RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS
veuve de Pauw après avoir assuré sa vie pour la somme de 550,000 francs.
Tout récemment (1888) les assises de la Seine ont eu à juger un me'decin du nom de Castelnau qui avait escroqué des sommes considérables à des compagnies autrichiennes en substituant un phthisique à un assuré parfaitement bien portant et qui avait quitté l'Europe.
Tardieua rapporté un exemple extraordinaire de spéculation homicide qui a été tenté en Suède, au détriment d'une compagnie française. Une assurance fut faite, le 26 mars 1856, sur la vie de Holfstedt, domestique, demeurant à Carlskroud, au profit de Swenson, commis négociant. Hoflstedt était adonné à rivrognerie et, s'étant pendu, fut détaché encore vivant et sauvé par Swenson. Ce dernier eut Tidée d'une spéculation et fit un véritable contrat avec Hofîstedt, en lui promettant de l'entretenir d'eau-de-vie, à la condition qu'il ne prendrait aucune nourriture. La vie de l'ivrogne se prolongea au delà des prévisions de son assureur : il succomba néanmoins le 31 août 1856, empoisonné par de Tarsenic, Swenson passa devant le tribunal de Stockholm, et quoiqu'il fût acquitté faute de preuves, les débats révélèrent les détails honteux de la spéculation. Swenson ayant ensuite réclamé le montant de l'assurance, la Caisse paternelle en refusa le paiement, et le tribunal de la Seine * résilia la police d'assurance faite au profit de Swenson sur la tête de Hoffstedt.
Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur les spéculations homicides relatives aux assurances sur la vie. Elles se rattachent aux questions qui concernent les attentats à la vie et les empoisonnements, qui sont traitées dans les autres chapitres de cet ouvrage.
Eésumé et conclusions.
Les questions relatives aux rapports des médecins avec les compagnies d'assurances sur la vie ont été résumées par Legrand du SauUe, ainsi qu'il suit :
(( Le médecin ne devant jamais abdiquer sa liberté d'ac-