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Précis de chimie légale. Paris

pité d'un beau vert (vert de Scheele) : d'arsénite de cuivre.

4° Les taches arsenicales, traite'es par Facide azotique concentré, s'y dissolvent. Si l'on chasse ensuite tout Tacide nitrique par une évaporation ménagée, il reste un résidu d'acide arsénique très soluble dans l'eau, et dont la dissolution aqueuse est précipitée en rouge brique par l'azotate d'argent ammoniacal. Soumis à un traitement semblable, l'antimoine laisse un résidu d'oxyde insoluble dans l'eau.

50 Si l'on dépose sur une des taches une goutte de sulfhydrate d'ammoniaque, le métalloïde se sulfure, et l'on peut constater sur le composé produit les propriétés énumérées plus haut du sulfure d'arsenic. Nous ajouterons, comme caractère distinctif, que le sulfure d'antimoine est très soluble dans l'acide chlorhydrique, et qu'il affecte la couleur rouge, tandis que le sulfure d'arsenic est jaune.

5° Un anneau d'arsenic chauffé dans un courant d'hydrogène sulfuré donne un sulfure jaune; un anneau d'antimoine donne un sulfure orangé. Dans un courant de gaz chlorhydrique sec, le sulfure d'antimoine disparaît promptement, le sulfure d'arsenic reste inattaqué.

7° Les taches métalliques, traitées par une dissolution d'hypochlorite de soude (obtenue en faisant agir le chlore gazeux sur une dissolution de carbonate de soude), disparaissent aussitôt si elles sont arsenicales ; elles persistent au contraire sans altération si elles sont constituées par de l'antimoine.

Le dosage de l'arsenic se fait en coupant la partie du tube qui contient Fanneau ; on la pèse au dixième de milligr. ; on dissout l'anneau dans l'acide nitrique ; on sèche le tube et on pèse de nouveau : la différence donne le poids de l'arsenic (Ogier).

20 Recherche de l'antimoine. — On voit que l'appareil de Marsh peut également servir pour la recherche de l'antimoine, mais il ne peut servir à séparer l'arsenic de l'anti-, moine, s'il y a mélange de ces deux poisons. On arrive à ce résultat à l'aide de l'appareil et de la méthode de Naquet.

Cet appareil se compose d'un flacon à deux tubulures A (fig. 29), dans lequel on introduit un alliage de sodium et de mercure ; une des tubulures de ce llacon porte un bouchon que traverse un tube terminé par un entonnoir à sa partie supérieure, et qui sert à introduire la liqueur suspecte dans le flacon. La seconde tubulure est fermée par un bouchon que

RECHERCHE DE L'aNTIMOINE.

traverse un petit tube B courbé à angle droit ; celui-ci, par son extrémité' opposée, et à l'aide d'un bouchon de liège, communique avec un tube d'un plus grand diamètre C, rempli de coton ou d amiante, à Fautre extrémité duquel se fixe un tube à boule de Liebig D plein d'une dissolution d'azotate d'argent. Lorsque l'appareil est monté, on introduit par le tube à entonnoir la liqueur suspecte légèrement acide ; aussitôt le dégagement du gaz commence. Si cette matière contient de l'antimoine et de l'arsenic, il se forme de l'hydrogène arsénié et de l'hydrogène antimonié. En traversant la dissolution d'azotate d'argent, ces deux gaz se décomposent : l'un précipite de l'ar-

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