X. Vandbrk fils. Comment, ce que je ferai
Victorine. Oui. Vous vous lèverez à sept, disons à huit heures; tous descendrez à dix; vous donnerez la main à la mariée: on reviendra à deux heures: on dmera, on jouera; ensuite votre feu d'artifice .... pourvu encore que vous ne soyez pas blessé.
IL Vanderk fils. Ah! si je le suis?
Victorinb. Il ne faut pas rôtre.
IL Vanderk fils. Oui, cela vaudrait mieux.
Victorine. Je parie que voilà tout ce que vous ferez demain.
M. Vanderk fils. Tu serais bien étonnée, si je ne faisais rien de tout cela.
Victorine. Que ferez-vous donc?
M. Vanderk fils (se ravisant). Au reste, tu peux avoir raison.
Victorine. C'est joli, une montre à répétition; lorsqu'on se réveille, on sonne l'heure: je crois que ie me réveillerais exprès.
IL Vanderk fils. Eh bien! je veux qu'elle passe la nuit dans ta chambre, pour savoir si tu te réveilleras.
Victorine. Non.
IL Vanderk fils. Je t'en prie. '
Victorine. Si on le savait, on se moquerait de moi.
IL Vanderk fils. Qui le dira? tu me la rendras demain au matin.
Victorine. Vous pouvez en être sûr; mais .... vous?
M. Vanderk fils. N'ai-je pas ma pendule? Et puis tu me la rendras.
Victorine. Sans doute.
IL Vanderk fils. Qu'à moi.
Victorine. A qui donc?
IL Vanderk fils. Qu'à moi.
Victorine. Hé! mais, sans doute.
M. Vanderk fils. Bonsoir, Victorine, Adieu. Bonsoir. Qu'à moi, qu'à moi.
Cet entretien et surtout ces paroles mystérieuses qu'à moi, répétées d'an ton ému, confirment Victorine dans l'idée qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire. Son agitation donne l'éveil à son père, le vieil Antoine, et lorsque, à la pointe du jour, le jeune officier vient frapper i la porte de l'intendant pour lui demander les clefs de la cour et le prier de les aller prendre au chevet de son père, sans l'éveiller, le vieux domestique va avertir M. Vanderk, qui se trouve bientôt en présence de «m fils.