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PARTIES GÉNITALES CHEZ LES ENFANTS ET LES VIERGES

trouve dans tous les traités d'anatomie descriptive et topographique nous avons cru néanmoins devoir en donner un court aperçu et faire ressortir les points les plus importants, surtout en ce qui concerne les constatations médico-légales. Mais avant d'entrer dans cette description, nous ferons remarquer qu'il est presque impossible de trouver un type unique auquel on puisse rapporter tous les autres, vu la multitude des diâérences individuelles.

L'observation anatomique a conduit Dolbeau à établir la division suivante dans la description des organes génitaux delà fille vierge. Ces organes peuvent se diviser en deux parties, Tune vaginale et l'autre vulvaire. La partie vulvaire, située en avant de la membrane hymen, est décrite par cet auteur sous le nom de canal vulvaire. Elle comprend les grandes et les petites lèvres, le bulbe et les corps caverneux sur les côtés, en haut le clitoris, en bas la fourchette et la fosse naviculaire. C'est sur la déformation plus ou moins considérable de ce canal que roulent beaucoup de constatations médico-légales relatives aux attentats à la pudeur chez les enfants.

Nous décrirons successivement les grandes et les petites lèvres, le clitoris, l'hymen, le vagin et enfin les os du bassin dans leurs rapports avec ces parties.

Les grandes lèvres sont deux replis volumineux et arrondis qui limitent l'ouverture antéro-postérieure désignée sous le nom de vulve. Leur face interne est rose et lisse et leur face externe se recouvre de poils à l'époque de la puberté. La bride membraneuse qui réunit inférieurement les deux lèvres se nomme la fourchette. En arrière de la fourchette est une petite cavité qui la sépare de l'entrée du vagin, c'est la fosse naviculaire.

Devergie a noté une disposition spéciale de la partie supérieure des grandes lèvres chez les jeunes enfants qui consiste en un élargissement de la vulve en haut. <( Chez les enfants, les grandes lèvres sont chargées exclusivement de l'e'mission de l'urine et elles doivent offrir une disposition plus prononcée en avant qu'en arrière, tandis qu'ayant plus tard à accomplir l'acte de la génération, une disposition contraire doit avoir lieu. )>Nous ne pensons pas qu'on puisse reconnaître dans la pratique une très grande importance à cette disposition qui est loin d'être constante.

En dedans des grandes lèvres et complètement recouvertes

par celles-ci, se trouvent les petites lèvres. Ce sont deux feuillets muqueux qui, partant du prépuce du clitoris, vont se terminer en avant de la membrane hymen.

Le clitoris est un petit organe érectile situé au point supérieur de jonction des petites lèvres ; il présente beaucoup d'analogie avec le pénis de Fhomme, tant au point de vue de sa structure que de sa forme.

C'est sur les grandes et les petites lèvres que portent prin- 'Cipalement les différences individuelles dont nous avons parlé plus haut. Les petites lèvres peuvent acquérir, même chez la fille vierge, un grand développement et dépasser de beaucoup ■les grandes. Le médecin est, jusqu'à un certain point, autorisé à attribuer cet allongement à des habitudes d'onanisme. Mais il doit toujours se tenir dans une grande réserve dans les appréciations de ce genre. Nous avons vu chez des jeunes femmes • qui ne pouvaient guèreêtre soupçonnéesd'habitudes d'onanisme les petites lèvres présenter une longueur de 3 à 4 centimètres. La même remarque peut être faite à l'égard du clitoris dont il est impossible de donner, même d'une manière approximative, les dimensions normales. Sur un grand nombre de prostituées observées à S^-Lazare et notoirement adonnées à l'onanisme ou au saphisme nous avons été frappé du petit volume du clitoris. Quoiqu'on puisse dire, en thèse générale,' que l'onanisme et les excitations vénériennes aient pour résultat d'augmenter le volume du clitoris, le médecin expert ne peut déduire de ces signes que de simples présomptions.

Vhymen est une membrane formée par un repli de la muqueuse et qui borde l'entrée du vagin. Sous le rapport de sa forme et de sa consistance, cette membrane peut présenter de grandes variétés. Dans les cas les plus ordinaires elle affecte la forme d'un croissant, à concavité antérieure, qui occupe la moitié postérieure de l'orifice vulvaire et dont les extrémités viennent se perdre sur les côtés du méat urinaire (fig. 1). Elle peut être formée par une membrane adhérente dans toute sa circonférence à l'entrée du vagin et interrompue vers le tiers supérieur par une ouverture de dimension variable.

D'autres fois, cette membrane présente une disposition labiale, dont les bords, séparés par une fente verticale, font saillie à l'entrée du vagin et le ferment en manière de cul-de-poule. Tardieu regarde cette forme comme étant assez fréquente. Dans quelques circonstances on ne trouve qu'une bandelette étroite

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