PORT ALEXANDER. 19T
rivière est tout à fait barrée par les sables dans la saison sèche.
A la distance de 6 milles au S. 18° O. diicapNegro, se trouve une grande falaise d'une étendue de 2 milles Vâ> taillée à pic et s' avançant de Tintérieur comme une grande muraille. Elle est élevée de 41 mètres, et quoique bien détachée de la c6te, elle n'est pas assez saillante pour recevoir le nom de cap. Elle se voit par un temps clair à 20 ou 25 milles. Cette falaise est pour le port Alexander, dont elle forme la pointe N. E., une excellente reconnaissance. Celte falaise, nommée Sand-Cliff sand-cuff (falaise de Sable), est d'une couleur jaunâtre. La côte est basse dans ses environs, mais en second plan il y a des falaises de sable de la même couleur, unies à leur sommet et très élevées.
Depuis la pointe de rAnnunciaçao jusqu'au port Alexander, riateau des sondes. le plateau des sondes, qui s'interrompt en quelque sorte près de la côte située au N. de la pointe, reparaît, et sa largeur dans cette partie est d'environ 6 milles, distance à laquelle on trouve des fonds variables de 97 à 1 14 mètres. A V2 mille, on a des fonds de 23 mètres ou au-dessus; à 1 mille au plus, ceux de 33 mètres. La sonde est importante ici, parce qu'on a souvent de la brume et que la houle porte à la côte, assez fortement pour qu'on doive s en défier. La nature du fond varie, elle est tantôt sable gris fin, sable vasard, sable vase et corail. Quand on aura les fonds dé 33 mètres, il serait imprudent de s'approcher davantage de la côte avec une brise faible ou par un temps brumeux.
Sur le méridien du cap Negro, à V4 de mille, on trouve 33 mètres, fond de roche ; à 1 mille Va» on a 81 mètres, fond de sable; à 6 milles, 105 mètres ^
Le port Alexander est formé du côté de l'O. par une langue Port Aiexandcr, de sable très-basse, qu'on ne dislingue qu'à une petite dis- (Po^'^dr'^sLbie.) lance. Cette langue de sable, remontant en s'arrondissant vers i^l;g;È%°2V3o^'[ le N., le N. E., puis vers TE., laisse entre elle et le continent ^«'^ 0.24041'. un grand espace elliptique, qu'elle abrite du côté du N. et de l'Ouest. L'entrée du port, véritable bassin oii l'on en parfaitement en sûreté, est ouverte au N.; elle a un peu plus de 1 mille Vio de largeur. Le port lui-même a 2 milles Vs d'éten-
& Le capitaine Rouxo de Rosencoat.
? Le commandant Simon donne pour latitude à la pointe de Sable IS» 46'.
id8
LE BENGUELA
Sandy-Point.
Banc de la Presqu'île.
Atterrages.
Banc du Ringdove * ou de Dormer.
(lue de TE. à FO., et un peu plus de 1 mille de largeur du N. au Sud. La tenue des ancres y est excellente.
Sandy-Point (la pointe de Sable), extrémité de la presqu'île, peutétre rangée de près dans TE., ainsi que toute la côte du con-^ tinent qui forme le côté Est et le côté Sud du port Alexander, maisi la côte Sud de la presqu'île est garnie à l'intérieur du port par un banc, à l'accore duquel on trouve de 14 à 17 mètres, puis on a sur le banc b^ 4 et 1™ 6, fonds qui diminuent jusqu'à la presqu'île, près de laquelle on ne trouve que 1°> 3. Dans quelques parties, ce banc s'écarte à la distance de Vs mille de la côte Sud de la presqu'île, et rétrécit d'autant le port Àlexander. Ce banc s'étend jusque dans l'O. du port oii il se termine. Il est signalé à bonne distance par le changement de la couleur de l'eau.
Quand on vient du large, l'entrée du port Alexander est fort difficile à reconnaître,, parce que Sandy-Point se confond alors complètement avec la côte, de même nature qu'elle. Il est doqc rare, surtout avec un climat généralement brumeux, qui ne per-; met pas toujours d'avoir des observations, qu'on puisse atterrir sans quelque incertitude, il est en conséquence préférable, lorsqu'on vient chercher le port Alexander, d'attaquer la terre plus au S. en faisant entrer, dans l'estime de la route, 4 ou ô milles de courant par 24 heures, La côte au S. ne présente qu'un rivage sablonneux, assez accore, que l'on pourra remonter avec la sonde à petite distance, Les vigies des mâts signaleront les eaux du port qu'elles verront en dessus de la langue de sable; on tardera peu ensuite à les voir de dessus le pont.
Quand on viendra du N., l'atterrage est plus facile. Les terres élevées de Sand-Cliffet du cap Negro ne laisseront aucun doute avec un temps clair, et Ton verra alors la presqu'île se pro-. longer vers 1*0. comme une pointe basse et sablonneuse; mais on sera, dans ce cas, forcé ^e louvoyer avec les vents généraux pour atteindre le mouillage.
Qu'on vienne du N. ou du S., il faudra éviter un banc extérieur, nommé banc du Bingdove, du nom du navire qui en a fait la reconnaissance. On l'appelle également banc de Dormer. Ce banc, situé sur le méridien de Sandy-Point, en est écarté de
* Levé par Dormer, master du Ringdove.
BANC DU RÏNGDOVE.
IfouilteiB.
1 mille 3/io dans sa partie centrale, où Ton ne trouve que 5** 4. Sar les autres points, on a généralement 9°* 2; il est sur le parallèle de la partie Sud de Sand-GlifT, à la distance de 1 mille ^^o* Aux «iccores de ce banc, qui a ^environ Va "de mille de TE. à TO., et du N.au S. les fonds varient de 16 à 13 mètres, et il ne faudra pas s'en approcher par des fonds au-dessous de 36 mètres.
Pour éviter ce banc en venant chercher le port, on pourra ranger à */« mi'te la côte Nord de la presqu^fle en venant <lu S.; ou bien passer, en venant du N., à Va n^îH^ de la côte ^u continent. Si on louvore dans cette partie, il faudra virer, «quand on trouvera tles fonds au-dessous de 36 mètres, en courant au lai^e et dans les environs de la position que nous avons ^assignée au banc, ou plutôt ne pousser les bordées qu'à la •distance de 1 mille de fa côte du continent, jusqu'à ce que Ton ait doublé dans le S. la pointe Sand-Gliff.
On est bien mouillé par 29 ou 32 mètres, à mi-distance des •deux côtes, relevant Sandy-Point au N., à la distance de ^/s mille. Rien n'empêche de s'enfoncer plus dans le port ; mais, •comme on entre presque toujours en louvoyant, et qu'il esc inutile d'aller plus loin, on évitera ainsi de la fatigue aux équipages et l'ennui d'avoir à s'occuper, dans les bordées, du banc 'du S. de la presqu'île dont nous avons parlé.
L'établissement dans le port Alexander est 3 heures; la mer marne do 1°^ 5.
Les habitants les plus voisins du port Alexander occupent viiiage de &»». un petit village, nommé Goou, situé à 9 milles dans TE. N. E. du mouillage. C'est une réunion d'une douzaine de huttes en paille, ressemblant à de grosses ruches. Cette population se oompose d'une trentaine d'individus.
Ce mouillage n'offre d'autre ressource que le poisson, qui ost très-abondant et de bonne qualité. Cest à ce point que Ton commence à rencontrer partout des sables arides, et une contrée qui rappelle par son aspect le désert de Ssahhra.
Dans l'enfoncement ou espèce de baie comprise entre le cap Negro au N. et Sand-Cliff au S., les sondes sont très-variables, ot même d'une manière inquiétante pour un navire d'un grand tirant d eau. Le capitaine Rouxo de Bosencoat, qui a parcouru cette baie, dit que, sondant par 39 mètres, à une longueur de
Marées.
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navire au delài il a trouvé 9 mètres ; dans un autre endroit, ayant 21 mètres à bâbord, on ne trouvait pas de fond a 39 mètres à tribord. Cet officier ayant parcouru cette baie dans toutes les directions, passant à moins de Vs initie de la terre, n'a point trouvé de fonds au-dessous de 9 mètres.
La presqu'île saRonneuse qui forme le côté Ouest du port Alexander, court de la pointe Sandy à TO., sur un espace de 3 milles environ ; là, elle se coude et prend la direction du S. 5 1 ° 0* sur une étendue de 4 milles Va; elle tourne ensuite au S., se creuse et forme un petit enlbncement, dont la pointe Sud , assez saillante vers TO.» surtout quand on la voit du S.» se La^*^s°*f5° 52^0'' "o"^™^ poiu tc Albiua. Cette pointe est formée de roches blanches, jpong.E.90 2i 30". eu formc d'aiguilles *, et présente un aspect singulier; sa hauteur est médiocre. La côte près d'elle est inabordable, et la mer tourmentée. Les courants a^u\ environs de la pointe soBt violents et irréguliers. Cette pointe est accore, ainsi que la presqu'île du port Alexander. On trouve sur son parallèle, à 2 milles de distance, 54 mètres d'eau.
De la pointe Albina, la côle rentre et court au S. 32"^ £. Tespace de 9 milles, elle prend ensuite la direction du S. 3^ E. jusqu'à la pointe Est de Great-Flsh-Bay (la baie du Grand- Poisson). Elle présente, en général, un rivage sablonneux, dominé par des dunes de même nature, et, dans ses ondulations, quelques pointes rocailleuses peu saillantes, paraissant formées ))ar les éboulements de la croûte supérieure des dunes, durcie par l'effet alternatif des rosées et de l'action desséchante du soleil. Toute cette côte est peu élevée. Elle est assez accore, et à 1 mille Vs ou 2 milles de la terre, en la prolongeant, les fonds varient de 22 à 14 mètres. Ces derniers fonds se trouvent aux environs de la pointe Est de Great-Fish^Bay.
Civière Bambaruga; C'csl à 10 millcs Va claus Ic S. 32° E. dc la pointe Albina, que les anciennes instructions et les cartes placent la rivière Bambaruga, regardée comme la limite Sud^du royaume de Benguela. Elle est barrée entièrement par les sables dans la saison sèche, mais elle a une largeur d'embouchure de 3 imlles dans
* Instructions de M. Saissct , lieutenant de yaisseau ( Annales hydrographiques, 1850).