‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 3 sur 128 · XIV · texte numérisé non relu

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les mains d’un praticien habile, des médicamens précieux; car on peut répéter avec Pline: br virus , 1bt virlus. ;

6 IV. Les substances médicamenteuses nous sont fournies par les trois règnes de la nature. Leurs propriétés physiques ne peuvént pas toujours nous éclairer sur le genre d’action qu’elles exercent sur l'économie animale; maïs, dans un grand nombre de cas, l’examen de leur couleur, de leur odeur et de leur saveur peut nous fournir des données approximatives sur ce point.

Nous étudierons donc ces différentes propriétés.

De la couleur des médicamens.

$ V. La couleur des substances minérales ne peut fournir aucun indice du degré ou de la nature de l'influence qu’elles sont susceptibles d'exercer sur l'économie animale; ainsi le sublimé corrosif, l’un des poisons les plus violens, est blanc, de même que le sulfate de magnésie, purgatif irès-doux, et l’hydro-chlorate de soude, ou sel commun, qui est un excitant employé tous les jours comme condiment. Il en est de même des médicamens tirés du règne animal. Mais les végétaux nous offrent à cet égard des différences.

- très-remarquables. En effet, la couleur blanche

n'appartient que rarement aux végétaux doués de propriétés très-actives. Elle existe, au con-

iraire, presque toujours dans les médicamens mucilagineux , fades et émolliens. On peut méme dire, en thèse générale, que, parmi les plantes qui constituent des variétés d’un même genre, celles dont les couleurs sont les plus pâles sont aussi les moins actives. Il y a cependant plusieurs exceptions à cette règle; ainsi les crucifères, dont les fleurs sont blanches, sont doués de propriétés médicinales plus puissantes que Jes espèces de la même famille dont les fleurs sont jaunes.

La couleur jaune se rencontre dans un grand nombre de plantes ; mais, quoiqu’elle soit propre à plusieurs substances végétales insipides, sucrées, ou âcres , elle appartient plus spécialement à celles qui renferment des principes amers, et elle ne coexiste que très-rarement avec des acides libres. La plupart des végétaux dont la saveur a le plus d’amertume sont de cette couleur; par exemple, la coloquinte, la gentiane, la gommegutte , le colombo, la rhubarbe, etc. Cependant les principes Mnediats auxquels ces substances doivent leur amertume, sont pour la plupart blancs : et M autre côté, la racine de réglisse est d’une couleur jaune; quoique sa saveur, loin d’être amère ou âcre, soit fade et sucrée.

La couleur rouge accompagne presque loujours, dans les végétaux, des propriétés acides et astringentes. Tous les fruits rouges contiennent une

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quantité plus ou moins grande d’acide. Il en est de même pour beaucoup de fleurs: ainsi, les pétales de roses rouges ont une saveur astringente très-prononcée , et contiennent un acide; tandis que les pétales de roses blanches sont au contraire fades et mucilagineux. Enfin, dans les tiges et les racines, cette couleur accompagne encore, dans un grand nombre de cas, la saveur styptique due à lacide gallique et au tannin. Les racines de ratanhia, de fraisier, etc., peuvent nous servir d'exemple; mais ici encore il ne faut pas trop généraliser, car nous renconirons de nombreuses exceptions, parmi lesquelles “nous nous bornerons à citer la noix de galle.

La couleur rouge-brune se rapproche beaucoup de la précédente, et ne se rencontre aussi que très-rarement dans les substances qui ne possèdent pas à un plus ou moins haut degré les propriétés astringentes et toniques; dépendantes de la présence du tannin, ou d’un principe immédiat amer. Le quinquina , l'écorce de chêne , la gomme Kino, etc., sont dans ce cas. Quelquefois ces principes existent simultanément avec une huile volatile, dont la saveur chaude et piquante et l'action stimulante masquent plus ou moins com— plètement leurs propriétés; c'est ce que nous voyons dans la cannelle, les clous de gérofle, etc.

La couleur verte, quiest la plus généralement répandue dans le règne végétal, accompagne or-

( xvii ) dinairement une saveur acerbe et plus ou moins astringente; cela est assez constant pour les fruits , mais beaucoup moins pour les feuilles.

La couleur bleue est en général l’indice de la présence d’un alcali libre. Quelques plantes, dont les fleurs:sont d’un bleu vif, telles que la bourrache, n’ont point d’action vénéneuse ; mais, en général, celles dont les fleurs sont d’un bleu foncé, ou dont les feuilles participent à cette teinte, et sont d’un vert glauque, exercent une action très-puissante sur l’économie, et peuvent devenir des médicamens précieux ou des poisons énergiques ; tels sont les ellébores, les papavéracées, etc. On a aussi observé queles champignons dont le suc prend une couleur bleuâtre sont âcres et vénéneux. Mais l’épiderme de certains fruits, tels que les prunes et les raisins noirs, ont cette teinte, sans qu’elle soit l'indice d’aucune propriété malfaisante,

Enfin la couleur notre appartient encore plus spécialement aux plantes vénéneuses. Ainsi, celles dont les tiges et les feuilles sont tachées de noir contiennent en général des principes vénéneux, qui ne se rencontrent qu’en plus pelite quantité , ou même pas du tout dans les espèces voisines. Enfin la couleur noire des fruits, la teinte brune noirâtre des fleurs, et l'aspect sombre el terne de toute la plante sont autant d'indices de ses propriétés Âcres où narcotiques,

CKVIER ) La belladone, la morelle noire, la jusquiame, cte., en sont des exemples.

Nous voyons donc que la couleur des plantes peut servir à nous donner quelques indices de leurs autres propriétés. Mais, comme nous rencontrons à chaque imstant des exceptions nombreuses, ces considérations ne peuvent jamais ètre d’une grande valeur.

Quant aux principes immédiats des végétaux que l’on emploie en médecine, leur couleur, qui est en général blanchâtre, ne peut rien nous faire préjuger sur leur nature ou sur leur mode d'action.

De la saveur des médicamens.

6 VE La saveur des médicamens ne nous échire guère plus sur leur action thérapeutique, que les caractères déduits de leur couleur, En général, cependant, les corps qui n’affectent pas l'organe du goût sont sans action bien marquée sur l’économie, à moins toutefois qu'ils ne soient dans un état de division extrême. Les saveurs varient presque à l'infini, et il est souvent très-

difficile ou même impossible de les définir. Quoi. qu'il en soit, il en est un certain nombre qui

qui sont assez franches , et assez généralement connues pour que nous puissions en parler ici. La sayeur salée est propre à certaines substan-

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( xix ) ces minérales et à quelques végétaux qui conben— nent une grande proportion de principes salins, tels que le Sa/sosa soda et autres plantes qui croissent au bord de la mer. En général , les sub stances douées de cette saveur, irritent les par— lies avec lesqueiles elles sont en contact.

La saveur acrde est encore plus caractéristique : car elle dépend toujours de la présence d’un acide, c’est-à-dire d’un composé doué de la propriété de rougir le tournesol, et de former avec les bases salifiables des corps nouveaux, nommés sels. Les trois règnes de la nalure nous fouruissent des acides; ceux du règne minéral sont les plus énergiques; lorsqu'ils sont très-forts k leur saveur n’est plus seulement acide , elle devient caustique. Les acides peu énergiques agissent sur l’économie à la manière des rafraichissans ou tempérans, et leur usage, trop long-temps prolongé, détermine la pâleur, la maigreur , l’affaiblissement, etc., comme nous le verrons par la suite. (voyez chap. XI ).

La saveur caustique résulte de l’action corrosive que certains corps exercent sur l'organe du goût; elle est propre aux acides concentrés, aux alcalis, à quelques autres substances minérales, et à un pelit nombre de substances vépélales et animales , telles que les cantharides, le garou, ele. La saveur dere ne diffère guère de la précédente que par son degré d'intensité; elle est commune

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à un grand nombre de médicamens tirés des règne minéral et végétal; ceux de ces derniers qui ne la possèdent qu’à un faible degré, sont 1rritans , et peuvent agir à la manière des excitans généraux, des purgatifs ou des émétiques. Ceux, au contraire, dans lesquels elle est très-develop— pée, agissent en général comme les substances d’une saveur caustique , en désorganisant les tissus, où en y déterminant une inflammation plus ou moins vive. Suivant l'intensité de cette action, on les nomme caustiques, vésicans, ou rubéfians (voy. chap. I et IT).

La saveur astringente ou styptique est une des plus franches et des mieux caractérisées : elle est commune à un très-grand nombre de végétaux.

Comme nous l’avons dit plus haut, elle coexiste ordinairement avec la couleur rouge, ou brunrouge, et indique en général la présence de l'acide gallique et de substances tannantes. On la rencontre aussi, mais un peu modifiée, dans quelques substances métalliques , telles que l'alun , les sels de fer , etc. La plupart de ces corps agissent d’une manière assez semblable sur les tissus vivans, ainsi que nous le verrons au chapitre HH.

La saveur arnère n'appartient guère qu'aux substances végétales ou animales; cependant c’est une des plus communes dans la nature, Elle earaclérise en général les médicamens ioniques (voy. chap. IV). Mais on la rencontre aussi dans

( xxt ) plusieurs substances dont Paction est très-différente, tels que la coloquinte , l’aloès, la noix vomique, etc.

La saveur chaude appartient aussi presque exclusivement aux substances végétales et animales, et notamment aux végétaux dits aromatiques, aux épices, etc. Elle est très-souvent combinée avec la saveur amère , et décèle presque toujours la présence d’une huile essentielle , dont l’action est éminemment stimulante.

La saveur nauséeuse est liée très-étroitement avec lPimpression que les substances qui en sont douées produisent sur l’organe de l’odorat. Elle ne se montre que dans un petit nombre de Corps, et ne peut d’ailleurs nous donner aucun indice sur leur mode d'action: cependant on peut dire , en général, qu’elle appartient plus spécialé#à ment aux végétaux narcotiques , quoiqu’elle existé aussi dans quelques médicamens excitans, purgatifs, ou émétiques.

La saveur mucilagineuse indique en général la présence de la gomme, de la fécule , de l’albumine ou de quelques autres principes immédiats , qui jouissent de propriétés nutritives, et dont l’action médicamenteuse est très-faible. La plupart des substances qui ont cette saveur sont employées comme émolliens (voy. chap. XII). Il en est de même dela saveur sucrée: on la retrouve cependant dans quelques purgatifs doux, et dans quel” ques préparations métalliques, Fi

CRI) De l'odeur des rmédicamerrs.

:$ VIL L’odeur des substances médicamenteuses peut servir quelquefois à nous faire connaitre d’une manière approximative le genre d’action qu’elles exercent sur l’économie animale, sitoutefois elles proviennent du règne végétal, car la plupart des substances minérales sont modores. Il est peut-être encore plus difficile de définir et de classer les odeurs que les saveurs ; aussi, nous bornerons-nous , comme dans le paragraphe précédent , à parler de celles qui sont le plus généralement connues , et en même temps les plus caractéristiques.

L'odeur aromatique coïncide en général avec a saveur chaude et piquante, et, dans la plupart des cas, dépend comme elle d’un principe de nature huileuse, dont les molécules se répandent dans l'atmosphère avec une grande facilité, et à l'existence duquel la plupart des végétaux doivent leur action stimulante.

Les odeurs mnusquée , balsamique, résineuse, et autres, se rapprochent beaucoup de la précédente, et appartiennent aussi plus particulièrement aux substances excitantes; il est cependant un,certain nombre de ces corps dont l’odeur est presque nulle, tels que le capsicum, etc.

L'odeur fétide se retrouve dans plusieurs végé-

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taux qui agissent d’une manière spéciale sur le système nerveux, et que l’on a nommés antispasmodiques. [1 en est de même de l’odeur camphreée. L'odeur vireuse caractérise presque exclusivement les plantes narcotiques; cependant elle se rapproche de l'odeur rauséabonde de la plupart des végétaux qui agissent comme purgatifs, émétiques , etc. 4

Il est un certain nombre de substances telles que léther et l’acide hydro-cyanique, dont l’odeur sui generts suffit pour les faire reconnaître. Enfin la considération de cette propriété est souvent indispensable pour juger de la qualité des médicamens; en effet, un grand nombre d’entre eux doivent leur activité à un principe volatil qui les rend en même temps odorans; aussi lorsqu'ils sont devenus inodores, on peut être assuré qu'ils ont perdu leurs propriétés médicamenteuses.

$ VIITL. Les médicamens peuvent être à l’état soïde, liquide, ou gazeux. Ces conditions influent sur leur inode d’action. Il en est de même de leur degré de division, lorsqu'on les administre à l’état solide. Ainsi, l’azaret en poudre très-fine agit comme émétique; mais, lorsqu'il est grossièrement pulvérisé , il devient purgatif.,

(AARIN)

Du rapport qui existe entre les propriétés ridicinales des plantes, et leurs formes exterIeures,

S IX. L’analogie qui existe entire les plantes, sous le rapport de leurs formes extérieures, peut souvent nous Cclairer sur leur action thérapeutique. En effet, les plantes dont les caractères. bolaniques se rapprochent le plus contiennent , en général, les mêmes principes immédiats, et, comme c'est de leur composition chimique que dépendent leurs vertus médicinales, l'existence de principes analogues doit nécessairement entraîner une similitude d’action. Or, comme ces divers principes immédiats sont le résultat de la nutrition des plantes, et que cette fonction est étroitement liée avec la structure de leurs organes, ll doit en général exister des rapports déterminés entre cette structure et les propriétés thérapeutiques des végétaux. L'expérience vient confirmer ici.ce que la théorie fait .présumer. En effet, on à reconnu que, dans la plupart des cas, ve plantes qui ont entre elles une analogie assez grande pour être regardées comme des variétés d’un même genre possèdent toutes les mêmes vertus. On peut même aller plus loin ; et dire qu’en général toutes les plantes d’une même

famille agissent sur l’économie animale d’une ma- # \

(XXV ) nière analogue. Enfin, il semble probable que les anomalies qui, dans l'état actuel de la Science , font exception à cetie loi générale, disparaitront lorsqu'on aura mieux étudié la structure de ces plantes, et qu’on leur aura assigné leur véritable place dans l’ordre naturel. Quoi qu'il en soit, nous voyons déjà que la plupart des familles les plus naturelles ne contiennent que des végétaux dont les propriétés sont à peu près semblables. Aïnsi, les crucifères contiennent une huile âcre et volatile, qui leur donné des propriétés stimulantes , utilément employées dans le traitement des affections scorbutiques et des na ladies atoniques en général. Les labices renferment toutes, outre une huile essentielle aroma-

tique , un principe extractif amer. Aussi, sont

elles en même temps ioniques et stimulantes : mais l’une où l’autre de ces propriétés domine, Suivant que l’un où l’autre de ces principes s’y trouve en plus grande proportion. La même ana logie existe entre les plantes de la famille des ombellifères. La racine de toutes les viblariées est plus où moins émétique ; les solanées sont narcotiques; les euphorbiacées, âcres ct purgatives: Toutes les conifères renferment un suc résineux qui leur donne des propriétés particulières. Cependant, parmi les rubiacées , qui, pour là plupart, sont éminemment toniques , nous trouvons Pipécacuanha, qui est essentiellement émétique,

Es

(EXRNT )

Pour rendre ces observations plus évidentes encore, nous donnerons à la fin de cet ouvrage une table des substances médicamenteuses végétales, rangées d’après l’ordre des familles naturelles.

De la nature intime et des propriétés chimiques des médicamens.

6 X. Tous les corps de la nature sont simples ou composés. Les premiers, que l’on désigne encore sous le nom de corps élémentaires, sont ceux dont jusqu’à présent on n’a pu retirer que des molécules homogènes. Les seconds sont, au contraire , formés de plusieurs élémens, et, par con-

Fa renferment des le A HN Dans l’état actuel de la chimie , nous connaissons cinquante corps simples, savoir : l’oxigène, l'hydrogène, le bore, le carbone, le phosphore, le soufre, le Porn, liode, le chlore, l'azote et quarante métaux , qu’ on ranse en six classes, suivant leur affinité pour l’oxigène. On n’emploie en médecine qu'un petit nombre de ces corps, tels que le soufre, l’iode , le fer, le mercure, etc., et encore arrive-t-il souvent que, par l'influence de nos organes, ils s'unissent à d’autres élémens, et n’agissent sur l’économie qu’à l’état de combinaison. D'ailleurs, leur action diffère pour chacun d’eux, et l’on ne peut rien en dire de général.

Les corps composés sont divisés en deux gran-

( XXVIE°) des classes, suivant qu'ils appartiennent à la nature organique ou inorganique. Les premiers consituent le règne minéral; les seconds » les règnes végétal et animal.

Tous les corps simples peuvent, en se combinant, donner naissance à des coniposés inorganiques ; dans les produits organiques, au contraire, on ne trouve qu'un pelit nombre de corps élémentaires. Ainsi, presque toutes les substances végétales sont formées exclusivement d’oxigène, d'hydrogène et de carbone, et la plupart des substances animales sont constituées par ces trois élémens , plus de l'azote : on trouve encore dans quelques corps organiques du soufre, du. phosphore, du fer, etc., mais en quantités infiniment petites. Les corps formés ainsi directement par la combinaison de ces élémens, et qui, à leur tour, servent à former les différentes parties des plan- Les et des animaux, portent le nom de principes immédiats.

Parmi les corps composés, fournis par le règne minéral, ceux qu’on emploie le plus généralement en médecine sont les acides, les oxides métalliques, certains sulfures et chlorures métalliques, et les sels. k

Au nombre des principes immédiats des végétaux ou des minéraux qui servent également à des usages thérapeutiques, les uns jouissent de propriétés acides ou alcalines, et d’autres, au con-

( xxXVIET ) iraire , ue possèdent mi les unes miles autres, et sont, pour ainsi dire, neutrès.

$ XI On donne le nom d’acide à tous les corps ayant la propriété , 1° de produire sur l’organe du goût une impression particulière, que l’on désigne sous le nom de saveur aïgre ou caustique , 20 de rougir la temture bleue de tournesol; et 30 de se combiner avec les bases sahfiables, plus particulièrement avec les alealis, pour former des sels neutres. Les acides minéraux peuvent être solides ou gazeux. La plupart d’entre eux sont solubles dans l’eau. Leur composition va: rie; car tautôt ils sont formés d’oxigène et, d’un autre corps simple ; tantôt d'hydrogène et d’un second principe élémentaire , autre que l’oxigèné. Les acides végétaux sont formés de carbone, d'oxigène et d'hydrogène dans les rapports convenables pour former de l’eau , plus de Poxigène en excès. Ils sont incolores et solides par euxmêmes. La plupart d’entre eux sont inodores, plus pesans que l’eau , et solubles dans ce liquide, ainsi que dans l'alcool. Les acides, que Pon rencontre tout formés dans les animaux, ou que l’on peut obtenir en traitant les FAURE animales par divers Corps, sont composés, tantôt d’azote, de carbone, d’oxigène et d'hydrogène, tantôt d'hydrogène , de carbone et d’azole, ou de ces deux derniers élémens, unis au chlore.

On n'adminisire jamais les acides concenirés à

(ARXEX )

Vintérieur; on les applique quelquefois sur [4 peau , Comme escarrotiques où comme irritans. Etendus d’eau, plusieurs d’entre eux deviennent propres aux usages thérapeutiques, et peuvent être donnés à l'intérieur. Ils agissent alors, en général, comme tempérans ou rafraichissans ) OU même comme astringens. Il en est cependant qui produisent des effets particuliers, comme nous le verrons plus tard,

$ XIT. Les bases salifiables sont de trois espèces : 1° les oxides métalliques: 2° l’'ammoniaque et 30 les alcalis organiques. Les oxides métalliques sont des composés résultant de l'union de loxigène avec un métal, et qui peuvent presque tous, à un certain degré d’oxidation, se combiner avec les acides, pour former des sels. Ils sont solides, plus pesans que l'eau, cassans, et ternes lorsqu'ils sont réduits en poudre. À l’exception d’un seul, ils sont tous inodores , et un petit nombre d’entre eux seulement sont sapides , et solubles dans l’eau. Les oxides de la première section, c’est-à-dire , ceux que l’on n’est pas en— core parvenu à réduire, portaient autrefois le nom de ferres. Ceux de la seconde section ap— partiennent aux métaux qui décomposent l’eau à la température ordinaire , et absorbent l’oxigène à toutes les températures. Les protoxides de cal- Cium, de strontium, de barium , de sodium et de potassium, qui en font partie, portent plus spécia-

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