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ROUTES DANS LE WO-CONGO

}a pointe de Palmas, poiute Sud de la baie de Cabenda. On doit aussi tenir compte du courant qui porte au N. N. E. avec une vitesse de i mille à l'heure, quelquefois davantage, suivant la force de la brise *.

Ou peut remonter le fleuve du Rio-Gongo à tous les instants Route pour entrer de la journée, soit avec le flot, soit contre le jusant, pourvu que g^* la brise du large soit assez forte ^; mais le moment le plus favorable est celui où commence la brise du large. Néanmoins, k certaines époques, il arrive que cette brise se prolonge assez tard pour permettre de remonter jusqu'aux bancs du fleuve, situés à 20 milles environ de son embouchure. Il est rare qu'on aille plus loin dans Tintérieur du Rio-Congo.

Du mouillage près du cap Padrâo, on fera route le long de la côte en la prolongeant par des fonds de 18 ou de 26 mètres. On contournera la pointe Shark à Vsde mille environ, et de là, on fera route à l'E. ib^ S. afin de rallier la rive gauche, ayant soin, pour éviter les bancs de la baie de Diegos, de ne pas ramener la pointe Shark plus au N. que l'O. 15^ N.

Dès qu'on sera dans l'E. de la pointe Shark, si la brise mollissait, ou que la nuit vint, on mouillerait par des fonds de 11 ou de 13 mètres.

Près de la pointe Shark le courant atteint quelquefois jusqu*à 6 nœuds de vitesse.

La baie de Diegos est très-poissonneuse et l'on peut y seiner avec facilité. A la pointe S. E. de cette baie, on remarque un banc découvert qui brise et qui part de la pointe Est d'embouchure d'une crique qu'on appelle crique de Saint-Raphaël, brique de saint- Les bancs de la baie s'étendent dans le N. et dans l'E. de ce Raphaël. banc découvert à ^/4 de mille au large, et ce n'est qu'après l'avoir doublé qu'on peut longer la rive gauche de très-près, à Vs mille environ de distance.

La crique, située tout à fait au fond de la baie de Diegos dans

A M. Rouxo de Rosencoat; InstrucHom sur la côte d'Afrique, etc. Nous observerons que toutes les instructions s'accordent pour donner au courant, dans cette partie, la direction du N. N. 0., et que le banc dont il est question ici doit être le prolongement de celui de Mona-Mazea.

s Le capitaine Tucker, de la marine royale d'Angleterre ; Inttrtictionê sur le Rio-Congo (1840).

Rivière Salée.

Ile

7o<mga-Gainpendi.

Banc de Zoonga- Campendi.

le S. 0.9 se nomme la rivière Salée *. Une autre, sur la côte Esf de la presqnlle Shark, s'appelle cricfiie des Cannibales.

On continuera à suivre la rive gauche de près, jusqa'à ce qu'on soit arrivé à Tile Zoonga-Gampendi, située à 19 milles de la pointe Sbark. Cette Ue est séparée de la rive du fleuve par deux larges coupées, ouvertures du canal qui la contourne par le Sud. Dans celle de TO., on remarque un petit ilôt boisé et bien détaché. Sur la côie Ouest de Tile, on trouve aussi un assez grand village, nommé Zoonga-Campendi.

On suivra la rive gauche jusqu'à ce qu'on arrive au banc d'aval, que nous nommerons banc de Zoonga-Campendi, situé à environ 20 milles de la pointe Shark ; là, un plateau de sable, sur lequel il y a 3" 6, 3 mètres et 1" 8 d'eau, prolonge de 185 mètres au large une pointe de la rive gauche^. Cette pointe est la pointe Nord d'une crique située à 1 mille dans l'Ë. de l'Ile de Zoonga-Campendi et sur le parallèle de la pointe Nord Pointe Ma-Foucha dc ccttc îlc : clIc so uommc poiutc Ma-Foucha. On reconnaîtra, à la basse mer, Taccore Ouest ou Faccore d'aval du banc qui prolonge la pointe Ma-Foucba, à la tranquillité de l'eau sur celle partie.

De là, il faudra traverser le Rio-Congo diagonalement, en gouvernant sur une île basse, sablonneuse et verte, située sur la rive droite, et en rangeant Taccore d'aval du banc de Zoonga-Campendi par 13, 14 et 16 mètres, jusqu'à ce que l'on arrive près de l'île de la rive droite, qu'on appelle île Leaf&am.

On fera roule alors le long de la rive droite du fleuve, la rangeant de manière à raser les buissons avec la bonnette basse ; on aura des fonds de 11, 13 et 14 mètres, excepté sur un petit banc, où l'on trouve 7 mèlres, et que l'on évitera en s'écartant un peu plus, de manière à le doubler à environ une largeur de navire de la rive.

Il faut ensuite ranger de nouveau la rive droite jusqu'à ce que Ton arrive par le travers de la Ponta-da-Linha, et l'on mouillera par des fonds de 7 ou de 8 mètres, le fleuven'étant plus

Ile Leatham.

Ponta-da-Linha.

1 Nous ne donnerons pas les noms des nombreux cours d*eau qui se trouvent sur les deux rives. On pourra, à cet é^ard, consulter le plan à g^rand point du fleuve dressé par Maxwell et publié par Laurie en 1795.

s Nous traduisons textuellement ici les instructions du capitaine Tucker.

nio.

DESCEME DU lilO-CONGO.' Vii

navigable pour des navires à 1 mille au-de6sas de ce point, ou, du moins, offrant de grandes difficnkés de navigation pour des navires à voiles.

Au mouillagede la Ponta-da*Linha, rétablissement est 10 heu- Marées res. La mer marne de 1°* 2. Malgré ce changement de niveau . sur les rives, le conrant du fleuve descend toujours avec une vitesse à peu près égaie.

C'est à la Ponta-da-Linha que sont établies des factoreries, distantes de 25 ou de 30 milles de Tembouchure du Rio-Congo.

Au delà de la Ponta-da-Linha, le Rio-Gongo forme un large bassin, parsemé d'îles et de bancs. Il se divise en trois bras : celui du N. prend le nom de rivière Maxv?ell ; celui du centre Rivières Maxwell, s'appelle rivière Mamballa ; celui du S., rivière Sonio. Une *'""'^^" '' ^' description de ces rivières serait presque impossible, et, comme le capitaine Vidal, nous renverrons au plan à grand point de Maxwell, publié en 1795, qui en donnera une idée plus exacte que tout ce que nous pourrions dire *.

Nous reprendrons ici les instructions du capitaine Tucker. Descente du rïo-

II est assez dangereux de descendre le fleuve, mais avec de ^°^*** l'attention et de la prudence on le fera toujours en sûreté. En partant du mouillage de la Ponta-da-Linha, la route ordinaire pour descendre est de traversier le fleuve au-dessus des bancs, pour atteindre la rive gauche, puis de passer entre eux et la rive.

On ne doit l'entreprendre qu'avec une brise maniable ; et il faudra, en outre, tenir le cap tourné vers le haut du fleuve, se laissant dériver par le courant, jusqu'à ce que l'on ait gagné la rive gauche.

On descendra alors en rangeant cette rive par des fonds de 7 mètres, 6°" 3 et 5°» 4, en gouvernant très-près du vent, et en mettant en panne suivant le cas, ce que dans le vieux langage maritime on appelle cajoler. Le capitaine Tucker préfère la descente sous voiles à la descente à la dérive.

Le danger, lorsqu'on traverse le fleuve pour la descente, pro-

* Le capitaine Vidal a levé, en 1825, le plan de rentrée du Rio-Gongo. Mais, d'après les instructions plus récentes du capitaine Tucker, que nous venons de donner, il paraîtrait que de nombreux changements ont eu lieu dans les bancs du fleuve, et surtout dans la forme et l'étendue de celui de Zoonga-Cam pendi.

vient de ce que la brise peut foîbiir ou tomber, et alors le na-> vire, s'il n*est pas maintenu fortement par son ancre, est entraîné par le courant sur Taccore d'amont du banc de Zoonga- Campendi. C'est ainsi que plusieurs navires se sont perdus corps et bien, et que d'autres ont perdu leur gouvernail.

Lorsque la brise est légère, il est recommandé de descendre avec les avirons de galère, du côté de la rive droite, et d'avoir une forte ancre à jet prête à mouiller. Les embarcations devront être à Teau, disposées à toner le navire. On descendra ainsi jusqu'à ce qu'on arrive près de l'accore d'aval du banc d'aval ; alors, s'il n'y a pas de brise du large, il sera nécessaire de mouiller avec une ancre de bossoir par 13, 14 ou 16 mètres, pour éviter le banc qui court le long de la rive droite, et sur lequel le courant porte directement avec une grande force.

Mais, si la brise du large est maniable, on pourra traverser jusqu'à la rive gauche, en tenant le cap vers le haut du fleuve, jusqu'à ce qu'on l'ait atteinte. On coifTera alors les voiles, on fera servir, ou bien on louvoiera pour descendre, se maintenant par des fonds de 7 mètres sur la rive gauche, et pas par moins de 13 mètres sur la rive droite, jusqu'à ce qu'on ait dépassé la pointe et le banc de Boolambemba. On devra alors ne pas faire route par des fonds de moins de 7 mètres.

Le capitaine Tucker ajoute : t Quant au banc de 5" 4 et de 6 mètres qui se trouve à l'accore du plateau de Mona-Mazea à l'entrée du fleuve, je pense qu'il est de formation toute recette, et qu'il deviendra très-dangereux pour les navires qui traverseront le fleuve comme je l'ai fait. Venant du N. et gouvernant bien vers le haut du fleuve pour atteindre au S. le capPadrao, étant par des fonds de 13 et de 14 mètres, je suis tombé tout à coup sur un banc n'ayant de profondeur que 6^ 3 et 5°^ 8. J*ai rangé ce banc ayant à bâbord 13 et 1 1 mètres, tandis qu'à tribord je n'avais que 6" 3 et 6°^ 8 ; cela, sur une distance de plus de trois longueurs de navire. Je pense que tout le plateau de Mona-Mazea s'élève rapidement par suite des dépôts de vase qui se font hors du fleuve, et de l'accumulation des sables apportés par la grosse houle du large qui vient souvent le battre * . »

* Le capitaine Butterfield, commandant la corvette anglaise le Fantômej dit

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