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CICATRICES, POILS ET CHEVEUX

B. — Cicatrices.

Nous avons déjà étudié les cicatrices (voy. p. 207) et nous avons vu qu'elles présentent des caractères différents selon les causes qui ont déterminé les plaies auxquelles elles ont succédé. Nous avons également indiqué les moyens de reconnaître leur ancienneté d'après la coloration et les caractères du tissu. Les cicatrices anciennes finissent généralement par présenter la même couleur que la peau environnante, mais il suffit pour les rendre très apparentes de frotter la peau et d'y faire affluer le sang. Le tissu cicatriciel, n'étant pas pourvu d'un réseau vasculaire aussi parfait que celui de la peau, reste blanc tandis que les parties voisines sont vivement colorées.

G. — Caractères fournis par les poils et les cheveux. ^

Il arrive assez fréquemment que certains individus, pour échapper aux recherches judiciaires, se teignent ou se décolorent les cheveux et la barbe.

Orfila a pratiqué un grand nombre d'expériences intéressantes pour démontrer qu'on peut rendre les cheveux noirs, quelle que soit leur couleur primitive, et que des cheveux naturellement noirs peuvent devenir châtains, blonds ou blancs et être rendus ensuite à leur couleur primitive. Il importe donc de connaître les procédés habituellement employés pour opérer ces transformations.

Lorsqu'on veut changer la couleur des cheveux, il faut d'abord les dégraisser en les lavant avec de l'eau dans laquelle on a fait dissoudre un vingtième de son poids d'ammoniaque liquide. On peut encore employer pour cet usage une solution de bicarbonate de soude.

Les procédés suivants sont habituellement employés pour colorer les cheveux en noir :

10 Pour obtenir une coloration passagère on se sert d'un mélange de charbon et de pommade connu sous le nom de raélaïnocome. Il est facile de reconnaître le procédé d'abord parce qu'il salit les doigts et le linge, et parce qu'il suffit de

1. Les caractères diftérentiels des poils ei des cheveux de l'homme et des ani- •maux seront étudiés plus loin dans la Micographie légale.

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laver les cheveux avec de l'eau chaude pour faire disparaître la coloration.

2** On emploie une pâte formée de trois parties de litharge, deux parties de chaux éteinte, trois parties de craie et d'eau. La coloration noire se produit au bout de deux ou trois heures.

Les cheveux traités par ce procédé produisent une effervescence par l'addition d'un acide ; on retrouve le plomb et la chaux dans la dissolution en la traitant par l'acide sulfhydrique et Toxalate d'ammoniaque.

3° On obtient une belle couleur noire en lavant les cheveux dans l'eau ammoniacale, en les plongeant ensuite dans une dissolution de chlorure de bismuth et finalement en les lavant et en les mettant en contact avec de Tacide sulfhydrique liquide.

Ces cheveux reprennent leur couleur primitive lorsqu'ils sont traités par Tacide chlorhydrique ou le chlore faible, et le liquide qui provient de cette opération, évaporé à siccité, donne un produit qui a tous les caractères des sels de bismuth.

4o L'azotate d'argent employé seul donne aux poils une coloration violette qu'on évite en les imbibant successivement d'une dissolution d'azotate d'argent ammoniacale et d'une dissolution d'acide pyrogallique.

On reconnaît cette coloration par l'action du chlore liquide étendu d'eau, qui donne un précipité blanc et cailleboté de chlorure d'argent.

Les cheveux noirs peuvent être décolorés en les plongeant dans l'eau de chlore; ils passent ainsi par toutes les nuances de châtain, de blond foncé, de blond clair et deviennent même blancs après une longue immersion dans une eau chlorée souvent renouvelée. Mais les cheveux ainsi traités conservent longtemps l'odeur de chlore et deviennent cassants.

On teint les cheveux en blond par ïeau oxygénée, très répandue aujourd'hui dans la toilette féminine.

La teinture désignée sous le nom d'Eau des fées a pour base l'acétate de plomb et rhyposulfite de soude. Celle connue sous le nom d'Eau de la Floride est une dissolution d'acétate de plomb contenant en suspension de la fleur de soude. Cette dernière préparation, connue sous des noms variés, est très employée pour teindre les cheveux en noir.

Il est du reste facile de reconnaître si la personne suspecte a eu recours à des procédés artificiels pour changer la couleur

de ses cheveux et de sa barbe, en la surveillant pendant quelque temps. Les poils qui repousseront n'auront pas à la racine ïa même couleur qu'à la partie moyenne.

L'étude des poils et des cheveux présente une certaine importance dans les questions d'identité. Cette question a été récemment l'objet d'un important travail de la part de M. le docteur Joannet i.

Il faut d'abord remarquer que tous les poils d'un même individu n'ont pas la même coloration et que les nuances ne peuvent bien être appréciées que sur les poils pris en masse. On ne pourrait donc conclure de la couleur d'un poil isolé à celle de tout le système pileux d'un individu. Vus en masse, les poils paraissent toujours plus foncés que lorsqu'ils sont isolés.

On croyait généralement que les poils continuent à croître après la mort. D'après M. Joannet qui a fait des expériences sur ce sujet le poil cesse de croître après la vie. On a dit, il est vrai, que, sur la joue des individus fraîchement rasés au moment de la mort, on trouvait au bout de quelques jours la barbe plus apparente; mais il n'y aurait là qu'un phénomène résultant de l'affaissement du derme qui détermine la saillie du follicule pileux et comme conséquence celle du poil fraîchement coupé.

Au microscope on constate que le poil teint en noir présente une coloration uniforme, ce qui n'a pas lieu sur le poil qui n'a subi aucune teinture. Il est à remarquer cependant que le poil teint en blond par l'eau oxygénée n'est pas altéré et Jie présente, sous le microscope, aucun caractère spécial.

D. — Stigmates professionnels.

Un grand nombre de professions laissent sur ceux qui les •exercent des signes physiques qui ont une grande importance dans la constatation de l'identité. Tardieu, qui' a fait une étude spéciale des stigmates, les rattache aux quatre types suivants:

1° Épaississement de l'épiderme ;

20 Altération de la structure de la peau ;

30 Modification de la coloration normale;

4° Déformation des parties.

'i. Le Poil humain. Thèse de Paris, 1878.

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Tardieu a également divisé les professions en deux catégories : celles qui ne fournissent que des signes incertains, mais non constants ; celles dont les signes sont à la fois constants et certains. Nous allons étudier les stigmates professionnels qui paraissent offrir le plus d'intérêt en médecine légale. A quelque p;roupe qu'appartiennent ces signes, ils résultent tous de causes identiques qui peuvent se résumer ainsi : frottement de l'outil, pression ou effort continu de certaines parties du corps, position vicieuse, contact prolongé avec certaines matières pouvant agir sur les tissus soit chimiquement, soit mécaniquement.

Bijoutiers. — Ils présentent un renversement de la dernière phalange du pouce en dehors.

Blanchisseurs de tissus. — Chez les ouvriers qui travaillent au blanchiment des étoffes de laine au moyen de la vapeur et du soufre, la peau des mains est ramollie par le contact de l'acide sulfureux ; l'épiderme est blanchi, ridé et détruit par places.

Blanchisseuses. — Elles ont à la main des callosités nombreuses et irrégulières produites parla pression du battoir. Celles qui lavent à genoux, les bras appuyés sur le rebord d'un demi-tonneau ou d'un bateau, portent un calus au milieu et sur la face cubitale de Tavant-bras.

Brunisseuses en cuivre. — Toute la face palmaire de la main droite est calleuse et noircie. A la main gauche, la peau qui recouvre la face dorsale et le bord radiai de l'index et surtout la tête du deuxième métacarpien est très dure et très calleuse. Il en est de même de l'extrémité de la face palmaire du pouce.

Clouticrs. — Le cloutier a les épaules hautes et la gauche plus élevée que la droite ; le tronc est penché à droite, et le poids du corps se portant dans ce sens courbe la jambe correspondante, ce qui produit souvent une claudication plus ou moins prononcée. Les mains sont déformées ; la droite présente ce caractère constant que les doigts sont déviés en dedans de manière à former un angle avec le métacarpe et à ne pas permettre d'opposer l'un à l'autre l'indicateur et le pouce. De là l'impossibilité pour le cloutier de prendre une pièce de monnaie sur une table à la manière ordinaire.

Cochers. — Les cochers tiennent ordinairement les guides entre le pouce et l'index, d'une part, et d'autre part entre le troisième et quatrième ou cinquième doigt. Il existe donc sur

ces doigts un profond sillon très calleux, et, comme signe constant, un durillon entre le pouce et l'index de la main dit)ite.

Coiffeurs. — Outre l'indication du corps et de la tête en avant et le gracieux sourire dont parle Fodéré, signes de peu de valeur, il existe chez les coiffeurs une déformation spéciale et qui n'appartient qu'à eux: c'est un double durillon calleux qui se trouve à la fois sur la face dorsale de la deuxième phalange du doigt annulaire et au pouce, à la face palmaire,, vers le bord interne de la première phalange. Ces calus résultent du maniement du fera friser.

Cordonniers. — Le pouce et l'index de la main droite, qui tirent le fil pour l'enduire de poix, ont la pulpe aplatie. Le pli qui sépare la deuxième et la troisième phalange de l'index est coupé par le fil et présente une crevasse à bords durs et calleux. A la main gauche la pulpe du pouce est élargie en spatule. L'ongle du pouce est considérablement épaissi, son bord libre estéraillé, dentelé et sillonné par les coups d'échappement de l'alêne ; cet aspect du pouce gauche est caractéristique. Enfin, la cuisse sur laquelle est fixé le tire-pied présente un aplatissement de la peau et une oblitération des bulbes pileux.

Corroyeurs. — Ils présentent à la main une coloration brune caractéristique résultant du tannage de la peau. Si on touche la peau ainsi colorée avec une solution de prussiate de potasse et de fer, elle passe instantanément au noir foncé.

Couturières. — On connaît les piqûres nombreuses qui existent à l'extrémité du doigt indicateur de la main gauche sur les personnes qui se livrent aux travaux d'aiguille.

Cuivre {ouvriers travaillant le). — Lorsqu'on place des morceaux d'épiderme ou d'ongles de ces ouvriers dans de l'acide nitrique bouillant, la solution, traitée ensuite par l'ammoniaque, prend une belle couleur bleue. Il est quelquefois nécessaire, pour obtenir ce résultat, d'incinérer les produits épidermiques dans un creuset de platine, de reprendre par l'acide nitrique et de traiter par l'ammoniaque.

Débardeurs. — Parent- Duchatelet a signalé une affection spéciale, désignée sous le nom de grenouille, qui consiste dans une altération du derme, caractérisée par un ramollissement des gerçures et une véritable destruction des parties qui sont en contact avec l'eau.

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Dentellières. — A la main droite, l'index occupé à distribuer les fils n'a qu'un ongle extrêmement court, tandis qu'à la main gauche il y a un ongle très long destiné à retirer les e'pingles autour desquelles les fils doivent se fixer.

Ébénistes. — On observe à la face palmaire de la main gauche un caractère particulier résultant de l'usage que l'ouvrier fait de cette main pour serrer les longues vis des châssis à plaquer le bois. 11 y a trois rangées de petites plaques calleuses, au nombre de quatre à chaque rangée ; la rangée médiane correspond aux quatre éminences situées à l'origine des doigts; la supérieure est, environ, à deux centimètres plus haut, dans la paume de la main; les plaques inférieures sont sur chaque doigt immédiatement au-dessus du pli de l'articulation de la première avec la deuxième phalange. Les ébénistes présentent €n outre les déformations qu'on observe chez les menuisiers.

Écrivains. — On trouve au bord cubital du petit doigt de la main droite^ près de son extrémité, un durillon arrondi en forme de cor, et à l'extrémité du doigt médius un sillon endurci à l'endroit où s'appuie la plume.

Fleuriste . — Il existe un stigmate caracte'ristique entre le pouce et l'index de la main gauche ; la pulpe de ces deux doigts est allongée et aplatie en forme de spatule étroite et il y a induration et épaississement de l'épiderme.

Graveurs sur métaux. — On trouve à la main droite la marque du burin : c'est un pli prismatique très dur siégeant à la face palmaire, au- dessous des quatrième et cinquième doigts et formant transversalement une ligne courbe dont la cavité regarde la base des doigts. Il y a en outre un durillon sur Téminence hypothénar et sur le. bord cubital du petit doigt.

Horlogers. — Ils ont l'angle du pouce de la main droite épaissi et écorné par suite de la manière dont ils ouvrent les montres.

Menuisiers. — On trouve à la face dorsale de la main droite, sur les articulations de la première et de la deuxième phalange de l'index, un durillon très saillant produit par la pression de la poignée delà varlope. Il existe en outre, à la main gauche, sur le bord radial de l'index, un durillon en forme de croissant ■causé par le frottement du manche du ciseau.

Orgue. — Le joueur d'orgue ambulant, quiappuie son instrument sur la partie antérieure de la cuisse, présente au-dessus du genou un épaississement prononcé de l'épiderme.

Photographes. — Ils ont souvent les mains noircies par le nitrate d'argent ou jaunies par le bichromate de potasse.

Plomb. — On connaît les altérations caractéristiques que présentent les ouvriers en plomb. Les plus faciles à constater sont le lise'ré noir des gencives et la coloration noire de la peau, que Ton obtient en faisant prendre à l'individu un bain sulfureux.

Polisseurs. — Les ouvriers qui polissent les cuillers, l'ivoire, l'écaillé, etc., en les frottant avec les mains et particulièrement avec les trois premiers doigts impre'gnés de vinaigre, ont la peau des parties qui exercent ce frottement rugueuse, fendillée et grisâtre.

Relieurs. — Pour le battage des livres, le relieur fait agir un lourd marteau pesant 6 kilogrammes. Il en résulte un gonflement calleux très considérable des tendons extenseurs du pouce, au niveau du poignet.

Repasseuses. — L'empesage et le plissage du linge produisent chez ces ouvrières une courbure marquée des trois derniers doigts de la main droite, lesquels sont renversés du côté de la face dorsale, par suite du mouvement répété qui consiste à marquer les plis avec la pulpe de ces doigts fortement appuyés.

Scieurs de long. — M. Poncet, de Lyon, a signalé chez les scieurs de long une bosse occupant la région frontale.

Serruriers. — Gomme tous les ouvriers à marteau, ils présentent à la main droite une large callosité entre le pouce et l'index, à la base de chaque doigt. On trouve en outre à la main gauche, qui manie le fer, uncalustrès fort entre l'index et le pouce. De plus, on trouve de la poudre de fer incrustée dans chaque pli de la peau. Cette poudre se présente sous la forme d'une matière noire, dont on constate la nature en la faisant macérer dans de l'eau distillée, à laquelle on ajoute de l'acide chlorhydrique bien pur. La macération prolongée détache des particules métalliques qui restent en suspension; en ajoutant une goutte de cyanure double de potassium et de fer, la solution prend immédiatement une belle couleur bleu de Prusse.

Tailleurs. — Travaillant assis, les jambes croisées et le corps penché en avant, les tailleurs ont sur les malléoles externes une tumeur molle, rouge, quelquefois de la grosseur d'une noix. Ils ont en outre une seconde tumeur semblable, mais

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moins grosse, sur le bord externe du pied, puis une callosité rougeâtre sur le cinquième orteil. Enfin on constate à la partie inférieure du thorax une dépression considérable causée par la voussure de la poitrine.

Teinturiers. — Ils ont les deux mains parcheminées et teintes presque uniformément, mais surtout à la face palmaire, par une couleur qui résiste au lavage et ne disparaît qu'incomplètement avec le chlore. Pour constater la nature de la matière colorante , il faut avoir recours à l'examen chimique de l'épiderme, préalablement détaché par couches minces.

Tourneurs en bois. — On trouve à la main gauche, sur le bord cubital de l'index, un durillon semi-lunaire, au niveau de la première phalange, et sur le pouce, dans le point correspondant, uncalusdur et saillant.

Vanniers. — 11 existe chez les individus employés à la fabrication des paniers et autres ustensiles d'osier une disposition particulière sur laquelle nous appelons l'attention, parce que, à notre connaissance, elle n'a pas encore été signalée. C'est un épaississement considérable de l'épiderme qui occupe toute l'étendue de l'éminence hypothénar et le bord cubital du petit doigt. Après avoir passé sa tige d'osier entre les montants du panier, le vannier frappe un coup sec avec la main, tenue horizontalement, et c'est ainsi que se produit ce calus.

Cette disposition est importante à noter, parce que la profession de vannier est souvent exercée par des gens errants et des vagabonds qui comparaissent fréquemment devant les Chambres correctionnelles. D'un autre côté, un grand nombre de prisons occupent les détenus à la fabrication de mannes en osier. C'est principalement sur des prisonniers que nous avons observé ce calus, et nous avons constaté qu'il suffit d'un travail de quelques semaines pour le produire.

Vitriers. — Par suite de l'habitude de pétrir et d'appliquer le mastic, le pouce a la forme d'une spatule allongée, très large au niveau de Farticulation des deux phalanges, effilée à son extrémité.

Il faut encore signaler certaines habitudes qui, quoique étrangères aux professions, peuvent servir à constater l'identité.

Chez les fumeurs de pipe, il y a usure plus ou moins complète des deux dents sur lesquelles repose le tuyau de la pipe, et il en résulte à la longue un trou régulièrement arrondi entre les incisives et les canines, ou bien entre ces dernières et les

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petites molaires, à l'une ou à l'autre mâchoire. Le fumeur de cigarette?, présente une imprégnation profonde de Fépiderme de la phalangette du pouce et de Tindex.

L'habitude de se servir d'une canne ou d'une béquille détermine des callosités facilement reconnaissables.

Lq joueur de violon présente à la main gauche, sur l'éminence thénar, une callosité produite par la pression contre le manche de instrument. Le joueur de guitare a des callosités au bord radial du pouce et à l'extrémité des quatre derniers doigts delà main droite, et à la main gauche des callosités au •centre de la pulpe des quatre derniers doigts. Le joueur deharpe présente des callosités à l'extrémité des quatre derniers doigts des deux mains.

E. — De l'anthropométbtk appliquée a l^identification

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