‹ Manuel de médecine (volume 2)Chapitre 81 sur 104 · LES · texte numérisé non relu

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le streptocoque est associé au pneumocoque, il ne faut plus compter sur la bénignité relative des épanchements pneumococciques et agir comme nous venons de l'indiquer pour la pleurésie à streptocoques.

Lorsque chez des tuberculeux il y a suppuration pleurale produite par ce dernier agent, on peut et on doit même pratiquer la pleurotomie.

Dans les pleurésies gangréneuses et putrides, il faut ntervenir très énergiquement. L'ouverture de la plèvre doit être large, suffisante pour permettre l’évacuation des masses gangréneuses qui flottent dans le liquide purulent et de toutes celles qui vont se détacher du poumon pendant les jours qui suivent l’opération. Les lavages antiseptiques sont indispensables au moment de l'intervention et longtemps après (sublimé ou chlorure de zinc).

Dans la véritable pleurésie tuberculeuse, celle que l’on a baptisée du nom d’abcès froid pleural, l'intervention diffère un peu des précédentes. Si l'assimilation de l’abcès pleural avec labcès froid ordinaire est vraie au point de vue anatomo-pathologique et clinique, elle cesse de l’être au point de vue thérapeutique. Car, si l’on peut atteindre le véritable abcès froid dans toutes ses parties, le gratter et le curetter, il paraît bien difficile d'agir de même pour l’empyème. La pleurotomie ne donne guère de bons résultats, car elle ne peut être faite que tardivement et seulement à la période où le liquide est bien purulent (et nous savons que l’épanchement met souvent un long temps avant de passer à la purulence); l’opération laisse, de plus, après elle, une fistule chronique qui demanderait à son tour une nouvelle intervention, l’opération d’Estlander, laquelle mène presque sûrement à la mort en pareil cas. On est donc borné à utiliser seulement les poncetions simples, qui ne sont d’ailleurs répétées qu’à des intervalles éloignés et qui parviennent à soulager le malade pendant une longue période. Il n’y a presque rien à attendre des ponctions suivies d’injections modificatrices ; en tout cas, elles ne semblent pas encore avoir fait leurs preuves.

Parmi les pleurésies enkystées, lempyème costo-pulmonaire, facilement accessible, est justiciable de la pleurotomie; mais les autres variétés ne peuvent guère être traitées par cette opération. En effet, le traitement de la pleurésie purulente poursuit toujours deux objectifs : l’évacuation du pus et la désinfection du foyer morbide. Or, pour que la collection purulente puisse être convenablement vidée et lavée par le procédé des ponctions, il faut qu’elle soit circonscrite et limitée, de manière à figurer une sorte de kyste, dans lequel l'aspiration pourra s’exercer librement et dans lequel l'injection pourra déterger toutes les parties de la paroï. Il est donc toute une catégorie de faits où l’on peut employer le procédé des ponctions

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