‹ Manuel de médecine légaleChapitre 59 sur 353 · Gaz, des trib., 19 février · texte numérisé non relu

Gaz, des trib., 19 février

l'enfant est-il né vivant. 121

de 1863 n'ait pas fait descendre ce crime du rang que le législateur lui a assigné à côté de l'assassinat, du parricide et de l'empoisonnement pour lui rendre celui que le Gode de 1791 lui a assigné en le considérant comme un simple homicide.

Cette proportion considérable d'acquittements s'explique par les circonstances qui accompagnent le crime, par la position des accusés et par d'autres motifs de commisération, auxquels le médecin-légiste doit rester étranger.

La fréquence de l'infanticide reconnaît certainement pour causes la misère. Mais on ne saurait nier que la législation française, qui protège l'immoralité de l'homme et abandonne la femme, n'en soit la cause principale. Que les lois protègent la femme, qu'elles permettent la recherche de la paternité et l'on verra certainement le crime d'infanticide diminuer dans de notables proportions.

i 2. — Recherches médico-légales nécessaires pour la constatation de l'infanticide.

Nous diviserons les questions médico-légales relatives à l'infanticide en questions principales et en questions secondaires. Dans les premières nous traiterons des caractères fondamentaux qui peuvent prouver que l'enfant est né vivant, qu'il a vécu et qu'il a respiré, qu'il a péri de mort violente ; dans les secondes nous étudierons les questions relatives à l'âge du fœtus à l'époque de la mort et les circonstances relatives à la femme.

Questions principales.

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