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EXAMEN DES PRODUITS PARASITAIRES PAR M. MEGNIN

Les corpuscules blancs qui avaient l'apparence de petites larves d'insectes et qui adhéraient au carton enveloppant le cadavre en question n'étaient autre chose que des particules un peu grossières de sciure de bois blanc ; les larves chrysalides ou débris quelconques d'insectes manquaient complètement.

Il en était de même des acariens. Sur la tête seulement existait une végétation byssoïde très intéressante qui n'a pas encore été déterminée par les cryptogamologistes, je crois, mais qui a déjà été trouvée par Lebert sur la croûte d'un ulcère atonique de la jambe d'un malade i. C'est donc un des premiers produits parasitaires qui se développent sur une substance morte d'origine humaine.

Cette absence complète de traces ou de débris d'insectes des cadavres a une signification aussi importante que celle de leur présence dans certaines circonstances ; en effet, si l'on fait attention à la saison où la découverte du petit cadavre en question a été faite (les premiers jours de janvier) et si l'on note que pendant la saison froide tous les insectes des cadavres disparaissent, nous sommes conduits à admettre que la mort ne peut pas remonter au delà du

1. Cn. Robin. Végétaux qui croissent sur l'homme et les animaux vivants. Paris 1848, page 31.

moment où les susdits insectes disparaissent et qu'elle a par conséquent eu lieu après l'apparition des premiers froids, c'est-à-dire, il y a un mois.

L'état de décomposition peu avancée du sujet concorde avec cette appréciation, aussi bien que la présence de la moisissure signalée plus haut, et l'absence d'acariens. Ceux-ci, en effet, quoique vivant parfaitement l'hiver, ne hantent que les substances organiques à moitié sèches, ce qui n'est pas le cas du petit cadavre qui est en voie de déliquescence.

RAPPORT SUR UN CAS D INFAXTICmE PAR OMISSION. — MATIÈRES FÉCALES CONTENUES DANS l'eSTOxMAG.

{Voyez page 135)

Je soussigné, Paul Brouardel, professeur de uiédecine légale à la Faculté de médecine de Paris, commis par M. F..., substitut de M. le procureur de la République, près le Tribunal de première instance du département de la Seine, en vertu d'une ordonnance, en date du 19 décembre 1881, ainsi conçue :

« Vu les articles 32 et 43 du Code d'instruction criuiinelle et le procès-verbal dressé le 18 décembre 1881 par M. le commissaire de police de Boulogne constatant l'envoi à la Morgue du cadavre d'un enfant nouveau-né du sexe féminin dont est accouchée la fille L..., laquelle est actuellement consignée à l'Hôtel-Dieu.

« Commettons M. le Docteur Brouardel, à l'effet de procéder à l'autopsie du cadavre, de rechercher les causes de la mort, de procéder également à la visite de la fille L..., et de constater tous indices de crime ou délit. »

Serment préalablement prêté, ai procédé à cette autopsie le 20 décembre 1881 et à l'examen de la fille L... les 21 et 29 décembre

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