‹ Manuel de laryngoscopie et de laryngologieChapitre 7 sur 23 · Appareil plié (prêt à voyager · texte numérisé non relu

Appareil plié (prêt à voyager

4 Chaudière ;— B Ouverture munie d'une soupape ^A.,^.,^:a^ ^a A*%%n de sûreté qui se dévisse à volonté. — C Tube regUilCr, Cl Q un

puiv sateur. volume aussi ré-

duit que possible ; de plus, il est nickelé, et par conséquent à l'abri de l'oxydation.

Les figures de l'appareil fonctionnant et fermé vous permettront d'apprécier facilement tous les avantages de ce pulvérisateur.

Mode d'emploi.— Remplir à moitié la chaudière A, par l'ouverture B, avecdeTeaupure; mettre en place le tube pulvérisateur C qui plonge dans le vase D

contenant le liquide médicamenteux à pulvériser. — Allumer la lampe et attendre quelques minutes pour voir se produire la pulvérisation. — Le malade se place à 10 ou 15 centimètres de l'extrémité du tube, en respirant

longuement et en ouvrant la bouche sans effort pour recevoir la pulvérisation.

L'opération terminée, on éteint la lampe; on place à l'intérieur le tube, le vase et le support; on ferme la porte et on ren- ~ ' '^' "" " ^""'

verse la chaudière 2. Appareil fonctionnant.

«n^c« Jy%r««ii« Ji-v« Vase contenant le liquide médicamentenx ; — sens dessus des- £ Lampe à alcool ; - F Porte ; - P Poignes ; 1, '\ , S Support mobile.

sous,rappareil est

ainsi plié comme l'indique la figure n^ 1.

Depuis plusieurs années, je n'emploie aucun de ces pulvérisateurs à pompe ou à poire de caoutchouc, qui donnent une pulvérisation froide, car j'ai été à même de constater plusieurs fois lès inconvénients d'une poussière froide mise en contact avec la muqueuse enflammée du larynx. Avec le pulvé-

risateur à vapeur d'eau, il est facile, au coatraire, d'après la distance ft laquelle on se place du tube pulvérisateur, de régler soi-même la température de la pulvérisation, et de se placer exactement au degré nécessaire dans chaque cas particulier.

Les pulvérisations d'eaux sulfureuses doiment quelquefois de bons résultats, mais surtout lorsque la période, franchement aiguë, est entièrement terminée, et lorsque Ton a déjà eu recours aux pulvé^ risations de créosote et de chlorure de zinc. A-vec le pulvérisateur Bonnefond, lorsque l'on fait usage des eaux sttlfureusesi il est bon, pour en activer les propriétés, de verser de Teau sulfureuse dans la cbau*dière ; il se produit alors un dégagement beaucoup plus considérable de vapeurs sulfureuses.

Je ne parle également que pour mémoire de TinsufQation des poudres médicamenteuses, car depuis longtemps mon maître Isambert en a condamné l'usage.

Comme traitement général j'ai recours au bromure de potassium lorsqu'il y a hypéresthésie ou spasme de l'appareil vocal ; souvent j'ordonne le goudron, et mieux l'élixir créosote, en même temps que des purgatifs légers, et un régime rafraîchissant. Lorsque je reconnais chez les malades quelques signes d'anémie, j'institue alors le traitement tonique et les préparations ferrugineuses. Deux espèces différentes d'eaux minérales me sont très utiles

comme complément de ce traitement : les eaux sul fîireuses lorsque j'ai affaire à un sujet débilité et lymphatique, et les eaux du mont Dore, lorsque au contraire j'ai affaire à un sujet d'une constitution plutôt pléthorique. -

A tous oôs lïioyens d'âo^.ftn j'ajoute souvent les révulsifs : la teinture d'iode. VhtUe de croton et les vésicatoires appliqués soit en vant du larynx, soit â la région stemale.

Page 1