LE PÉLICAN
Lorsque le pélican, lassé d’un long voyage, Dans les brouillards du soir retourne à ses l'OSeAUX, Ses petits affamés courent sur le rivage,
En le voyant au loin s’abattre sur les eaux ;
Déjà croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie,
En secouant leurs becs sur leurs goîtres hideux. Lui, gagnant À p«s fents une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte ; En vain il à des mers fouillé la profondeur ; L'océan était vide et la plage déserte ;
ient hes, que n'a uer t-il n'a ux eté, tre, ron te, Jus la er, te ses
MORCEAUX CHOISIS
Pour toute nourriture i] apporte son cœur.
Sombre et silencieux, étendu sur Ja Pierre, Partugeant à ses fils ses entrailles de père,
Jans son amour sublime il berc Ivre de volupté, de tendresse e Mais parfois,
e ses enfants ne Je soulève, ouvre Et se frappant le cœur Il pousse dans la Que les oiseaux d Et que le vo; Sentant pass "5 8€ recommande à Dieu, Poète, c'est ainsi que fo 8 grands poètes, i vivent un temps ; ‘ils servent à leurs fêtes ux des pélicans.
Quand ils pa
pérances trompées, De tristesse d'amour e
ercle éblouissant,
Mais il y pend toujours quelque goutte de sang.
À. DE Musser.