SUBSTANCES ASTRINGENTES MINÉRALES
Acink sULrURIQUE, Acidum sulfuricum. Huile dé riol. ! à |
IP. P. L’acide sulfurique pur peut être obtenu à tat solide ; mais celui du commerce, qui contient hjours de l’eau, lors même qu’il est le plus conntré, se présente sous la forme, d’un liquide inlore, d’une consistance oléagineuse , inodore, line saveur acide etcaustique très-intense, Pesant. icif, 1,85. Entre en ébullition à 327° centig.
P, G. L’acide sulfurique anhydre est composé soufre 100 et oxigène 138 en poids. L’acide furique liquide de la pesant. spécif. de x, 85, htient 11 p. d’eau et 81 d’acide absolu sur 100 en ds: IL rougit fortement le tournesol, charbonne hidement les substances végétales ou animales c lesquelles il est en contact; exposé à l’air, il lattire l’humidité et ensuite se noircit; chauffé ‘© du charbon, il se décompose et donne des Leurs d’acide sulfureux. Il est doué d’une très-
fade affinité pour les bases salifiables.
Li4 | 0] # | ?| |
(26) * Sugsr. ncomr. Il décompose tous les carbonate! lesnitrates, leshydrochlorates, les hydrosulfates,ete: Paée. En chauffant dans une chambre de plomb un mélange de 8 p. de soufre et de 1 p. de nitre le soufre se transforme en acide sulfureux aux dé) pens de l’oxigène de l'air et de l’acide nitrique;, qui est transformé en acide nitreux. Ces deux ati: des se combinent et forment un composé solide qui est décomposé par l’eau et changé en acide sulfurique , qui se dissout, et.en gaz nitreux, qui se dégage. | U. L’acide sulfurique concentré est un caustique très-énergique , ainsi que nous l’avons déjà dit. Af faibli, on l’emploie à l'extérieur comme astringen puissant ; enfin, étendu d’une très-grande quantité d’eau , il peut être administré à l’intérieur. Il pa raît alors activer les organes digestifs, augmenter I sécrétion de l'urine, etc., en même temps quil diminue la chaleur, étanche la soif et rallentit I circulation; ce qui le rapproché des médicament tempérans , sans cependant nous permettre de le ‘séparer des astringens. ‘2 On emploie, avec beaucoup de succès , cet acide sous forme de limonade dans les fièvres bilieuse et adynamiques, dans le scorbut, les diarrhée: et dyssenteries anciennes et les hémorragies pas siveé. Son usage trop long-temps prolongé peut 0€ casioner la cardialgie , l’amaigrissement, etc. : A l'extérieur, on l’emploie comme escarrotiqui pour détruire les porreaux, et comme excitant dé
f (47) Ç la peau dans quelques affections chroniques de ce tissu.
D. sr M.n'’an. À l'intérieur, limonade minérale (environ 1/300 d’acide dans de l’eau et du sucre de manière à être agréable au goût) q. q. Eau de Rabelou Acide sulf. alsoolisé, P. (Mélange fait à froid d’alcool 3 p. et acide sulf. 1 p.; à la longue il s’y forme de l’éther ), comme astringent, lonique, et excitant, 5 j à 3 j dans Ïb j à ij de véhicule mucilagineux. Elixir vitriolique de Mynsicht. Tinct. aromabic cum acido sulfurico P. (environ 13 d'acide sulf. 20 de médicamens aromatiques, et 8 de sucre sur 100 d’alcool); comme antiseptiquespuissant, goutles xv à xxx, dans un véhicule convenable. A l'extérieur, comme escar-, rotique , irès-concentré ; comme asiringent et irrilant, en lolion ou onguent.
Azux. Alumen. Sulfate acide d’alumine et de potasse, ou d’alumine et d’ammoniaque. Se trouve quelquefois dans les environs des volcans.
P. P. Cristaux octaédriques , incolores, d’une saveur très-styptique.
P. G. Les cristaux d’alun à base de potasse sont formés de sulfate d’alumine 36, sulfate de potasse 18, et eau 45. Chauffés, ils fondent dans leur eau de cristallisation, et, coulés dans cet état, constituent l’Alun de roche. Si, au contraire, on continue à les chauffer, ils se boursoufillent, deviennent opaques, et sont appelés alors 4lun calciné, Alumen ustum; ils s’effleurissent un peu à l'air ; sont solubles
(Ca). 0 dans 15 parties vi froide et dans un peu moins. d’une partie d’eau bouillante. 3
Prér. On peut faire de l’alun artificiel en expo sant, pendant un long espace de temps, à l’action, de l’air et de l’eau, une substance minérale qui con: tient du sulfure de fer et de l’argile ; il se produit ainsi du sulfate de protoxide de fer et du sulfate acide d’alumine; on sépare le premier de ses sels par la cristallisation , et on transforme le second en alun , én le faisant bouillir avec du sulfate de Pi tasse ou d’ammoniaque.
Sussr. incomr. Les alcalis, l’eau de chaux, le carbonate et l’hydrochlorate d’ammoniaque, le tartrate de potasse, les sels de mercure, les substan® ces tannantes, etc., forment des précipités avec l’alun. Aussi l’addition d’alun , dans une décoction de quinquina, en diminue les propriétés astringentes, et la préparation appelée Pulv. sulph. aluminis comp: E., contenant de l’alun mêlé avec une substance végétale astringente est moins énergique qu'aucun des médicamens qui entrent dans sa composition. | U. Cette substance est un excellent astringents. et peut être employée avec avantage dans les hémorragies abondantes et passives de Putérus, dans les écoulemens atoniques muqueux et séreux$ dans l’inflammation de la conjonctive, de l’arrièrebouche et de la peau; dans certaines ulcérations superficielles et récentes , telles que les aphtes. On | l’emploie avéc beaucoup de succès à l'hôpital Saint: Antoine pour combattre la coliqué saturnine. à
(29) L’alun calciné est très - employé à l'extérieur comme escarrotique, pour réprimer les chairs fongueuses.
D. er M. p’an. En dissolution ou en pilules, g' vj à xij; dans la colique de plomb 3 j à ij dans un julep gommeux. Petit lait aluminé (alun 3 ij, lait ibij), de 3 iv à 3 ü; plusieurs fois par jour. À l'extérieur, Liq. d'’alun comp. L. (alun et sulf. de zinc ana 3f5, eau Ïb ïj). q q. Gargarisme ou injection, 3{$ à j par 1b j d’eau.
Suzrare De rer. Sulphas ferri. Ferrum vitriolatum. Sal martis, mélange de proto-sulfate et de sous-trito-sulfate de fer.
P. P, Cristaux rhomboïdaux; d’une couleur verte (proto-sulfate) , et plus ou moins recouverts d’une croûte opaque , jaunâtre (sous-trito-sulfate) ; saveur styptique , analogue à celle de l’encre.
P. C. Le proto-sulfate de fer s’effleurit à l'air; il est soluble dans deux parties d’eau froide let dans les trois quarts de son poids d’eau bouillante : cette dissolution, exposée à l’air, passe bientôt du vert au jaune rougeâtre ; car il y.a absorption d’oxigène et formation de sous-trito-sulfate jaune, qui est insoluble et qui se précipite, et de trito-sulfate acide rouge , qui reste en dissolution.
Pré». C’est un des produits qu’on obtient dans la préparation de l’alun que nous avons indiquée.
Sugst, Incowr. Tout sel dont la base forme, avec’
{ 50 ) | l'acide sulfurique , un composé insoluble , les ox1des métalliques des deux premières classes, le bo: rax., le nitre, le muriate d’ammoniaque, le tartrate de potasse et de soude, les acétates de plomb , les savons , etc. On regarde en général le tannin et les autres principes astringens végétaux comme ne pouvant être administrés avec ce sel; mais plusieurs auteurs modernes sont portés à croire que les précipités'ainsi formés conservent les propriëtés médicinales du sulfate de fer.
U. Astringent très-énergique, et, par conséquent, qui ne doit être employé à l’intérieur qu’avec beaucoup de ménagement. D’après M. Marc, il est très-utile dans certaines fièvres intermittentes ;. mais, administré à hautes doses , il peut déterminer l’'insensibilité générale et la mort. On l’a encore | conseillé comme anthelmintique. À Pextérieur, on s’en sert dans les hémorragies, la blennorrhée , etc.
D. gr M. p’4n. À l’intérieur, g° j à v uni à un extrait amer. £au minérale du docteur Marc (sulf, de fer 3 j eau bij), environ un verre entre les accès. À l'extérieur, dissoul dans l’eau, q. q.
. TMaARTRATE DE FER ET DE POTASSE. Tartras polassæ .et ferri, Tartre martial soluble. Tartre chalybé.
P. P. Peut cristalliser en aiguilles; mais, en général , se présente sous forme de poudre d’une couleur brune verdâtre ; inodore ; saveur légèrement . styptique: ,
Cuba)
P. GC. Contient, en général, du fer métallique et de l’oxide noir ; très-soluble dans l’eau. ] . Pnér. En faisant bouillir dans de l’eau p. é, de limaille de fer et de crème de tartre.
Suzsr: mcomr. Les acides forts, l’eau de chaux, l'hydrosulfure de potasse , etc.
U. À peu près les mêmes que ceux du précédent, mais cependant plus usité ; il est quelquefois trèsutile dans certaines diarrhées chroniques ; à l’extérieur , on l’emploie en lotions , en douches dans les entorses.
. D. er M. p'an. En dissolution, 8° v à D {$. Teint. de Mars tartarisée, Tart. de potasse et de fer liquide, P.( dissolution concentrée de ce sel avec une certaine quantilé . d'alcool) gouttes xx à xl. Vin chalybé de Parmentier (teinture de Mars tartarisée Z j, vin 1h ij) 3 ij, a 3j, deux
ou ‘frois fois par jour. Vin chalybé du Codex P. (obtenu :
en faisant digérer, limaille de fer, Z j dans vin blanc une bouteille) même dose. À l'extérieur, Boules de Nancy (art. de potasse et de fer, avec excès de tritoxide de fer de l'alcool, ete.) En lotion, £au de boule, 4. q-
Prorocaronure De ren. Murias ferri sublimatuss
P. P. Cristaux brillans, très-petits, d’un brun clair ; déliquescens.
P. G. Se dissout dans l’eau et passe à l’état d'hydrochlorate de fer. . | Surs. incowr. Les alcalis, le nitrate d'argent, etc. Page. En chauffant au rouge- cerise de l’hydro:
.(9%) chlorate de fer qui se transforme en ebloruse el se volatilise. N ?
U: Astringent et tonique très- "énergique , peu usité.
D.rr M.p’An. Teinture de muriate de fer, L., gouttes vi} à xx, deux ou trois fois le jour. Teint. de Bestuschef, P., { chlorure de fer, 1 D éther sulf. alcoolisé 9 p.) comme Hi M Or di
Oxioe De zinc. Oxidum zinci. Pompholix. Flores zinci. Tuthie préparée.
P. P. Blanc, doux au toucher, insipide , inodore.
. P. C. Composé de 100 p. de zinc et de 24 d’oxigène ; se combine très-bien avec les acides , et se dissout dans la potasse , la soude et l’'ammoniaque.
Prér. En exposant à l’action de l'air du zinc en fusion. +
U. Comme astringent , antispasmodique et émétique ; a été beaucoup vanté dans le traitement de Pépilepsie, de l’ hystérie et de certaines névroses. Employé à l’extérieur contre l’ophtalmie , les flux muqueux chroniques, etc., et pour faire disparaître les taies.de la cornée.
D. sr M. p'an. À l'intérieur, g* vj à 3 par jour, em pilales ; entre dans la compôsition du Remède de Meglin contre le tie douloureux. Collyre sec de M. Dupuy tren contre les taies ("p. é. de calomel, de sucre candi et d'oxide de zine, le tout en poudre impalp.}, une pincfe.
(55 ) Suzrare pe zinc. Silfas zinci. Gouperose blanche. * Vitriol blanc.
P. P. Prisme à quatre pans, incolores , eflorescens : saveur âcre et styptique.
P. C. Soluble dans 2,5 d’eau froide et dans une moindre quantité d’eau chaude. Dans le commerce contient souvent un peu de sulfate de fer.
Pnér. En faisant griller à l’air un minerai appelé blende , qui contient du sulfure de zinc.
U. À l’intérieur comme astringent , tonique , antispasmodique et émétique ; à l’extérieur comme topique astringent.
D. er M. n'ap. Comme émétique, g° x à xx dans de l’eau distillée; comme astringent g' j à v, deux ou trois fois par jour. En collyre, 8” ja ij, dans 3 j d'eau de roses.
Acérire pe Pom», Acetas plumbi in cristallos.concretus. Sel ou Sucre de Saturne. Sous-acétate de . plomb. | |
P. P. Masses irrégulières , cristallines; d’une couleur blanche ; saveur douce et astringente.
P. C. Soluble dans 25 p. d’eau et dans l’alcool.
Suzs. incowr. L'acide sulfurique, les sulfates, les hydrochlorates, les alcalis et leurs carbonates, le
* borax, les savons, la gomme, le tannin , la plupart
des substances animales. ;
Pnér. En faisant bouillir de la litharge dans du vinaigre distille.
U. Comme astringent, dessicatif et répercussif, ,
à l’extérieur pour certaines inflammations érysi-
pétaleuses et phlegmoneuses, les contusions; à l’intérieur, pour diminuer les sueurs colliquatives ; pour arrêter les diarrhées entretenues par des ulcérations superficielles; dans les hémorragies passives, quelques cas de catarrhes chroniques, etc.
D. £t M. p’4n. À l'intérieur, en pilules ou en dissolution dans de l’eau distillée, g° j à, xij progressivement. À l’extérieur, en lotions, 3 ij à Z ij, dans bj d’eau. L’Extrait de Saturne, qui ést une dissolution concentrée de ce sel, conslitue l’eau blanche ou de Goulard, lorsqu’on l’étend d’eau, et l’eau végéto-minérale, lorsqu'on ajoute à l’eau un peu d'alcool. C'érat de Saturne ou de Gou/ard, P. ( cérat blanc 125 p. et extrait de Saturne 1 p.), q. q. Cérat de plomb comp., L. (environ 32 p. d’exirait de Saturne , et 1 p. de camphre sur 300 p.),q. q-.
L’ACÉTATE DE PLOMB NEUTRE a les mêmes propriétés que le sous-acétate.
Lirnarce. Oxidum plumbi fusum. Protoxide de plomb fondu.
P. P. Lames cristallines et brillantes ; d’une cou: leur jaune rougeâtre. |
P. C. Composée de plomb 100 et oxigène 7,7 ; calcinée à l’air passe à l’état de deutoxide; est un peu soluble dans l’eau , très-soluble dans les alcalis nc néraux , forme es sels avec les acides.
Prép. En laissant refroidir lentement du protoxide de plomb fondu.
(55) U. À l'extérieur, comme astringent sur certains ‘ulcères chroniques.
à D. st M. n’a. Emplätre diapalme ou emplätre simple, P. (litharge, axonge et huile d'olives, p. é.) Onguent de la Mère, P. (litharge, 250 p., huile d'olives 500 p., axonge beurre et graisse de mouton, ana 250 p., cire jupe 180 pet poix noire 80 p.) q. q.
' Oxine RoucE DE PLOMB. Oxidum plumbi rubrun ,
Minium. Deutoxide de plomb.
PE P. Poudre pesante , d’une belle couleur rouge. ru
P. C. Contient, plomb 100 et oxigène 11,1; ne se combine pas avec les acides sans passer à l’état de protoxide.
» Prér, En calcinant à l'air du protoxide.
“U. etc. Entre dans la composition de l’'Emplatre de Nuremberg, P. (Ox. rouge 300 p., camphre 24 p. huile d'olives el cire jaune ana 500 p.), employé comime dessicatif dans quelques cas de gangrène, Troschiques de minium. (Voyez SUBLIMÉ CORROSIF.)
Sous-caRBONATE DE PLous. Sub-carbonas plumbi. \ Céruse.
P. P. Cristaux en masses, d’une couleur blanche; insipide.
P. C. Insoluble dans l’eau; à moins qu’elle ne contienne de l’acide carbonique , qui le transforme en carbonate acide ; soluble dans la potasse.
# ( 36 ) ‘Prier. En décomposant le sous-acétate de‘ Lola par un carbonate alcalin.
U. etc. Entre pour 1/5 dans la composition de l'Ongucnt d'oxide de plomb blanc, que l’on applique quelquefois sur des excorialions, des gerçures de la peau, etc.
Sous-BORATE DE SOUDE. Sub-boras sodæ. Borax. $e
trouve dans la nature.
P. P. Cristaux hexaëdres incolores ; légèrement efflorescens ; saveur styptique et alcaline.
P. C. Soluble dans 8 p. d’eau froide et 2 d’eau bouillante ; les cristaux contiennent 49/100. d’eau dé cristallisation.
U: On ne l’empiloie que comme détersif dans quelques cas d’aphtes, ‘d’ulcères, ete.
D. sr M. D’an. En gargarisme 348 à 3 j. Miel de Borax® L., (borax 1 p., miel 8 p.) |
Cnaaux. Calx. Oxide de Calcium.
P P. Substance d’un blanc grisâtre , lorsqu'elle est anhydre, blanche lorsqu'elle est délitée ou à l'état d’hydrate ; saveur âcre et caustique. Pesant. spécif. 2,9.
P. C. Attire l'humidité et l’acide carbonique de Pair; peut solidifier une quantité assez considérable d’eau , se réduit alors en poudre et se dissout dans environ 400 p. d’eau; verdit le sirop de violettes.
Prér. En calcinant le carbonate de-chauxs
Ü. etc. .On n’emploie plus la chaux vive comme cauistique ; mais on se sert de l’eau de chaux, comme topique astringent , dans le traitement des engorgemens des articulations , la teigne , certains ulcères atoniques, etc. Le Liniment d'eau de chaux, L., (eau de chaux et huile d'olives; p. é.), est employé pour prévenir linflammation dans les cas de brülure. À l’intérieur, on administre l’eau de chaux à la dose de Z ‘iv dans 15 j de lait, comme astringent , anli-acide, et pour combattre la formation de la gravelle.