‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 240 sur 514 · MARIVAUX · texte numérisé non relu

MARIVAUX

PlERRE DE MARIVAUX naquit à Paris en 1688, et y n ourut en 1763. Son père, qui appartenait à la noblesse de robe et c . .,t?it directeur de la Monnaie de Riom, le fit élever avec soin, maie ue lui laissa point de fortune. Admis de bonne heure dans la sootfté la plus brillante de Paris, Marivaux s'y fit remarquer comme bel esprit. 11 écrivit des romans qui eurent une grande vogue, mais il travailla surtout pour le théâtre et donna, soit au Théâtre-Italien, soit à la Comédfe-Française, soit à des théâtres de société, un très grand nombre de comédies, qui eurent pour la plupart du succès et dont quatre sont encore représentées de nos jours. Ce sont les Jeux d* V amour et du hasard (1730), le Legs,1 les fausses Confidence* (1736) et YEpreuve (1740).

Marivaux est un écrivain spirituel et un profond connaisseur du cœur humain, mais il tombe souvent dans une trop grande subtilité et dans une extrême affectation de langage; il semble être toujours à la recherche d'expressions détournées de leur sens naturel. Pour persifler sa manière, on a inventé le mot marivaudage, que Ton applique aujourd'hui, par extension, au style précieux des écrivains qui courent après le bel esprit.

Pour faire connaître à nos lecteurs la manière et le style de Marivaux, nous donnerons une courte analyse et une scène de la comédie:

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