TRAITE DES ESCLAVES. UH
mencera, et au large lorsque viendra celle de mer. Cette dernière s'élève vers 9 ou 10 heures du matin et tombe d'ordinaire à la nuit. La brise de terre prend vers 1 heure du matin, et tombe à 8 ou 9 heures. En cas de calme, il sera prudent de mouiller pour n'être pas entraîné par le courant. La brise de terre ne s'écarte jamais beaucoup au large.
Toute la côte du Congo est très-poissonneuse, et l'on peut p^che. pécher utilement pour les équipages. Un seul homme en deux heures pèche une quantité de poisson suffisante pour six ou huit. Les meilleurs fonds de pêche sont ceux de gravier et de corail par 19 ou 23 et 33 mètres, suivant les points de la côte où Ton se trouve ; on y prend une espèce de morue qui est excellente. Ces fonds placent à la distance de 3 et de 6 milles de la terre ; par les petits fonds près de la côte et sur les fonds de vase de 11 ou de 16 mètres, on ne trouve plus de poisson.
Sur cette côte, il se fait encore une traite très-active d'es- Traite des esciayes claves, ainsi que nous l'avons dit ; elle doit donc être pour les croiseurs un objet de surveillance continuelle.
On avait souvent dépeint les naturels comme doués d'un Popuiatibns. liaturel féroce ; il parait qu'ils ne sont que voleurs et poltrons. 11 ne faudrait pas sans doute tomber sans défense entre leurs mains ; mais il paraît, d'après les rapports de plusieurs de nos officiers employés à là croisière sur cette côte, qu'ils sont d'un caractère doux et tranquille ; très-paresseux et très-indolenls de leur nature, ils paraissent cependant assez disposés à nouer avec les étrangers des relations commerciales ou autres. Ils sont fort pauvres et bien au-dessous des noirs qui habitent la fcôte d'Afrique au N. de Féquateur, pour la vivacité, l'énergie, l'esprit de commerce et l'intelligence.
Dans les mauvaises années, ce pays est parfois dévasté par la famine, bien que le sol soit bien plus fertile qu'au N. de Féquateur, et cela par suite du défaut de culture, occasionné par la paresse et l'insouciance des populations.
MANWEL.—T. tiU W