‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 207 sur 514 · DIXIÈME SATIRE · texte numérisé non relu

DIXIÈME SATIRE

La dixième satire, dirigée contre les Femmes, est imitée de Jarénal. Le talent du poète est encore incontestable dans ce poème, qui est cependant gâté par l'exagération. Au milieu de tout le mal que Boiieao dit des femmes, il trouve moyen d'adresser à Mme de Maintenon (v. page 149), sa protectrice, un compliment très bien tourné: A Paris, à la cour, on trouve, je l'avoue, Des femmes dont le zèle est digne qu'on le loue; Qui s'occupent du bien en tout temps, en tout lieu. J'en sais une, chérie et du monde et de Dieu, Humble dans les grandeurs, sage dans la fortune, Qui gémit, comme Esther, de sa gloire importune, Que le vice lui-môme est contraint d'estimer, Et que sur ce tableau d'abord tu vas nommer.

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