DEBOVE, Leçons sur la tuberculose parasitaire, p
?. Consulter pour plus de détails : G. DAREMBERG, Traitement de la phtisie pulmonaîre, Paris, 1892 (2 vol. de la.Bibliothèque médicale Charcot-Debove).
traitement spécial, purement symptomatique, des divers accidents de la maladie ; 4° la prophylaxie.
I. MÉTHODES GÉNÉRALES DE TRAITEMENT DES LÉSIONS TUBERCULEUSES. — Diverses tentatives ont été faites pour immuniser les sujets atteints de lésions tuberculeuses ; nous ne pouvons ici que signaler les
principales. On a essayé, en vue d’obtenir cette vaccination anti-
tuberculeuse, les cultures atténuées (Grancher et H. Martin), le sang de chien (Ch. Richet et Héricourt), le sang de chèvre (Bertin et Picq), la tuberculine (Koch). Ces méthodes, qui auraient donné à leurs auteurs une amélioration de l’état général et local, n’ont pas été consacrées par la pratique; certaines d’entre elles sont même dangereuses et ont donné de déplorables résultats ; les autres ne sont pas sorties de la phase d’essai. On en peut dire autant des injections de cantharidate de potasse.
On a cherché à opposer au bacille tuberculeux un autre mierobe nuisible pour lui, mais inoffensif pour l'organisme. On a utilisé notamment, dans ces tentatives de bactériothérapie, les inhalations de eultures du Bacterium termo ; elles n’ont donné que des résultats insignifiants et seulement semblables à ceux des inhalations de vapeur d’eau.
Les substances antiseptiques les plus diverses ont été préconisées contre la tuberculose pulmonaire. On les a administrées soit par le tube digestif, soit par la voie sous-cutanée, soit en inhalations, soit encore en injections intra-pulmonaires.
Les sels de mercure sont très mal supportés par les phtisiques et leur absorption, loin d'améliorer l’état des malades, amène presque toujours des accidents qui obligent à suspendre leur emploi; il faut donc les rejeter absolument du traitement de la phtisie.
L’acide phénique en injections sous-cutanées, l’acide borique ingéré à la dose de 1 à 4 grammes par jour ont eu leurs partisans.
Mais il semble que ce soit surtout par action locale que les substances antiseptiques puissent agir sur les lésions tuberculeuses. Aussi a-t-on proposé de les injecter dans le poumon même, au niveau des lésions, c’est-à-dire au sommet, et dans les cavernes. On a injecté notamment du sublimé (Gouguenheim), du naphtol camphré (Fernet).
On a même été jusqu’à traiter les lésions pulmonaires à la façon des tuberculoses chirurgicales. On a fait le drainage et le lavage des cavernes ; on a mis à jour les lésions par la pneumotomie et pansé antiseptiquement les ulcérations du parenchyme. Enfin on a pratiqué des opérations plus radicales encore et l’on a réséqué le sommet malade par la pneumectomie. Ces tentatives hardies n’ont pas toujours été couronnées de succès et le traitement chirurgical du poumon tuberculeux