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ACCIDENTS DE CHEMINS DE FER

d'une chute verticale d'une certaine hauteur. Ainsi, pour un train animé d'une vitesse de 11™, M par seconde, l'effet est le même que si la victime tombait de 6^29, environ d'un second étage; avec 15™, 88 c'est la hauteur d'un troisième, 9™, 82; le train express, qui parcourt 16™, 16 par seconde, produirait le même effet qu'une chute de 14™, 15, ou d'un quatrième étage, k sauf les diminutions causées par les frottements. C'est à la suite des cas de ce genre qu'on observe le plus souvent la commotion et l'épuisement nerveux dont nous avons parlé plus haut (page 188) ; 5° genres de mort exceptionnels ; brûlures par l'incendie ou la vapeur ; asphyxie par submersion à la suite de la chute des wagons dans un cours d'eau ou un marais, etc. ; les accidents de manœuvre ou de travail observés sur les hommes d'équipe, ouvriers, chauffeurs, terrassiers, qui n'ont, le plus souvent, rien de spécial et rentrent dans la catégorie des accidents professionnels; 7^ les attentats qui se commettent dans les voitures, ou sur la voie publique soulèvent des questions qui se rattachent au lieu même où ils se sont accompHs.

On divise également en deux catégories les accidents de chemins de fer : les accidents individuels et les accidents démarche.

Les premiers atteignent les ouvriers employés de la compagnie (tamponnement, écrasement par les rails, etc.) ou les voyageurs imprudents (chute d'un train, etc.).

Les seconds (accidents de marche) sont collectifs et dus à la collision ou aux déraillements des trains. Ils sont de beaucoup les plus terribles.

En ce qui concerne les accidents consécutifs qui se rattachent à la commotion et qui donnent si souvent lieu à des demandes d'indemnités exagérées, l'expert doit se mettre en garde contre la simulation ; mais il ne faudrait pas cependant mettre systématiquement en doute les symptômes souvent obscurs qu'accusent les personnes intéressées. Le passage suivant de Tardieu, qui a trait à la question, ne saurait être cité plus à propos : « Enfin, dans quelques circonstances, les centres nerveux eux-mêmes ont ressenti assez profondément le contrecoup des contusions extérieures pour qu'un travail morbide s'y développe et détermine des symptômes d'abord obscurs, à marche insidieuse, dont les progrès finissent pourtant par épuiser la constitution et amener lentement, mais sûrement la mort plusieurs années après l'accident qui en est la cause

première. Je signale ces faits avec confiance, car j'en ai vu un assez grand nombre pour être assuré de ne pas me me'prendre sur leur nature, et avec d'autant plus de force qu'ils sont peu connus et qu'on est disposé à les méconnaître au début, et à les ranger parmi les cas si nombreux, en pareille matière, de plaintes exagérées ou de simulation ^ »

Les récents travaux publiés dans les dernières années par Oppenheim (1888), Girode (1889), Melotti (1889) établissent d'une façon péremptoire que le traumatisme violent dont Faccident de chemin de fer est le type est susceptible de déterminer, chez les sujets prédisposés, certaines affections nerveuses dont les principales sont la neurasthénie et Fhystérie 2.

Ce que nous avons dit plus haut de la Commotion {]} . 188) peut être rappelé à l'occasion des blessures par accidents de chemins de fer.

§ H. — Des brûlures et accidents causés par la foudre.

Une faut pas oublier de compter la foudre parmi les agents capables d'occasionner des brûlures graves.

Les brûlures occasionnées sur le corps des individus par la foudre sont plus ou moins profondes. Elles peuvent atteindre jusqu'au quatrième degré, cependant elles sont le plus souvent superficielles. Elles sont quelquefois disposées sous forme de trainées indiquant le trajet suivi par le fluide.

On croit généralement que ces brûlures sont dues à l'incendie des vêtements ; mais il est aujoud'hui démontré quelles peuvent être l'effet de la foudre . Taylor ^ et Fleming ont cité des cas dans lesquels les téguments étaient brûlés alors que les vêtements avaient été épargnés.

D'après M. Vincent, qui a parfaitement étudié cette question *^, les brûlures observées sur le cadavre des foudroyés ne s'accompagnent ni d'auréole inflammatoire ni de phlyctènes.

La netteté remarquable, la forme souvent bizarre de la brûlure qui dessine parfois les contours d'un objet en contact avec le corps sont caractéristiques.

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