‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 414 sur 514 · ACTE H, SCÈNE m · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE m

Hbbnani. Va-t'en dono!

(Le roi se tourne à demi vers lui et le regarde avec hauteur.)

Nous aurons des rencontres meilleures.

Va-t'en.

Don Cablos. C'est bien, monsieur. Je vais dans quelques heures Rentrer, moi, votre roi, dans le palais ducal. Mon premier soin sera de mander le fiscal. A-t-on fait mettre à prix votre tète?

Hbbnani. Oui.

Don Cablos. Mon maître, Je vous tiens de ce jour sujet rebelle et traître, Je vous en avertis, partout je vous poursuis. Je vous fais mettre au ban du royaume.

Hbbnani. J'y suis Déjà.

Don Cablos. Bien.

Hbbnani. Mais la France est auprès de l'Espagne: C'est un port.

Don Oablos. Je vais être empereur d'Allemagne. Je vous fais mettre au ban de l'Empire.

Hbbnani. A ton gré.

J'ai le reste du monde où je te braverai. Il est plus d'un asile où ta puissance tombe. Don Cablos. Et quand j aurai le monde?

Hbbnani. Alors j'aurai la tombe.

Don Cablos. Je saurai déjouer vos complots insolents. Hbbnani. La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents,. Mais elle vient.

Don Cablos. (riant à demi, avec dédain). Toucher àla dame qu'adore Ce bandit!

Hbbnani (dont les yeux se rallument). Songes-tu que je te tiens encore ? Ne me rappelle pas, futur césar romain, Que je t'ai là, chétif et petit, dans ma main,

Outille et mourut peu de temps après. Alors le grand-père de Charles, Ferdinand le Catholique, qui avait toujours gouverné seul l' Aragon, reprit 1& régence de Castille au nom de sa fille, devenue folle, et l'exerça jusqu'à w mort, en 1616.

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