‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 90 sur 128 · À LS · texte numérisé non relu

À LS

P. P. La racine de cette plante est pivotante mapiforme et noirâtre; son odeur ainsi que celle des feuilles est un peu nauséeuse, et leur saveur âcre et un peu amère laisse dans la bouche un sentiment de chaleur et même de cuisson.

P. C. D’après M. Brandes , elle contient un prin: | cipe alcalin, nofnmé Aconitine; on y trouve encore des citrates de potasse et de chaux. L'eau et lPal+ cool s'emparent de ses principes actifs. |

U. À hautes doses, l’aconit est un poison nars cotico-âcre très-énergique, qui porte son action sux le système nerveux et spécialement sur le cerveau: Il produit une sorte d’aliénation mentale, uné im flammation violente des organes digestifs, et La mort; À petites doses , cette substance parait augmenter la fréquence du pouls et la transpiration cutanées On l’a conseillée dans le rhumatisme chronique , là goutte , la siphilis constitutionnelle , la paralysies V’amaurose et les affections cancéreuses. M. Fou quier l’a administrée avec avantage pour combattre les hydropisies passives.

D. gt M. n'an. Poudre, eg j à vi progressivement: Extrait (préparé avec le suc des feuilles fraîches) gr {5 aix et plus, progressivement: L'extrait préparé à La manière Or dinaire est beaucoup moins actif; il est même quelquefois jout-à-fait inerte. Teinture. L. ( aconit 1 p., alcoal b p.) gouttes v à XL.

On pourrait remplacer laconit napel, par les autres espèces de ce genre, telles que L’Aconitur anthora. L., VA. Cammarum et LA, Lycoctonum. Le;

qui paraissent jouir absolument des mêmes ‘propriétés.

Famille des Rosacées.

1É €. B. (Poyez page 49.)

Laurier-cerise. Prunus lauro-cerasus. L., arbris- Seau originaire des bords de la Mer-Noire, qui croît dans le midi de la France. P. U. Les feuilles.

C. B. Tronc lisse, noirâtre:; feuilles persistantes, ioujours. vertes , allongées, entières et luisantes ; fleurs en épi, |axillaires , blanches, ayant une forte odeur d'amandes amè-

P. P. Les fleurs, les feuilles et les amandes de [cet arbuste ont une odeur très-forte d’acide prus- [sique , et une saveur amère semblable à celles des lamandes amères.

| LP. @ Ellés contiennent une huile essentielle et tde l'acide prussique. L’eau et l’alcool s ’emparent de leurs principes actifs.

| U. La manière d’agir de cette substance est la même que celle de l'acide prüssique (Foy. p.322), |seulement elle est beaucoup moins énergique. L’eau (distillée et l’huile essentielle sont très-émployées parles médecinsitaliens, quiles considèrent comme dexcellens contro-stimulans. M. Fouquier a fait un grand nombre d’expériences sur l’action de ce médicament, et il a donné l’eau distillée de laurier-cerise, jusqu’à 12 onces et plus par jour, ‘sans

( 322 } % obtenir aucun effet. Cependant, il existe de nom: breux exemples d’empoisonnemens par cette sub= stance , qui ne peuvent laisser aucun doute sur l’éz nergie de son action. On peut employer dans les cas où l’acide prussique est indiqué. On l’a con: seillée dans les affections chroniques des viscères abdominaux, les névroses, etc.

D. st M. D’An. Eau distillée. P. gouites v à D 1j, progress sivement.

Le Ménrisigr A cRapres, Cerasus padus. L., le Pêcner, Amygdalus persica. L., et les Amwaxpes amères , fruits de l’Amygdalus communis. L., con= tiennent aussi de l’acide prussique. M. Hufeland a récemment proposé de remplacer, dans tous les cas; cet acide par l’eau distillée d’amandes amères, dont lPaction est moins violente et moins dangereuses mais toutaussi efficaces. Cette eau préparée, d’après la méthode qu’il indique, contient une goutte d’a* cide prussique sur 24 gouttes. Î

Acide HYDRO-CYANIQUE OÙ PRUSSIQUE.

P. P. Cet acide pur (acide prussique de Gay- Lussac}) est liquide, transparent , incolore, d’une saveur d’abord fraîche, puis âcre et caustique , et d’une odeur extrêmement forte et semblable à celle des amandes amères; pesanteur spécif. 0,7094 entre en ébullition à 26° 5.

P. C. 11 est composé d'hydrogène 3,645 et de cyanogène 96,355, qui lui-même est formé de 1 VO*

Tume d’azote et de 2 volumes de carbone condensés en un seul. Cet acide 5e décompose trèés-facilement æts’enflamme par le contact d’un corps en ignition: Peau et l’alcool le dissolvent ; le soufre et le chlore le décomposent; les bases salifiables s'unissent à lui, et forment des hydro-cyanates liquides ou dés cyanures solides.

L’acide prussique concentré n’est pas employé en médecine; celui dont on se sert est étendu d’une plus ou moins grande quantité d’eau > et porte di- Yers noms, suivant la manière dont il est préparé. Le degré de concentration de l’acide prussique de Schéele n’est pas constant ; celui de M. Vauquelin, indiqué dans le Codex , contient 1/55 en poids d’acide anhydre; celui de M. Robiquet, également indiqué dans le Codex » Contient, au contraire à parties égales d’eau et d’acide ; enfin, acide prussique médicinal du formulaire de M. Magendie F Contient 1 partie d’acide sur 8 p. en poids d’eau distillée.

Suss. INcOmr. Les oxides de mercure » d'antimoine , etc. ; le nitrate d’argent , les sels de fer, les sulfures , le chlore , les acides minéraux , etc.

» Prér. On l’obtient pur, en décomposant le cyanure de mercure par l’acide bydro sulfurique.

U. Concentré, Pacide bydro-cyanique est un des Poisons les plus violens que l’on connaisse » même doses extrêmement faibles. Étendu d’eau et à Petites doses, il agit d’abord en irritant légèrement Festoms :, et pis. 't" Le cette action, il augmente

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( 324 ) tn | la fréquence du pouls ; mais ces effets stimulans ne! sont que momentanés ; car bientôt, sous l'influence | de ce médicament, on voit la sensibilité et la con=| tractilité musculaire diminuer d’une manière re-. marquable. La prostration des forces peut même devenir extrême , mais élle n’est pas accompagnée | | de sueurs ni de Sndioice, comme il arrive lors qu’on faitusage de l’opium. C’est M. Magendie qui, en France, a la premier appelé lattention des mé decins sur cet agent thérapeutique. On Pemploie. avec succès, pour combattre les toux nerveuses et convulsives, les accès d’asthme , la coqueluche; les palpitations spasmodiques , quelques névrals gies, etc.; enfin,en Angleterre, on l’administre aveë avantage, soit à l’intérieur, soit en lotions sur les parties malades, dans plusieurs affections cutanées chroniques, doulourevses ou accompagnées de beau* coup de démangeaisons. On l’a également vanté contre la phthisie pulmonaire.

D. £r M. n’a. Acide prussique médicinal, gouttes ij à viij, 3 ou 4 fois par jour, dans un véhicule quelconques Ah cyanique. F. de M. (a. pruss. 1 p., sp. simple 128 p} 5 3 à ij dans une potion pectorale. Sirop hydro-cyanique. P: (acide 1 p.sp., 9 p.) Ce sirop contient une si grande quantité d'acide prussique, qu’on ne pourrait l’administrer que pa gouttes.

L’HyprO-CyANATE DE POTASSE PUR à été propose par MM. Robiquet et Villermé, pour remplacer Pac:de hydro-cyanique, dont il paraît posséder toutes les vertus, sans avoir l'inconvénient de 56

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(354); . décomposer spontanément comme ce médicament.

On peut administrer aux mêmes doses que l’acide prussique , une solution d’une p. de cyanure de potassium dans $ p. d’eau distillée ; ou bien 1/4 de gr. à j de cette substance dans une potion.

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