MANUEL
on aperçoit dans le S. de petites falaises et des arbres isolés. Les coUiiaes entre lesquelles coule la rivière, descendent du c6té du N. en pente douce^ jusqu'aux massifs de verdure de Tembouchure, et quelques bouquets d'arbres paraissent sur la crête de celles qui se trouvent en arrière-plan et dans le S.
Sur la rive gauche de la rivière, à 4 ou 5 milles dans Tintérieur, il existe des barracons de ti*aite, et la baie est renommée pour son commerce d'esclaves. Plusieurs négriers y ont été capturés.
De la pointe Sud de la baie de Funta, la côte court, en se creusant un peu, au S. 10° E. jusqu'à l'entrée de la rivière de Gouza ou de Cousa, distante de 12 milles de cette pointe. La côte est sablonneuse au rivage sur un espace de 5 milles environ, puis, les falaises rocailleuses et basses reparaissent jusqu'à la rivière Cousa.
A la distance de 4 milles au S. de la baie de Funta, au-dessus des dunes accidentées de la côte, qui ne présentent plus cette surface unie, qui leur donnait l'aspect d'une muraille rouge, Mofttoiîne de Fur.- on apcrcc^Taune montagne assez hante, couronnéeà son sommet par des arbres peu élevés: on la nomme montagne de Funta. Cette montagne est un peu dans l'intérieur et au delà des terres qui dominent la falaise crevassée de la côte, située en retrait du rivage sablonneux.
Cette montagne est la dernière qui se dessine nettement audessus de la ligne de la côte, qui devient généralement basse, et reste ainsi jusqu'à la rivière de Cousa. Elle offre une ligne de falaisesd'une élévation égale, coupées çà et là par des crevasses, qui semblent être des embouchures de torrents, ou des ravins, encaissés entre des collines à crêtes arrondies. Vues à 5 ou 6 milles du large, ces falaises ont une couleur jaunâtre, tirant sur l'ocre, et quelquefois rougeâlre, quand elles sont bien éclairées.
Elles se détachent vigoureusement sur la teinte bleue de la mer et sur la nuance verte des terrains qui se trouvent immédiatement derrière elles. Quelquefois la falaise s'abaisse par une pente peu rapide, alors une plage la remplace; puis, à l'extrémité delà plage, la falaise remonte par une pente douce, comme elle était descendue.