‹ Manuel de la parole [microforme]Chapitre 218 sur 222 · LE PÉLICAN · texte numérisé non relu

LE PÉLICAN

Lorsque le pélican, lassé d’un long voyage, Dans les brouillards du soir retourne à ses l'OSeAUX, Ses petits affamés courent sur le rivage,

En le voyant au loin s’abattre sur les eaux ;

Déjà croyant saisir et partager leur proie,

Ils courent à leur père avec des cris de joie,

En secouant leurs becs sur leurs goîtres hideux. Lui, gagnant À p«s fents une roche élevée,

De son aile pendante abritant sa couvée,

Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.

Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte ; En vain il à des mers fouillé la profondeur ; L'océan était vide et la plage déserte ;

ient hes, que n'a uer t-il n'a ux eté, tre, ron te, Jus la er, te ses

MORCEAUX CHOISIS

Pour toute nourriture i] apporte son cœur.

Sombre et silencieux, étendu sur Ja Pierre, Partugeant à ses fils ses entrailles de père,

Jans son amour sublime il berc Ivre de volupté, de tendresse e Mais parfois,

e ses enfants ne Je soulève, ouvre Et se frappant le cœur Il pousse dans la Que les oiseaux d Et que le vo; Sentant pass "5 8€ recommande à Dieu, Poète, c'est ainsi que fo 8 grands poètes, i vivent un temps ; ‘ils servent à leurs fêtes ux des pélicans.

Quand ils pa

pérances trompées, De tristesse d'amour e

ercle éblouissant,

Mais il y pend toujours quelque goutte de sang.

À. DE Musser.

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