LE LION DE NÉHÉE
Pour assaillir le monstre, effroi de nos pasteurs,
Il me fat ordonné de gravir les hauteurs,
Et j'obéis sans crainte k mon maître Eurysthée.
J'allai sur la montagne, où la béte indomptée
Lécbait avec lenteur son muile teint de sang.
Je l'accablai de trtûts ; mais le cuir de son flanc
Restait impénétrable. Or, relevant la tâte,
Le lion m'aperçut; et la puissante bête
Courba comme un grand arc l'épinf de âon doR,
Puis bondit jusqu'à moi. J'eus le cœur d'un héros.
D'un massif olivier couvert de son écorce.
Je frappai le lion sur le crâne avec force.
il se dressa, pourtant. De mes muscles d'acier.
Moi, j'étreignis alors le monstre carnassier.
Dont le sang ruisselait par torrents écarlatea.
Je loi serrai la go^e en écrasant ses pattes,
Et l'énorme liun ne rAla qu'un moment.
Ah I certes, je criai de joie, épcrdiiment,
Lorsqu'à mes pieds roula cette béte étouffée !
"Je veux fwre de toi, lui dis-je, un beau trophée. "
Puis j'arrachai sa peau ; j'en couvris tout mon corps,
Pour tenir désormais ma place entre les forts;
Et snr mes blonds cheveux, en signe de victoire.
J'étalai fièrement la gueule aux crocs d'ivoire.
Maubick Bodohob.
D,gt,,-erihyGOOgle
MOHCEAUX CHOISIS 207