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BELLADONE

Angleterre en 1848, à Claremont, sur la famille de Louis-Philippe, et qui ont été très bien décrits par M. Henri Gueneau de Mussy, ne reconnaissaient pas d'autre cause.

Toutes les préparations saturnines • sont toxiques, mais les préparations solubles possèdent des propriétés beaucoup plus énergiques.

L'empoisonnement peut être aigu ou chronique, mais nous ne nous occuperons que de l'empoisonnement aigu, les symptômes de l'empoisonnement chronique, ou saturnisme, étant Tobjet de longues descriptions dans tous les traités de pathologie interne.

Symptômes. — L'ingestion du poison produit une saveur douceâtre et sucrée; elle est bientôt suivie de violentes douleurs intestinales avec rétraction des parois abdominales. On observe presque toujours des vomissements, rarement de la diarrhée. La paralysie des muscles extenseurs, i'anesthésie,le délire, les convulsions surviennent ensuite, et la mort arrive après deux ou trois jours de coma.

Dans Tempoisonnement lent, on observe une cachexie spéciale caractérisée par une teinte ardoisée des gencives, une teinte jaune terreuse de la peau, une constipation opiniâtre et un amaigrissement considérable. La confirmation de la maladie s'annonce par des paralysies partielles, principalement des muscles extenseurs de Tavant-bras (saturnisme épitrochléen).

Lésions cadavériques. — Elles sont peu marquées ou nulles. On observe quelquefois une légère inflammation de l'estomac. Orfila a donné comme un signe propre à l'empoisonnement aigu par l'acétate de plomb, la formation de point^ blancs figurant des espèces do traînées sur la muqueuse stomacale. Dans les empoisonnements à forme lente, on rencontre souvent un rétrécissement du canal intestinal et presque toujours les lésions rénales caractéristiques de la maladie de Bright.

Traitement. —.Evacuation immédiate des matières contenues dans l'estomac à l'aide de vomitifs végétaux et de la pompe gastrique. Parmi les antidotes, on conseille l'eau albumineuse et le lait, puis les sulfates de soude et de magnésie, qui donnent lieu à la formation d'un sulfate de plomb insoluble.

Pour les recherches chimiques, voyez la Chimie légale.

2° Belladone. — Cette plante croît communément sur les sols montueux et ombragés, et atteint une hauteur de 50 cen-

timètres àll^^oO (fig. 12). Elle doit ses propriétés toxiques à Vatropine, alcaloïde d'une saveur acre et amère.

Les|empoisonnements par la belladone et ] atropine résultent le plus souvent dune erreur: des enfants mangent les fruits de la belladone, que leur couleur noirâtre et leur' goût douceâtre peuvent faire prendre pour des cerises. L'empoisonnement par l'atropine a lieu quelquefois lorsqu'on a l'imprudence de laisser des collyres contenant cette substance sur les

FiG. 13. — Belladone (Atropa belladona).

tablettes d'un individu plus ou moins privé de Tusage de ses yeux, à côté de fioles contenant d'autres médicaments.

Symptômes. — Immédiatement après l'absorption de la belladone, les malades sont pris de vertiges et de nausées, rarement ils vomissent. La pupille se dilate énormément, et on voit alors apparaître des vertiges, des défaillances, des sueurs froides.

« Les effets de l'atropine, dit M. Meuriot, varient suivant les espèces. C'est surtout pour l'homme qu'elle est un poison

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