‹ Manuel de la typographie française, ou Traité complet de l'imprimerieChapitre 13 sur 22 · MAJUSCULES ITALIQUES · texte numérisé non relu

MAJUSCULES ITALIQUES

SIIXUSCULES ITALIQUES,

Jésus esl mort sur l'arbre de la Croix pour nous racheter.

Les caractères de Garamond, tant romains (\ii' italiques, ceux de tous les graveurs qui lui ont succé,dé en France jusqu’à Fournier jeune, ainsi que ceux de Gando^et de Gillé pères, sont presque tous d’une coupc maigre et allongée.

François-Ambroise Didot, vers’ la fin du dix-huitième siècle, avait commencé à donner aux caractères typographiques ces proportions exactes, cette coupe franche et décidée qui les distinguait de tous ceux qui avaient paru jusque alors. Mais ce fut M. Wafflard qui leur donna un peu plus de rondeur et de plein , et qui établit une différence sensible entre scs caractères et ceux de tous les graveurs-fondeurs qui l’avaient précédé.

MANUEL

Exemple des caractères de M. fEafflard

Frappez souvent une chose, quelque léger que soit le coup , le temps lui tlonuera de l’cflet, et ce que vous aurez voulu détruire tombera enfin. Les gouttes d‘eau cuvent à la longue le rocher sur lequel elles tombent.

Outre une fonte tout entière d’après Fancienne nomenclature nous devons à M. Wafflard * une cursive française, qui a remplacé avantageusement celles de Gianjon et de Fournier.

.AI. Gando, fils de l'Ijabilc graveur-fondeur dont j’ai parlé plus haut, est celui qui, vers l'année 1790, approchait le plus des talens de M. Wafflard. La Typographie. est redevable à cet artiste d’un caractère sur le corps de la perle, qu’il nomme sans-pareille.

A cette mémo époque, Uodoni jouissait de toute sa gloire en Italie. Voici un échantillon de la coupe des caractères de ce savant typographe :

MAJtrSCUI.ES nO.MAI.VES.

ABCDEFGHIJKLMNOPQRST X Y Z yE (E W.

MlNUSCtXES ROMAINES.

ÜV

Rien n’est plus propre k apaiser la colère chez les hommes, que la soumission de celui qui y a donné lieu. Cela est vrai à Paris comme à Moscou.

‘ caracUTCA, un peu moins usés que ceux de Foomier, sont ceux des ancienne? frappes de M. Wafflard. C'est l'époque où les caractères de BasLervUle étoient en vogue. Les nouvelles frappes de eet .vrtiste habile sont beaucoup mieux ; et, comme elles sont très-répandues, nous croyons devoir nous dispenser d'en donner des <Thantillons.

‘ Je donnerai dans l’article iii une explication sur l'ancienne et la nouvelle nomencLiturc des caractère» typographiques.

* Cest M. W.tfllard qui a montré les premiers élèmens de la gravure à MM. Pinrc et Firiuin Didot.

MAJIJSCUI.K.S ITALIQDES.

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