JE PROMETS
Nature de l'engagement que l’on prend en entrant dans la Société de Tempérance.
Notre Sauveur, dans l'Evangile de Saint Matthieu, ch. v., dit: “En vérité, je vous déclare que vous ne “ devez point jurer en aucune manictre : ni par le ciel, ‘ parce qu’il est le trône de Dieu ; ni par la terre, parce “ qu’elle sert comme d’escabeau à ses pieds; ni par ‘Jérusalem, parce qu elle est la ville du grand Roi ; “ vous ne devez pas jurer non plus par votre tète, parce “ ‘que vous ne pouvez en rendre un seul cheveu blanc ‘ou noir: mais contentez-vous de dire : cela est, cela ‘est, ou cela n’est pas, cela n'est pas; car ce qui est “ dit de plus vient du mal.” D
Il n'est pas nécessaire de dire, après cela, que l'esprit de l'Evangile est qu’on ne fasse de sermens que dars les circonstances les plus graves. Dans le cours ordinaire des choses, on ne doit se servir que de la simple affirmation, pour exprimer sa pensée, Et c’est ce qui se fait dans l'engagement que l’on prend, en se mettant de la Société de Tempérance, Cet engagement n’est ni un serment ni un vœu : c'est une promesse pure et simple. C'est la parole d’un homme d'honneur, c’est la promesse d’un chrétien que nous demandons; bien persuadés que celui, qui n'aurait pas assez d'honneur pour respecter sa parole, n'aurait pas assez de religion pour garder son serment.
Mais, quoique l'engagement, que vous prenez, ne soit ni un serment ni un vœu; il doit, cependant, vous être comme sacré et inviolable; puisque, le plus souvent, c’est dans l'Eglise, aux pieds des saints autels, en pré: sence de vos amis, de vos parens, et de toute votre paroisse, que vous avez fait la promesse généreuse de ne jamais prendre de boissons enivrantes. Si vous man: quez à votre parole, vous trompez votre curé, vos amis, vos parens, votre paroisse toute entière, qui se fiaient sur vous et vous regardaient comme un soldat généreux, dont les exemples et les paroles allaient servir, le reste de votre vie, à détruire le règne de la boisson, et à chasser pour toujours le démon de l’intempérance.
En manquant à votre promesse, sans de graves raisons, ilest vrai que vous ne serieZ pas un parjure; puisque vous n'avez pas fait de serment. Mais toujours, vous serez un lâche, un homme sans cœur et sans honneur, sur la parole duquel il n’y aura aucun fond à faire. Et souvent, ceux-là même qui vous auront le plus pressé de boire avec eux, qui vous auront le plus excité, en vous disant qu'après tout, vous n’aviez fait qu’une simple promesse, et qu'il n’y avait pas de péché à prendre un petit coup avec un ami, seront les premiers à publier votre bassesse, et à rire de vous en arrière. Ils auraient été forcés de vous admirer et de vous respecter, si vous leur eussiez dit courageusement,
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SOCIÉTÉ DE TEMPÉRANCE. o1
comme un brave habitant des environs de Québec qui, se trouvant avec des amis, était sollicité par eux à prendre de la boisson: “Je n’ai point fait de serment, “ mais j'ai donné ma parole d’honneur à mon curé ; ‘cela suflit. Si vous êtes mes véritables amis, vous “ ne m’excicerez pas à faire une action aussi peu excu- “ sable. Pour l'amour de Jésus-Christ, j’ai promis de “ ne jamais faire usage de boissons fortes ; il ne con- ‘vient pas que, pour votre amour, je fausse ma pre- “ mière promesse: et vous devriez ètre les premiers à “ m'encourager à respecter ma parole Un homme “ d'honneur ne doit jamais manquer à sa parole; vous “ voulez donc que je cesse d’en être un. Il me semble “ que je ne mériterais plus d’être de vos amis, si j'étais “ capable de m’oublier jusqu’à ce point.” Ses amis restèrent confus, et n’osèrent plus jamais lui parler de prendre de la boisson.
On voit quelquefois des personnes, qui demandent si c'est un péché de prendre un verre de boisson, quand on est de la Société de Tempérance ? Nous répondrons d'abord qu’un membre de la Société de Tempérance, qui se respecte, ne fera jamais cette question; car sa parole est donnée de ne plus jamais en prendre, il ne lui en faut pas plus... Ilne demandera pas, pour s’excuser, si c’est un péché ou non d’en faire usage,
Mais, admettant qu’il n’y a pas de péché à manauer, engénéral, à un engagement qu’on n’a pas pris sous peine de péché; ne peut-on pas dire que, dans presque tous les cas, celui qui manque à son engagement de Tempérance, pèche. D'abord il pèche, presque toujours, par gourmandise: en prenant une chose dont il n’a pas besoin. Il pèche contre la justice qu’il doit à ses enfans, en donnant, au vendeur de boisson, un argent, qui aurait été infiniment mieux employé à l'éducation et pour l'établissement de sa famille, Il pèche contre lui-même, en buvant, sans besoin, ce qu’il sait (comme on le prouvera plus tard) être nuisible à sa santé. St. Paul, dans son Æp. aux Romains, dit positivement: ZI vaut mieux ne pas boire de vin... si votre frère
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doit en devenir plus faible. Il pèche donc contre la charité qu’il doit à son prochain. Son voisin, son frère, son ami, peut-être même ses propres enfans, qui sont plus faibles que lui, étaient devenus des hommes sobres et religieux, depuis qu'imitant l'exemple qu’il leur avait donné, ils av. ient entièrement renoncé à l'usage des boissons fortes ; mais à peine le voient-ils manquer à sa promesse, qu'ils deviennent moins fermes eux-mêmes dans leurs bonnes résoiutions. Le démon leur dit tout bas, et ses suppôts crient tout haut : “qu’il “ n’y a pas de péché à prendre un petit verre ; que la “ religion ne défend que l'excès ; qu'un éel en prend “ bien, quoiqu'il soit de la Tempérance ; que c’est du « fanatisme de mettre des péchés partout, et que c’est ‘ se rendre ridicule de tenir si fort à un engagement, “ qui n’est rien dans le fond.”
Quand ils vont chez leur perfide ami, ils voient les autres en prendre gaiement, ils s'entendent persifiler de tous côtés... “ Prenez garde, leur dit-on, d’y “ soûter, vous êtes damnés sans ressource. Si vous en “ portez à vos lèvres, vous allez mourir; c’est du poison.” Iln’en faut pas tant pour réveiller une longue habitude, pour rouvrir des plaies qui ne faisaient que commencer à se fermer. Ils portent la main au malheureux verre ; à peine y ont-ils goûté, que la passior se rallume avec plus de fureur que jamais. Incapables de se modérer comme leur ami, ils se plongent, plus qu'auparavant, dans le bourbier de l’ivrognerie; et leur dernier état devient sept fois pis que le premier. Je dirai, sans crainte de me tromper, à ceux qui ont la lâcheté de prendre de ces boissons, après y avoir renoncé : voilà votre ouvrage”... De mème qu’une étincelle cause, souvent, ie plus terrible embräsement: ainsi ce petit verre de boisson que vous avez pris, qui n'était rien en lui-même, a causé la perte, peut-être éternelle, de votre frère......vous étiez assez fort, vous aviez assez de tête pour marcher sur le bord de l’abime, vous avez pris, par la main, votre frère, que vous connaissiez plus faible que vous. Il vous a suivi: vous
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lui disiez qu'il n’y avait pas de danger; que, pourvu qu’il suivit le sentier où vous marchiez avec lui, il ne tomberait pas... Et pendant que vous lui parliez, il a perdu l'équilibre... Vous le voyez, il roule au fond du gouffre... Il périt sous vos yeux, sans qu’il vous soit possible de lui porter aucun secours... Et, après cela, vous demandez si un petit verre était péché pour vous ?.... vous cherchez des excuses à votre imprudence, et vous n’êtes pas désolé ! Et vous ne regardez pas avec horreur ce sentier si étroit et si dangereux, où vous avez conduit et perdu votre ami, votre frère! Ah! c’est que, si vous avez la figure humaine, vous n'avez pas l’âme d’un chrétien.
Ah! si Pon savait ce que vaut une âme! et combien sa perte ou son salut est dû souvent à peu de chose, dans l’origine ! Saint Paul disait: “ Si je savais que la viande, que “ je mange, fût un sujet de péché pour mon frère, je ne “ voudrais jamais en prendre une seule bouchée.” Voilà comment on parle et on agit quand on a de la religion, qu’on aime Dieu, qu’on a de la charité pour son prochain, Et voilà comment parleront et agiront les membres de la Société de Tempérance. Ils ne souilleront jamais leurs lèvres des boissons, auxquelles ils ont renoncé pour l’amour de Jésus-Christ, parce qu'ils savent que le moindre manque de fidélité à leur prumesse deviendrait le signal de la perte de la plupart de ceux, que l’heureuse influence de la Société de Tempérance a ramenés dans les sentiers de l'honneur et de la religion. Et Saint Paul ne dit-il pas encore dans l’admirable épitre aux Galates, chapitre vi: “Mes frères, “ si quelqu'un est tombé dans le péché, vous qui êtes spirituels et forts, travaillez à le relever avec charité; “ faisant toujours attention que vous pouvez être tentés “ vous-mêmes, aussi bien que lui. Portez les fardeaux “les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi “ de Jésus-Christ” Méditez bien ces paroles du saint Apôtre, et vous ne manquerez pas à votre engagement, sous le prétexte que vous êtes fort, et qu’il n’y a pas de danger, pour vous, de tomber. Car,
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l’Apôtre des nations vous avertit que tout ce qui a fait tomber voire frère, peut être un sujet de chute pour vous aussi. J1 veut que vous vous regardiez toujours comme étant faible, et que vous preniez les mêmes précautions, pour ne pas tomber, que celles que vous conseillez aux personnes, dont vous connaissez les chutes, et que vous auriez relevées et corrigées en vous mettant, pour leur amour, de la Société de Tempérance.
Voulez-vous être inébranlable dans la bonne et sainte résolution que vous avez prise? Méditez encore, le crucifix à la main, ces autres paroles de l’Apôtre Saint Paul écrivant aux Corinthiens:—v. 22. Tout m'est permis, mais tout ne m'est pas avantageux.
. 23. Tout m'est permis, mais tout nédifie pas le prochain.
V. 24, Que personne ne cherche sa propre satisfasion, mais le bien des autres.
Si vous manquez à votre engagement de Tempé:
rance, et que vous preniez, sans une absolue nécessité, de la boisson, après y avoir renoncé ; c’est sans doute parce que vous pensez que n’en ayant jamais fait d’excès, il n’y a pas de danger, pour vous, aujourd’hui de devenir intempérant. Mais ne craignez-vous pas qu’il ne se glisse quelque secret orgueil dans cette bonne opinion que vous avez de vous-même. Vous dites : : Il y aurait du danger pour un tel, à prendre ui
‘ verre de boisson; mais ‘il n’y ena nas pour moi |” Ne voyez-vous pas, par là, que vons faites une comparaison, qui n’est pas du tout en faveur de votre frère ; que vous vous mettez au-dessus de lui, que vous oubliez, en ce moment, ce mot de l’'Ecriture: “ Que celui qui est debout craigne de tomber.” Combien n’:-t-on pas vu de ces gens, qui avaient atteint l’âge de vingt, trente où quarante ans en disant qu'il n’y avait point de danger pour eux de prendre un petit coup de tems en tems, et qui ont, cependant, fini par être des ivrognes. Il n'y a peut-être pas une seule paroisse, en Canada, où on ne trouve de ces exemples. Il semble que Dieu a permis ces chutes de gens, qui comptaient tant sur leurs forces,
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afin que personne ne soit tenté à l’aveuir de se croire et de se dire à l’abri du danger.
Vous me direz peut-être: % Muis, c’est bien pénible, ‘ pour l'amour des ivrognes, de se priver de ces bois- ‘ sons, dont l'usage ajoutait tant de charmes à nos petites ‘réunions. C’est bien singulier : j'ai toujours été “ sobre, Dieu merci, et parce que mon voisin est un “ jvrogne, vous voulez que je quitte des liqueurs inno- “ centes en elles-mêmes, qui ne m'ont jamais fait faire “ de mal dans ma maison; et qui, souvent, me faisaient “ si bien, le soir, oublier les dures fatigues de la jour- “ née.” Nous vous répondrons, une fois pour toute : mon ami, en vous invitant de vous mettre de la Soaiété de Tempérance, nous ne vous commandons rien; et vous ne rendez pas justice aux apôtres de la Société de Tempérance, lorsque vous dites qu’ils veulent, qu’ils exigent, qu'ils commandent, etc. ete. Non, non, nous n'exigeons, ne Commandons rien ; seulement, nous vous montrons une bonne œuvre à faire, nous vous donnons les motifs, que vous auriez de vous joindre à nous, pour le bien de notre patrie, de notre religion, pour le salut de nos frères, pour la gloire de Dieu, et peut-être aussi, pour votre propre intérêt, Si, comme vous dit votre digne Evèque, dans sa circulaire sur la Société de Tempérance, vous n'avez pas assez de force et de courage pour suivre les bons conseils qui vous sont donnés ; si, pour de bonnes raisons, je veux bien le supposer, vous ne pouvez comprendre le bien incalculable qui s’en suivrait, si les boissons détestables, en usage dans ce pays,étaient bannies de toutes nos maisons; restez tranquilles; buvez vos petits coups, instruisez vos enfans à boire aussi: seulement nous vous souhaitons de ne pas en voir surgir parmi eux, comme il s’en trouve partout, qui, à force de petits coups, ont fini par perdre leurs biens, leur santé, leur religion, leur honneur ; ont fini, en uu mot, par devenir des ivrognes scandaleux.
Muis ne vous plaignez pas de nos commandemens, de nos exigences ; car, encore une fois, nous ne com-
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mandons à personne. C’est une armée sainte que nous cherchons à former, dont nous désirons nous environner, pour combattre un des plus grands ennemis de notre salut. Ilne faut jamais mener personne à la suerre de force ; les gens, qui vont au combat malgré eux, deviennent traitres à la première occasion, nous le savons. Ils abandonnent leur drapeau, quittent leurs armes et s’enfuient à l'approche de l'ennemi ; aussi, nous ne voulons pas de vous; nous ne voulons avoir que des gens de cœur, qui ne tremblent pas, qui ne se lamentent pas, quand on leur propose de faire un sacrifice pour l'amour de Jésus-Christ. Nous ne voulons que des hommes d’honneur, que des chrétiens véritables, dont la simple parole vaut tous les sermens, toutes les garanties du monde.
On dit : “ Mais, n’est-ce pas inconcevable de vouloir “ nous imposer, à nous qui sommes des hommes sobres ‘et tempérans, un joug aussi pesant que celui d’être “ privés, toute notre vie, des liqueurs que Dieu nous a ‘* données et dont, après tout, il a permis l’usage!” Les personnes, qui tiennent ce langage, n’ont jamais lu l'Epitre de saint Paul, que nous venons de citer ; ou si elles l'ont lue, elles en ont bien complètement oublié les sublimes et divins enseignemens. Qu'est-ce que le saint Apôtre dit? “ Portez les fardeaux les uns des ‘autres et vous accomplirez ainsi la loi de Jésus- “ Christ” Nous dirons donc à ceux qui se plaignent qu'on cherche à leur imposer un fardeau, qui ne devrait être mis que sur les épaules des iutempérans : “Jésus- Christ, qui était innocent, a voulu souffrir, comme s’il eut été coupable, afin de nous sauver tous. Il a pris nos misères sur lui, pour nous en délivrer. Ila porté le fardeau à notre place, parce qu’il a vu que nous n'étions pas capables d'en supporter le poids. Nous étions faibles, misérables, pécheurs; et, pour nous tirer de l'abîme de notre faiblesse, de nos misères, et de nos péchés, il a voulu vivre et faire pénitence, jeûner et souffrir, comme s’il eut été lui-même faible, misérable et pécheur.” Voilà le grand mystère du salut des
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hommes, que nous sommes tous appelés à continuer les uns envers les autres. Saint Paul, sans commander rien à personne, nous dit que nous devons faire, les uns envers les autres, ce que Jésus-Christ a fait pour le salut de tous. Saint Paul veut que ceux qui sont forts portent le fardeau comme ceux qui sont faibles. Et pourquoi cela ? Parce que, si les faibles sont laissés seuls à porter le fardeau, ils n’en seront jamais capables. Ils succomberont: mais s'ils voient le reste de leurs frères porter le même fardeau pour leur amour, ils prendront courage, et le fardeau leur paraîtra léger. Jésus-Christ, en jeûnant, nous a appris à jeûner ; en se mortifiant, en crucifiant sa chair, il nous a appris à crucifier la nôtre. Ainsi, autrefois c'était chose presqu'impossible aux intempérans de porter le fardeau de l’abstinence totale ; mais aujourd’hui qu’une foule de personnes, qu‘ comprennent qu’il n’est pas toujours nécessaire, au service du bon Maitre, d'attendre le commandement pour faire une bonne action, se soit imposées volontairement le fardeau de labstinence totale pour aider leurs frères faibles ; rien n’est plus commun que de voir des hommes, adonnés à l’excès des boissons iortes, en faire généreusement et pour toujours le sacrifice. Que personne donc ne se plaigne, que personne ne crie à la nouveauté. Ici il n’y a rien de nouveau. Tout est facile et doux aux hommes de bonne volonté. Et quant à la prétendue nouveauté de la doctrine que prêchent les apôtres de la tempérance, c’est une chose nouvelle, oui, mais comme tout ce qui vient de l’'Evangile qui est une nouvelle aussi. C’est une admirable et bonne nouvelle, destinée, si elle est bien comprise, à déraciner cumplètement l’ivrognerie de notre pays ; et, avec ce vice, bien d’autres désordres qu’il traîne naturellement à sa suite.
Que ceux donc qui ne veulent pas se mettre de la Société de Tempérance vivent tranquilles ; personne ne songe à leur faire violence, pour les y contraindre ; qu'ils usent, tant qu’il leur plaira,des boissons auxquelles ils tiennent par tant de liens ; qu’ils se servent de la
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