‹ Manuel de médecine (volume 2)Chapitre 13 sur 104 · Société de Biologie, 19 novembre · texte numérisé non relu

Société de Biologie, 19 novembre

2. The Practitioner, août 1878 (analysé in Revue des sciences médic., n° 26, 15 avril 1879).

être rapproché des spasmes de la glotte chez les enfants. Comme ce dernier syndrome il doit faire retour, croyons-nous, au groupe complexe des épilepsies d’origine réflexe. Il est certain, en effet, que le traitement d’une lésion même légère de la muqueuse laryngée, d’une bronchite concomitante, d’un état diathésique coexistant a eu plus d’une fois pour effet la disparition des attaques.

Il est possible également que quelques-uns de ces faits soient de nature purement comitiale ou, en d’autres termes, que parfois l’ictus laryngé ne soit qu’une forme du petit mal épileptique avec lequel il a d’ailleurs, on a pu le remarquer, plus d’un trait de ressemblance. Toujours est-il que les éléments d’une démonstration absolue font encore défaut et qu’on ne saurait formuler à l'heure actuelle une théorie explicative de tous les cas d’ictus laryngé.

Diagnostic. — Les éléments du diagnostic dans le cas de vertige laryngé sont les suivants : la connaissance de l’aura laryngée, la rapidité de l’attaque, la description de ses caractères fournie par les personnes présentes, les résultats de l'examen laryngoscopique, l'absence de tout autre indice pouvant se rapporter à une affection organique intéressant les nerfs du larynx ou les centres nerveux.

Il est clair que, si ces notions essentielles font défaut, le diagnostic deviendra fort difficile et le vertige laryngé pourra être confonäu avec l'attaque d’épilepsie vraie, le vertige hystérique, etc., en un mot avec toutes les variétés d’ictus vertigineux ou apoplectiques dont il nous est impossible d’opposer ici les caractères à ceux de l’espèce clinique dont il s’agit.

Le diagnostic de vertige laryngé étant posé, on devra aussitôt rechercher s’il existe quelques symptômes d’ordre tabétique. Assez souvent, en effet, le tabes détermine des accidents laryngés qui présentent, ainsi que nous allons le voir, la plus étroite analogie avec le syndrome que nous venons d'étudier.

B. — Laryngisme tabétique.

Historique. — Les accidents laryngés du tabes ont été signalés pour la première fois par M. Féréol en 1868 !. Puis ils ont été étudiés avec soin par MM. Charcot? et Krishaber *, par Cherchewsky ‘, etc.

Le tabes détermine soit des paralysies des muscles du larynx, soit des crises de spasme glottique.

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