‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 224 sur 514 · LE JOUEUR · texte numérisé non relu

LE JOUEUR

Regnard était lui-même un joueur passionné; il n'est donc pas étonnant qu'il ait dépeint les vicissitudes de cette passion avec beaucoup de naturel et de verve. Mais il ne nous présente que le côté plaisant de ce terrible vice, dont le côté sérieux l'aurait conduit à faire un drame dans le genre de celui de l'écrivain allemand Iffland (1760 — 1814). Ni l'un ni l'autre ne se sentaient de taille, à montrer, «omme Molière, ce que le vice a de hideux et à en faire néanmoins rire en même temps.

Le jour commence à poindre; Hector, le valet du joueur Valère, attend depuis longtemps le retour de son maître, qui paraît enfin, en désordre et dans l'état d'un homme qui a joué toute la nuit

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