‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'AfriqueChapitre 82 sur 143 · SAISONS. — HARMATTAN DU SUD · texte numérisé non relu

SAISONS. — HARMATTAN DU SUD

Saisons.

Vente-

pourra suivre la c6te depuis la rivière Koussie jusqu'à la rivière Nourse à la distance de 5 milles, sauf devant quelques poinls comme Ichaboë et File HoUam-Birds, qui présentent des récifs assez étendus vers le large.

Les saisons sur la côte ne sont pas nettement tranchées. Dans les mois de mai, juin» juillet et août, il est rare qu'il pleuve; dans les autres mois de Tannée, on a quelquefois de la pluie, et cela pendant plusieurs jours, surtout de septembre à mars.

Presque toute Tannée, sur la côte de la Gimbébasie et de la Hottentotie, les brises régnantes sont celles du S. S. 0. au S. S. E. ; elles sont quelquefois très-violentes. Pendant les mois de mai, juin, juillet et août, les vents varient du S. 0. au S. £., en mollissant au coucher du soleil. Dans les baies, on a quelquefois des vents de TE. durant la nuit , et parfois des vents du N., faibles d'ordinaire*

Les brises dominantes du S. S. 0. au S. 0. sont des brises locales et solaires ; à mesure qu'on s'éloigne de la côte, elles perdent de leur intensité, et à 100 lieues au large elles prennent insensiblement la direction du S. et du S. £., en se fondant dans les yents généraux.

Sur la côte que nous avons décrite dans ce chapitre, on HarmatKiD ûv. '^, éprouve parfois des vents d'E., ressemblant à Tharmattan de Thémisphère Nord. Us produisent les mêmes effets ; ils «ont surtout fréquents depuis le port Alexander jusqu'au fleuve d'Orange ; ils sont très-chauds et fort incommodes» mais ne sont pas violents comme Tharmattan du Nord. Sur la côte que nous venons de décrire, les plus forts coups de vent sont de la partie du S. E., et ils sont quelquefois d'une extrême violence.

Les vents, en outre, varient d'intensité suivant la latitude où l'on se trouve, et le parallèle de 25'> de latitude S. semble être une limite naturelle. Au N. de ce parallèle peu éloigné du tropique, les vents soufflent du S. S. E. au S. constamment bon frais, et souvent grand frais, surtout dans Thiver, Au S. de ce parallèle, au contraire, les vents du S. 0, au S. sont peu forts le plus souvent ; ceux du S. E. soufflent par coups de vent comme ceux du N. au N. 0., par SS^" de latitude S.

LA HOTTENTOTIE.

Grains blancs.

Courants.

Ras de marée.

Houle.

Brumes.

Réfractions.

On reçoit sur celle côle des grains très-dangereux, vu que rien ne les signale. Ils ont été nommés grains blancs par les marins, parce qu'aucun nuage ne les indique ; ils sont parfois irès-violents, et Ton doit s'en défier beaucoup. Ces grains, qui ne sont en réalité que des trombes d'air, sont par cela même plus redoutables, parce que la direction du vent qui les occasionne n'est pas toujours horizontale. La seule manière de les reconnaître est la formation à l'horizon de rides et de bouillons qui annoncent leur approche.

Le courant général, le long de la côte, suit à peu près ses inflexions en remontant vers le N. et le N. N. O. ; sa vitesse est d'environ 1 mille à l'heure en moyenne. Cependant, lorsqu'on est très-près de la terre, on trouve quelquefois des courants dirigés au S. 0., avec une vitesse qui atteint jusqu'à 40 milles en 24 heures. Ce sont, au reste, des anomalies qui se prolongent rarement au delà de deux ou de trois jours.

Du cap Voilas au cap Negro, lorsqu'on voit tomber la brise et le vent cesser complètement, que la mer devient calme et unie, que des ondulations se forment vers l'O., il faut s'attendre à un ras de marée, et s'écarter aussitôt de la côte.

Les ras de marée sont très-violents sur celle que nous venons de décrire. La position d'un navire surpris près de la terre par un ras de marée et du calme serait on ne peut plus dangereuse.

Il règne toujours une grosse houle sur la côte, et la mer déferle avec tant de violence sur la plage, qu'on l'entend du large à plusieurs milles. En général, on ne se défie pas assez de la houle, lorsqu'on navigue près d'une côte. Son effet est cependant très-appréciable et doit être compté dans l'estime de la route. La houle, sur la côte que nous décrivons, vient du S. 0. et porte vers la terre. J'ai dans plusieurs circonstances, au N. de réquateur sur la côte de Guinée, mesuré, par un temps calmé, la vitesse avec laquelle la houle portait le navire vers la terre, et j'ai souvent trouvé près de ^1^ mille à l'heure pour le mouvement de translation qu'elle lui imprimait.

On éprouve souvent,' sûr cette côle, des brumes très-épaisses. Il faut, dans ce cas, se tenir au large de la côte, la sonde ne pouvant pas toujours avertir assez à temps de son approche.

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