pointe Shark. On traversera ainsi le fort du courant du fleuve, et, quand on ralliera la rive gauche, on pourra peu à près serrer le vent et gouverner de façon à être transporté sur les terres de la côte Sud, à la distance d^ 3 ou de 4 milles pour y mouiller au besoin.
Si Ton veut entrer dans le Rio-Congo, on viendra également mouiller dans le S. 0. du cap Padrâo et l'on attendra la brise du large du lendemain pour y pénétrer, sauf le cas où Ton aurait le temps de doubler la pointe Sbark et de mouiller sur la rive gauche dans TE. de cette pointe.
Il ne faut pas tenter le passage dans la soirée, car il est rare dans ce cas qu'on ait le temps de traverser le lit du courant du fleuve pendant la durée de la brise du large, et, si elle cesse avant qu'on soit sur la rive gauche, on est alors jeté au large in^îtablement.
Lorsqu'on vient du S., dès qu'on aura reconnu le cap Padrâo, on s'en placera à 3 milles de dislance, ce que l'on peut faire sans danger. Si l'on arrive le soir, on mouillera dans le S. O, de ce cap et Ton attendra au lendemain à tenter le passage ; dès qu'on aura la brise du large bien établie, on appareillera et Ton mettra le cap au N. £. ou au K. E. q. N. pour prendre le courant dans la direction la plus avantagei^se.
On gouveroera ainsi jusqu'à ce quel'on commence à se trouver dans le lit du courant, alors on pourramettrelecapauN.q.N.E. ou au N., et l'on sondera constamment pour s'apurer du momentoii l'on atteindra le plateau de Mona-Mazeade 1^ rivedroite. Lorsqu'on remontera à Cabenda» il faudra s écarter du banc de Mona-Mazea, et quand on sortira du Rio-Coi^go, courir au large jusqu'à 40 milles environ de son embouchure, avant de laisser porter au N., pour éviter un banc qui n'est point signalé sur les caries, et qui, commençant à la pointe Rouge, s'étend 3 9 milles dans l'O. de celle pointe, allant rejoindre dans leN