ONZIÈME SATIRE
La onzième satire (1698) est intitulée V honneur. Boileau avait soixante ans lorsqu'il l'écrivit, et elle se ressent un peu de l'âge du poète, quoiqu'on y trouve encore de beaux vers. Boileau composa cette satire à l'occasion d'un procès intenté à sa famille par les commissaires chargé* de découvrir les usurpateurs de titres de noblesse. Les Boileau prouvèrent victorieusement la légitimité des leurs, qu'ils tenaient de Jean Boileau. secrétaire du roi, dûment anobli en 1371. Mais, en écrivant, le poète oublie les auteurs de l'injuste poursuite qui a ému sa bile et se contente de moraliser sur le faux honneur et le véritable.