‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 122 sur 128 · C. B. Tige herbacée; gorge de la corol. garnie de 6 ap · texte numérisé non relu

C. B. Tige herbacée; gorge de la corol. garnie de 6 ap

endices saillans:; corol. en roue; añthères rapprochées; ;P ;

fleurs bleues , disposées en panicules à l’extrémité des rameaux. .

P. P. Odeur faible, saveur herbacée et mucila-

gineuse.

P. G Cette plante contient: substance mucilagi-

il ( 420 ) F neuse 18; matière azotée , soluble dans l’eau et insoluble dans Palcool 13 ; acétate et autressels végétaux de potasse 12 ; sels de chaux 0,5 , et nitrate de potasse 0,5. L’eau dissout tous ses principes actifs.

Ü. La bourrache est très - employée, comme émolliente, diurétique et sudorifique, dans un

grand nombre d’affections inflammatoires.

D. &r M. n’a. Décoction et infusion, manip. j à ij par TD ij d’eau. Eau distillée, %ij à iv ( celte préparation devient ammoniacale au bout de quelques jours }. Suc dépuré, 3 1j à iv. Extraut, D j à 3j. Conserve. P. (pulpe dé fl. de Eourrache , 1 p., sucre 3), D j à 3j.

Grande consoure. Consolidæ majoris radix , folias

Symphytum officinale. L. Plante vivace, indigène , qui croît dans les prairies et fleurit en mai et juin.

P. U. La racine et les feuilles. 6

C.B. Tige herbacée ; corol. tubuleuse , garnie de 5 ap- 8 8 pendices lancéolés, aigus; fleurs blanches ou légèrement vôsées, en épis à l'extrémité des rameaux.

P. P. Racine grosse , allongée, noïrâtre en de-"

bors, blanche en dedans, d’une saveur d’abord

fade et mucilagineuse , puis un peu astringente. P. G. Gette substance contient beaucoup de mu-

cilage; on n’y trouve pas d’amidon. Elle paraît

trop petite quantité pour influer sur son mode daction.

U. La grande consoude est un émollient , dont#

renfermer aussi un peu d’acide gallique , mais en

Ci ds N à on a principalement vanté l'usage dans les hémorragies actives des poumons, des intestins, etc.

D.zr M. p’an. Décoction, Z $ par F ij d’eau. trop, 3 j à 1ij. Les feuilles servent à préparer des cataplasmes et des lotions.

Buerosse. Buglossi herba, flores. Anchusa italica. D. C. Plante vivace , indigène, qui fleurit en mai et juin. P. U. Les feuilles et les fleurs.

C. B. Tige herbacée ; gorge de la corol. garnie de 5 appéndices obtus, corol. Ripotralértiortue: stygmate bilobé; fleurs bleues, en panicule. ,

Les propriétés et les usages de cette plante sont absolument les mêmes que ceux de la bourrache. On l’administre aux mêmes doses et sous les mêmes formes.

Il en est de même de la Puimoxaire, Pulmonariæ maculatæ herba, Pulmonaria officinalis. L., plante vivace, indigène, très-commune dans les bois, et qui fleurit en mars et avril On a beaucoup vanté autrefois l’usage de cette plante dans les inflammations des voies aériennes.

Les Sépesres , Sebesten fructus, fruits du Cordia myxa. L., arbre qui croît aux Indes-Orientales, sont des drupes ovales , brunes, charnues , pointues à leur sommet , et d’une saveur visqueuse et sucrée. Ils contiennent beaucoup de mucilage et étaient autrefois employés comme émolliens. On les administrait en décoction. On ne s’en sert plus aujourd’hui,

La Cyvoccosse, Cynoglossum officinale. L., plante indigène , qui croît dans les lieux secs, et dont toutes les parties exhalentune odeur désagréable, a été long-temps vantée comme jouissant de propriétés narcotiques ; elle n’est guère qu’émolliente, et inusitée de nos jours. Elle entre dans la composition des Pilules de cynoglosse. P. (Voy. Opium,

page 296. ) Famille des Linacées.

C. B. Dicotyl. polypét.; étam. hypogynes; tiges herbacées; feuilles opposées ; cal. 5 sép.; corol. 5 pét. ; 5 à 10 étam. ; ovaire à 5 ou 10 loges; 5 styles et 5 stygmates; fruit, capsules globuleuses contenant des graines lisses, sans endosperme.

GRAINE DE in. Lini semina. Semences du Linum usitatissimum. L., plante annuelle, généralement cultivée en Europe.

C. B. Fleurs bleues, terminales: cal. persistant ; corol. campanulée; fruit, capsule sphérique, environnée par le calice.

P. P. Graines petites, oblongues , comprimées , luisantes , brunes , d’une saveur visqueuse.

P. C. Elles contiennent beaucoup de mucilage et une grande quantité d’huile grasse, connue sous le nom d’Huile de graine de lin.

U. On les emploie très-fréquemment comme un puissant émollient. C’est surtout dans les phlegmasies des voies urinaires, qu’on administre leur

de |

(425 ) décoction, pour faciliter la sécrétion de lurine et diminuer l’état d’irritation de ces parties. On la donne encore dans les affections inflammatoires du poumon et des autres organes. Ces semences réduites en poudre { farine de graine de lin), forment la base des cataplasmes émolliens les plus ordinairement employés.

D. #r M.n’an. Z {8 à j par tbij d’eau. À l'extérieur, en lotions , bains , lavemens , fomentations, etc. Farine de lin

en cataplasmes , q. q.

L’Huie DE GRAINES DE LIN, Oleum seminum lini , est également employée en médecine comme émolliente ; mais il faut qu’elle ait été préparée par expression et sans que les graines aient été torréfées; car, dans ce cas, elle est âcre et irritante. Ses propriétés ne diffèrent guère de celles des autres huiles fixes ; si ce n’est qu’elle est siccative. Mêlée à un sirop simple, et administrée à petites doses, cette huile agit comme un émollient puissant; à plus hautes doses, et seule, elle devient laxatative, mais elle est peu usitée. |

Le Lin carmarrTique, Linum catharticum. L., peüte plante annuelle , très-commune dans les lieux un peu humides, paraît posséder des propriétés purgatives très-faibles. Son usage est aujourd’hui abandonné.

Famille des Rosacces.

€. B. (Yoyez page 49 ).

Auanpes pouces, Amygdalæ dulces , fruits de l’1mygdalus communis. L., arbre cultivé dans le midi de la France, l'Espagne et l'Orient.

C. B. Feuilles lancéolées d’un vert clair des deux côtés ; fleurs grandes extra-axillaires ; cal. tubuleux, rougeâtre, caduc ; 20 étam. ou plus; fruit, drupe charnue, recouverte d’une pellicule tomenteuse, sèche, contenant un noyau rugueux à I OU 2 graines.

P. P. Amande ovoide, déprimée, formée de deux cotylédons blancs, oléagineux, recouverts d’une enveloppe brunâtre; dur nulle, saveur douce et agréable.

P. GC. L’amande est composée : d’huile fixe 54 ;

dalbumine 24 ; de sucre liquide 6 ; de gomme 5;

d’eau 3,50 ; de ligneux 4 et d’un peu d’acide acétique ; l'enveloppe contient du tannin., Triturées avec de l’eau , les amandes donnent un mélange , nommé Emulsion ou lait d’amandes, d’une couleur blanche , et qui a une analogie très-remarquable avec le lait des animaux. Ce liquide contient une grande quantité d’huile tenue en suspension dans Peau par le sucre , la gomme et l’albumine.

U. Les amandes douces sont très-souvent employées pour combattre les mflammations du canal alimentaire et autres affections aiguës.

D. er M. nan. Emulsion, Zj à ij pour Z viij d’eau. Sirop d'amandes ou d'orgeat. q. q: L’émulsion est très-utile pour suspendre les substances insolubles.

Les amanpes AmÈREs, Amygdalæ amaræ, contiennent en outre de l’acide prussique et une huile volatile. Elles ne sont pas émollientes ; on les emploie à très-petites doses, pour aromatiser les émulsions.

Horce D’AMANDES pouces, Oleum amygdalarum dulcium. Huile grasse retirée des amandes douces.

P. P. Elle est liquide à une température audessus de 10° cent. ; d’une couleur blanche verdâtre et d’une saveur douce ; elle est très-sujète à rancir.

P. GC. Elle est formée de stéarine 24, et d’élaïne 76. Les autres propriétés chimiques sont les mêmes que celles des huiles grasses en général. ( Voyez page 410.)

Prér. On l'obtient en soumettant les amandes à une forte pression et sans l’intermédiaire de la chaleur.

U. Gette substance, prise en petite quantité, agit comme émolliente ; mais à plus hautes doses , elle devient laxative. On l’emploie souvent dans les affections inflammatoires des organes pulmonaires,

D. £r M. n°’AD. En émulsion, 3 8 à j mêlée à du sirop ou à du jaune d'œuf. Savon amygdalin. P.( Voyez page 208). Cette huile enire dans la composition de. beaucoup de lini-

mens et d’autres médicamens.

Les Prunraux , Pruna gallica , fruits du Prunus domestica. L. , séchés au four ou au soleil, contiennent une pulpe sucrée et acidule, qui jouit de propriétés émollientes ettempérantes. On les administre souvent en décoction édulcoréeavec du sucre. Les pruneaux faits avec la prune de Damas sont plus acides et agissent comme laxatifs. Leur décoction sert à purger les enfans, et s'emploie comme excipient d’autres médicamens purgatifs.

Famille des Rhamnées.

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