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gent et laisse de l'acide arsénique dans la liqueur ; l'autre donne lieu à un dépôt d'antimoniure d'argent insoluble. Lorsqu'on a continué l'opération pendant plusieurs heures, on démonte l'appareil, on verse le contenu du tube à boules sur un filtre et on lave bien le précipité. Dans la liqueur filtrée, on verse un excès d'acide chlorhydrique, on sépare de nouveau par le filtre le précipité que l'on obtient; on le lave et on réunit les eaux de lavage à la liqueur que l'on peut ensuite introduire dans l'appareil de Marsh pour y rechercher l'arsenic.
Quant au précipité métallique qui contient l'antimoniure d'argent, on le calcine dans un creuset de porcelaine pendant
trois quarts d'heure environ avec un mélange de carbonate et d'azotate de potasse. On retire ensuite le creuset du feu ; on traite la masse refroidie par Facide chlorhydrique, jusqu'à ce que la liqueur acide filtre'e qui provient de ce traitement ne laisse plus de résidu appréciable lorsqu'on en évapore une goutte sur une lame de verre ; on fait passer à travers cette liqueur de Fanhydride sulfureux gazeux jusqu'à ce qu'elle en conserve l'odeur ; on la fait alors bouillir pendant une heure pour chasser Fexcès de cet acide, et on Fintroduit dans Fappareil de Marsh pour y rechercher l'antimoine.
3° Recherche du phosphore. — On ne saurait se contenter aujourd'hui des procédés très imparfaits proposés par
Fig. 31 .
Orfila, et qui consistaient à examiner les substances suspectes à la loupe, à séparer mécaniquement les parcelles de phosphore et à les conserver sur Feau, ou bien à chercher à apercevoir des vapeurs phosphorescentes dans Fobscurité, ou à placer sur les matières suspectes du nitrate d'argent, qui les fait successivement passer au roux, puis au noir.