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MALADIES DE LA POITRINE

siffler, l'aphone sV est refusé croyant qu'il devait s'en montrer incapable ; on peut souvent re'ussir par un moyen inoffensif qui consiste à réveiller subitement le simulateur au milieu de son sommeil.

Ces moyens sont également applicables au mutisme.

MALADIES DEf LA POITRINE.

La poitrine renferme les principaux organes de la respiration et de la circulation, dont le jeu continuel et régulier est indispensable à l'entretien de la vie et de la santé ; elle sert de point fixe dans l'exécution d'un grand nombre de mouvements, et chez les militaires elle supporte immédiatement les parties les plus pesantes et les plus dures de l'équipement : le havresac, la cuirasse, etc. L'état de la poitrine doit donc être pris en grande considération dans la visite des hommes destinés à servir dans les rangs. — Chez un homme bien constitué le thorax est ample, largement saillant ; les côtes sout longuement et régulièrement arquées, les omoplates effacées par leur application exacte sur le dos et sous les muscles qui les meuvent et remplissent leurs cavités. Un défaut de développement du thorax dénote le plus souvent soit une faiblesse de la constitution, soit une disposition à la tuberculisation, dont il convient de tenir compte. Le médecin expert, après avoir fait l'exploration extérieure de la poitrine et en avoir mesuré le périmètre avec un ruban métrique, s'il le juge utile, doit toujours apprécier, à l'aide de la percussion et de l'auscultation, l'état des organes de la respiration et de la circulation.

Parois thoraciques. — 214. Les difformités congénitales ou acquises de la poitrine : les fissures, le défaut d'ossi/ication du sternum, Vabsence du cartilage d'une ou de plusieurs cotes ; — la proéminence du thorax en forme de carène, s'accompagnant d'une diminution notable de la courbure des côtes ; — les enfoncements assez considérables de la partie inférieure du sternum ou de l'appendice xiphoïde, avec renversement de cet appendice soit en dedans, soit en dehors ; — les déviations partielles du sternum ou des côtes et de leurs cartilages, par suite de fractures vicieusement consolidées ou de luxations non réduites; — le rétrécissement d'un côié de la poitrine, consécutif à un épanchement pleurétiqué ; — les difformités dépendant du rachitisme, qui sont fréquentes et affec;^nt ordinairement toute la cage thoracique, sgnt autant de causes qui rendent impropre au service militaire.

Les voussures de la poitrine n'ont guère d'importance qu'en raison désaffections qui les déterminent et qui entraînent presque toujours la réforme et Vexemption. — Les arrêts de développement, les courbures difformes ou irrégulières de la clavicule, ces dernières provenant de causes organique? ou de fractures anciennes vicieusement consolidées, qui gênent le port du sac ou entravent les mouvements, ïe&pscïidarthroses, les luxations complètes non réduites de l'une ou de l'autre extrémité de cet os, motivent Vexemption, mais ne nécessitent pas toujours la réforme.

— L'omoplate peut être aussi le siège de difformités qui sont incompatibles avec la profession militaire.

215. Les contusions, les compressions brusques de la poitrine n'ont de gravité en général que par la lésion des organes internes qui les complique quelquefois, lien est de même des p/aics qui, lorsqu'elles sont pénétrantes, peuvent, comme les contusions, donner lieu immédiatement à des accidents sérieux et consécutivement à des altérations qui déterminent Vinaptitude au service militaire. — 216. La cai'ie, la nécrose, l'ostéosar corne des côtes, du sternum, de la clavicule, de l'omoplate, entraînent Vexemption, et motivent assez souvent la réforme. — 217. Vostéite^ Vexostose, les abcès ossiflmnts, peuvent être aussi, dans certains cas, un molli d'exclusion de l'armée.

Maladies de la glande mammaire. —218. Les inflammations de la glande mammaire sont rarement des causes d'exemption, mais on observe quelquefois des hypertrophies glandulaires assez développées pour la motiver. La réforme n'est prononcée que 'si l'affection est incurable.

Affections intrathoraciques. — 219. Les contusions, déchirures, plaies du poumon, constituent en général des lésions graves qui entraînent le plus souvent Vexemption. — 220. La /icr/nc du poumon motive Vexemption. — 221. Le grand nombre de jeunes gens qui succombent dans les hôpitaux militaires à des affections pulmonaires, et particulièrement à la phthisie, démontre la nécessité de ne pas admettre dans l'armée des hommes qui paraissent disposés à cette affection, surtout s'ils ont des antécédents de phthisie dans leur famille.

Le médecin doit apporter dans cet examen la plus grande attention. La phthisie pulmonaire n'est pas toujours facile à reconnaître à son début, et fréquemment les signes fournis par la percussion et l'auscultation peuvent être douteux ; mais assez souvent l'habitus externe permet, jusqu'à un certain point, d'affirmer la prédisposition à la tuberculisation. La poitrine alors est étroite, principalement à son pourtour supérieur, les omoplates sont saillantes, ailées, le cou est allongé, le visage pâle ou décoloré d'un rouge vif aux pommettes. Les membres sont grêleS, amaigris. C'est dans ces cas surtout qu'il convient de recourir à la mensuration de la poitrine et de constater si son périmètre, mesuré à 3 centimètres audessous des mamelons, n'est pas au-dessous de 78 centimètres.

Non-seulement la phthisie confirmée est une cause d'exemption et de réforme, mais l'exemption doit encore être prononcée toutes les fois qu'il y a immineiice de tuberculisation pulmonaire, et la réforme est indiquée lorsque la maladie, même à son début, n'est pas douteuse.

2£2. L'hémoptysie, qui se lie à la tuberculisation pulmonaire ou à une affection du cœur, etc., motive Vexemption et la réforme. — 223. La bronchite, la pneumonie chronique, avec dépérissement de la constitution, motivent toujours Vexemption et la réforme. — 224. L'emphysème pulmonaire, assez fréquent dans l'armée, entraîne nécessairement Vexemption ; elle n'exigerait la réforme que si elle était assez étendue pour provoquer des accès de suffocation. — 225. L'asthme s'oppose à la vie active et rend impropre au service militaire, — 226. Les épanchements pleurétiques sont toujours des cas d'exemptio7i; ils n'exigent la réforme que lorsqu'ils ont résisté à un traitement rationnel, qu'ils ont altéré la constitution ou déformé le thorax.

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